LeBriefdu 8 décembre 2022
Telegram permet de s’inscrire sans son numéro personnel

La fonction était d’autant plus attendue que l’application permet, depuis presque le début, de communiquer aux autres personnes un pseudonyme plutôt que son numéro pour se rejoindre sur le service.

Cependant, l’inscription ne passe pas par un pseudo. Elle se base sur la plateforme Fragment, qui permet d’acheter un numéro anonyme. Si on ne souhaite pas payer, on obtient un numéro aléatoire, ce qui est rarement un problème.

Dans le même ordre d’idée, Telegram peut gérer un code QR temporaire permettant de démarrer une conversation dans l’application sans avoir à donner son pseudo ou son numéro.

On reste dans la vie privée avec la possibilité désormais de supprimer automatiquement l’intégralité des conversations, une fois un certain temps écoulé. Puisque les conversations peuvent être effacées des deux côtés depuis 2013, cette fonction entrainera aussi la suppression des échanges chez les correspondants.

Ajoutons que Telegram propose un nouveau filtre anti-spam aux groupes comptant au moins 200 personnes, revoit le panneau Stockage sur Android, permet la recherche d’emoji sur iOS ou encore des emojis personnalisés supplémentaires pour les abonnés Premium.

Des pirates d'État iraniens s'emparent des comptes de trois experts internationaux

« Au moins » 18 « activistes, journalistes, chercheurs, universitaires, diplomates et personnalités politiques de haut niveau travaillant sur les questions du Moyen-Orient » ont été la cible du groupe iranien APT42, dont le journaliste Pierre Alonso (spécialiste de l'Iran) de Libération.

L'ONG Human Rights Watch révèle en effet qu'ils ont été visés par une campagne de spear phishing (hameçonnage ciblé) sur WhatsApp censé émaner d'un think tank basé au Liban, et les invitant à cliquer sur un lien pour assister à une conférence.

L’opération aurait fait au moins trois victimes : « un correspondant d’un grand journal américain, une défenseuse des droits des femmes basée dans la région du Golfe et Nicholas Noe, un consultant travaillant pour Refugees International au Liban ». 

APT42 aurait ainsi pu accéder à leurs e-mails, données dans le cloud, calendriers et contacts, via leurs comptes Microsoft, Yahoo ou Google, ainsi que l'historique des recherches en ligne, de la géolocalisation et des informations de paiement d'un compte Google.

Chrome intègre des raccourcis de recherche dans sa barre d’adresses

C’est un ajout simple et efficace que vient de réaliser Google dans son navigateur. Un mécanisme permet en effet d’orienter précisément la recherche dans les favoris, l’historique ou les onglets.

Pour ce faire, il suffit d’écrire @favoris, @historique ou @onglets dans la barre, suivi d’Espace ou Tab. Le navigateur change alors de mode, la recherche écrite ensuite se lançant uniquement dans le périmètre ainsi défini.

Chrome intègre un autre type de raccourci, qu’il faudra définir dans les options, via Moteur de recherche -> Gérer les moteurs de recherche et la recherche sur les sites. On peut créer des raccourcis pour n’importe quel site, permettent de centrer la recherche sur ses pages.

Par exemple, un raccourci @nxi lancera une recherche dans nos articles. On peut faire la même chose avec @yt pour YouTube, @wk pour Wikipedia, et ainsi de suite.

Les publicités personnalisées sur Facebook, Instagram et WhatsApp déclarées illégalesCrédits : ymgerman/iStock

« Facebook, Instagram et WhatsApp ne peuvent plus diffuser de publicités personnalisées sans le consentement des utilisateurs », se félicite l'ONG noyb de Max Schrems, à l'origine de nombreuses plaintes contre les plateformes du groupe Meta.

Le Comité européen de la protection des données (CEPD) venait en effet d'annoncer avoir tranché le différend opposant l'autorité de protection des données irlandaise à plusieurs de ses homologues de l'UE (voire notre actualité), mais sans pour autant en dévoiler la teneur de ses décisions. Or, le Wall Street Journal révèle que le CEPD a bel et bien acté que « Meta ne pouvait pas forcer les utilisateurs à accepter des publicités personnalisées ». Ils doivent donc disposer d'une option de consentement oui/non.

« Au lieu de proposer une option oui/non pour les publicités personnalisées, ils ont simplement déplacé la clause de consentement dans les conditions générales, déplore Max Schrems. « Ce n'est pas seulement injuste, mais clairement illégal. Nous n'avons pas connaissance d'une autre entreprise qui a essayé d'ignorer le RGPD d'une manière aussi arrogante ».

Lorsque le RGPD est entré en vigueur dans l'UE en mai 2018, explique noyb, Meta Ireland Ltd « a cru pouvoir "contourner" l'obligation d'obtenir le consentement des utilisateurs (opt-in), en ajoutant simplement une disposition dans les conditions générales ». 

