LeBriefdu 28 novembre 2022
Mediapart fixé sur sa censure mercredi, Next INpact passe au Tribunal judiciaire de Paris aujourd’hui

Vendredi 18 novembre, la justice ordonnait à Médiapart de ne pas publier une enquête concernant le maire de Saint-Étienne, Gaël Perdriau. Vendredi dernier, nos confrères étaient au tribunal judiciaire de Paris pour une audience contre cette censure préalable.

Ils demandaient en urgence à la justice de revenir sur sa décision. Un live-tweet est disponible par ici. À l’issue de l'audience, l’affaire a été mise en délibéré, le verdict est attendu pour mercredi 30 novembre à 15h.

Edwy Plenel ne décolère pas : « Il a fallu cinq minutes au tribunal de Paris pour ordonner la censure préalable d’un article de Mediapart. À l’issue de trois heures d’audience, nous venons d’apprendre qu’il lui faut cinq jours pour décider s’il donne droit à notre demande d’annulation. Douze jours de censure ! ».

De notre côté, nous avons rendez-vous aujourd’hui au Tribunal judiciaire de Paris. Avisa Partners nous avait pour rappel demandé de retirer l’article « Fakir et Mediapart révèlent une entreprise (française) de désinformation massive » car il « porte atteinte à l’honneur et à la réputation de Avisa Partners ». Cette dernière demande 10 000 euros en réparation du préjudice qu’elle aurait subi, et 5 000 euros au titre de l’article 475-1 du Code de procédure pénale. Nous vous tiendrons évidemment informé des suites.

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Twitter introduira des marques de vérification de plusieurs couleurs

La nouvelle formule Blue n’a pas eu les résultats escomptés. Obtenir la fameuse marque bleue contre un abonnement a ouvert la porte à de vastes problèmes de faux profils, profitant du statut « vérifié » pour publier nombre de messages plus ou moins humoristiques. Cependant, la crainte des arnaques était on ne peut plus réelle.

Elon Musk, réalisant manifestement que l’ancien système avait tout de même quelque mérite, a annoncé dans un tweet que plusieurs couleurs pour les badges seraient introduites vendredi prochain, si tout allait bien.

On aurait donc des badges dorés pour les entreprise, des badges gris pour les gouvernements et des badges bleus pour les individus. Les identités seront vérifiées avant d’accorder ces marques, pour réinstaurer un peu de confiance dans tout ce bazar. Une vérification que Musk a confirmée en réponse à un message de CryptoKing.

Et comme la situation commençait à s’éclaircir, il semble que les personnes dont les identités auront été vérifiées auront exactement le même badge que les personnes ayant déboursé les 8 dollars par mois de l’abonnement Blue. Interrogé sur la confusion qu’une telle similarité entraînerait, Musk a simplement répondu que les imitations d’autres personnes seront réprimées.

OVHcloud lève 200 millions d'euros auprès de la BEI pour « ses investissements en Europe »

Ce premier financement de la BEI au profit d’un pure player du cloud « a pour vocation d’accompagner le Groupe dans son expansion en Europe, où il se positionne comme le promoteur d’un écosystème cloud ouvert, réversible, transparent et fédérateur tout en promouvant la pleine et entière souveraineté des données des utilisateurs », explique le roubaisien

La société prévoit d‘ouvrir 15 nouveaux datacenters d’ici fin 2024, dont 10 en Europe. 

CERN : « nous devons réfléchir au véritable sens du mot "libre" et à ses limites »Crédits : CERN

Dans un article intitulé « Sécurité informatique : des logiciels pas si gratuits », l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire rappelle que, dans un environnement de recherche ouvert, « l'utilisation d'outils et de logiciels commerciaux libres et open source (freemium and open source software – FOSS) n'a rien d'inhabituel ».

« Beaucoup de logiciels sont proposés au CERN sans contrepartie et pas seulement des FOSS. Mais n'y a-t-il vraiment aucune contrepartie ? De nombreux fournisseurs de logiciels offrent un téléchargement gratuit et utilisent des stratagèmes pour promouvoir leur produit, attirer plus d'utilisateurs et augmenter leur part de marché. Comme d'habitude, le diable se cache dans les détails. En l'occurrence, dans les conditions de licence », ajoute le CERN.

Quelques exemples sont donnés : Teamviewer qui « propose un téléchargement "gratuit pour un usage personnel" », Slack utilisable gratuitement par de « petites » équipes, chez Adobe « une partie de son catalogue de logiciels Creative Cloud, accessible gratuitement, n'est désormais plus disponible »

À propos de Slack, l’Organisation lance un appel : « la prochaine fois que vous utiliserez votre adresse électronique CERN pour vous inscrire sur Slack, demandez-vous si vous êtes aussi prêts à fournir un code budgétaire pour contribuer à l'achat de la licence ».

Enfin, dernier point : « le CERN a déjà été contacté par une entreprise externe au sujet de l'utilisation des polices d'écriture de celle-ci, soumises au droit d'auteur. Le contrat de licence était assez opaque et le problème s'est posé lors de la redistribution des polices, utilisées dans une application ou publiées sur un site web/une application web. Curieusement, ces polices ont été distribuées par défaut avec un certain nombre de systèmes d'exploitation différents, dont l'environnement de développement d'applications Oculus "Unity" ».

Palm et Palm Pilot débarquent sur Internet Archive plus de 500 applications et jeux

Cette annonce a été faite par l’archiviste Jason Scott, comme le rapporte The Verge. Il précise que le développement de l’émulateur de Palm OS a pris six mois environ.

Internet Archive propose ainsi 229 applications, 120 jeux, 110 Widgets et 104 applications « trialware » ou « limited shareware » nécessitant de payer pour débloquer ou continuer à accéder à des fonctionnalités. 

Le supercalculateur européen Leonardo est presque prêt

Le monstre s’apprête à devenir le deuxième plus gros supercalculateur en Europe, après LUMI en Finlande, et le quatrième au monde, après Frontier aux États-Unis et son dauphin, Fugaku au Japon. Nous l'évoquions récemment dans notre article consacré aux supercalculateurs européens.

Leonardo a été développé par Atos, en partenariat avec NVIDIA. Il totalise 3 500 processeurs Xeon, 14 000 GPU A100 de NVIDIA, comporte 4 992 nœuds de calculs Ice Lake d’Intel, 100 Po de stockage, pour une puissance globale de 249 PFLOPS à terme, et de 175 PFLOPS pour l’instant.

Sa construction s’est faite dans le cadre de l’initiative European High Performance Computing Joint Undertaking (EuroHPC JU), un projet d’infrastructure mutualisée de calcul intensif dont l’objectif est d’atteindre l’exascale, autrement dit l’obtention d’un supercalculateur exaflopique. 

Leonardo a bénéficié d‘un cofinancement de l’Europe et de plusieurs États membres : Italie, Autriche, Grèce, Hongrie, Slovaquie et Slovénie. Le projet prévoit notamment de pouvoir faire évoluer sa puissance et ses capacités dans les années à venir, notamment en lien avec l’informatique quantique.

Leonardo, qui vient d’être livré à l’Italie par Atos, est hébergé et géré par le consortium universitaire Cineca. Un ordinateur quantique viendra se greffer à l’ensemble dans le courant de l’année prochaine, l’architecture de Leonardo, nommée MSA (Modular Supercomputing Architecture), permettant de tels échanges via un réseau câblé.

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