Ce pourquoi noyb avait alors déposé des plaintes auprès des autorités de protection des données (APD) concernées. Quatre ans et demi plus tard, le CEPD a jugé illégal ce prétendu « contournement », mais également rejeté l'avis de la Commission irlandaise de protection des données (DPC) qui s'était précédemment rangée du côté de Meta.

noyb précise que la décision de l'EDPB n'interdit pas d'autres formes de publicité (comme les publicités contextuelles, basées sur le contenu d'une page) : 

« La décision signifie que Meta doit permettre aux utilisateurs de disposer d'une version de toutes les applications qui n'utilise pas de données personnelles pour les publicités. La décision permettrait toujours à Meta d'utiliser des données non personnelles (telles que le contenu d'un historique) pour personnaliser les publicités ou de demander aux utilisateurs leur consentement aux publicités via une option oui/non. »

noyb souligne que « si cette mesure limitera considérablement les bénéfices de Meta dans l'UE, elle n'interdira pas totalement les publicités. Au contraire, la décision mettra Meta au même niveau que d'autres sites web ou applications, qui doivent offrir une option oui/non aux utilisateurs ».

L'AFP rappelle que le gendarme irlandais avait déjà condamné Meta en septembre à une amende de 405 millions d'euros pour des manquements dans le traitement des données de mineurs, et en novembre à hauteur de 265 millions d'euros pour ne pas avoir protégé suffisamment les données de ses utilisateurs.

Proton Drive a ses applications mobiles

Lors du lancement de Proton Drive, parmi les nombreuses carences que nous avions soulignées, figurait en bonne place l’absence d’applications mobiles. Plus de deux mois après, elles sont là.

Toutes les fonctionnalités classiques sont présentes. Les données et métadonnées gardent leur chiffrement de bout en bout, faisant la réputation de Proton. Il est quand même possible de partager ses fichiers avec d’autres personnes n’utilisant pas Proton.

La fonction passe par des liens temporaires, dont on peut définir la date d’expiration. L’accès peut être révoqué à n’importe quel moment, et on peut lui adjoindre un mot de passe.

Les forfaits n’ont pas changé : le compte gratuit fournit 1 Go, la formule à 3,99 euros en propose 200, tandis que le forfait Unlimited – qui porte mal son nom – en octroie 500.

Le Congrès américain abandonne un projet de loi sur les médias après les menaces de Meta

Selon Business Insider, le congrès américain a cédé aux pressions de Meta et a abandonné son projet de loi nommé « Journalism Competition and Preservation Act ».

Lundi, des médias américains comme CNN reportaient les menaces de Meta (la maison mère de Facebook, Instagram et Whatsapp) contre le vote de ce projet de loi qui prévoyait de créer une exemption de quatre ans dans le cadre de la loi antitrust américaine permettant aux médias de négocier collectivement avec les plateformes de réseaux sociaux pour obtenir une part plus importante des recettes publicitaires en échange de leurs contenus d'informations.

Meta menaçait tout simplement de supprimer de ses plateformes tous les contenus venant de sites d'informations : « Si le Congrès adopte un projet de loi irréfléchi sur le journalisme dans le cadre de la législation sur la sécurité nationale », tweetait Andy Stone, porte-parole de Meta, « nous serions obligés d'envisager de retirer complètement les informations de notre plateforme plutôt que de nous soumettre à des négociations mandatées par le gouvernement qui, de façon injuste, ne tiennent pas compte de la valeur que nous apportons aux médias en augmentant leur trafic et leurs abonnements ».

Vivaldi 5.6 intègre Mastodon

Mastodon a largement gagné en visibilité depuis qu’Elon Musk est arrivé à la tête de Twitter, alimentant de nombreuses polémiques. Vivaldi a décidé de l’intégrer dans la dernière version de son navigateur.

La mouture 5.6 présente un nouveau panneau latéral dédié au réseau social. Vivaldi possède d’ailleurs sa propre instance Mastodon, nommée Vivaldi Social. C’est elle que l’on retrouve dans le panneau, le navigateur devenant de fait un client Mastodon. 

Vivaldi assure que l’on peut discuter avec n’importe quelle autre personne sur Mastodon. L’éditeur précise que l’on peut utiliser n’importe quelle autre instance Mastodon, par exemple si l’on est inscrit ailleurs ou que l’on ne tient pas à passer par Vivaldi Social. Pour ce dernier, la connexion passe par le compte Vivaldi (celui créé pour activer la synchronisation des données dans le navigateur).

Parmi les autres nouveautés de cette version 5.6, signalons une modernisation des réglages, avec notamment des icônes modernisées pour la barre latérale. On peut également épingler les piles d’onglets, venant combler une étrange absence de cette fonction. Enfin, le moteur de recherche YOU est disponible, mais seulement aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne et au Canada.

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