LeBriefdu 14 novembre 2022
Le CERN se prépare à réduire sa consommation et signe un accord avec EDFCrédits : CERN

L'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (ou CERN) a publié par le passé deux bilans de son empreinte écologique, avec des chiffres impressionnants à la clé. Face à la situation actuelle, elle avait déjà prévu des mesures d’économie supplémentaires : « L'arrêt technique de fin d'année 2022 (YETS) débutera le 28 novembre, soit deux semaines plus tôt que ce qui était initialement prévu, et l'exploitation du complexe d’accélérateurs sera réduite de 20 % en 2023 ».

Le CERN a signé, le 2 novembre, un accord avec EDF afin de mettre en place d'autres réductions d'énergie, si nécessaire : 

« Selon cet accord, EDF peut demander au CERN de réduire sa consommation électrique sur des périodes de 3 à 6 heures, une fois par jour, sous réserve d'un préavis de deux jours. Le CERN s'efforcera de répondre à ces demandes jusqu'à trois fois par semaine.

Ces réductions seront entièrement gérées par le Centre de contrôle du CERN et affecteront uniquement le complexe d’accélérateurs. Dans ce contexte, aucune action n'est attendue de la part du personnel du CERN. En fonction des circonstances en France, EDF pourrait, à très bref délai, arrêter d’approvisionner le CERN en électricité.

La situation n'est pas inédite ; il arrive parfois que le réseau du domaine bascule automatiquement, éventuellement après une courte interruption, sur un approvisionnement suisse, d'une capacité limitée ».

Mais l’Organisation se prépare également à un autre cas de figure jugé « improbable », mais pas forcément impossible : l’approvisionnement français et suisse serait coupé en même temps.

« En pareil cas, une alimentation d'urgence serait assurée par les groupes électrogènes du CERN pour les services essentiels, comme les systèmes de sûreté, le Centre de contrôle du CERN et une partie du Centre de données. Les réserves de gazole sur site permettent à ces groupes de fournir de l'énergie pendant deux jours, voire davantage en fonction des livraisons ».

Windows 11 : Microsoft reconnaît une baisse de performances dans certains jeux

On savait qu’il y avait un problème, sans que Microsoft l’ait pleinement reconnu. C’est désormais le cas : l’éditeur a complété sa liste des soucis connus pour y inclure le cas des jeux, tout du moins de certains jeux.

Microsoft ne donne pas plus de détails, dont les titres concernés. L’entreprise précise simplement que la mise à jour n’est plus déployée quand le mécanisme reconnaît une configuration pouvant présenter le problème.

On ne sait pas à l’heure actuelle ce qui pose problème. Initialement, il semblait y avoir des difficultés spécifiques avec les GPU de NVIDIA. Ce dernier a publié depuis plusieurs nouvelles versions de son pilote, sans que les machines concernées ne rencontrent d’amélioration. Selon le caméléon, les nouveaux outils de débogage GPU de Windows 11 faisaient des leurs.

Microsoft confirme quand même travailler sur une solution, qui sera disponible dans une future mise à jour, là encore sans plus d’informations. L’éditeur recommande de vérifier que tous les jeux sont bien à jour, tout en indiquant que la plupart reçoivent automatiquement les nouvelles versions via leurs boutiques respectives.

Dessine-moi l’intelligence artificielle

Le CEA propose une interview maison de François Terrier (directeur de recherche et du programme Intelligence artificielle du CEA-List) et Raphaël Granier de Cassagnac (auteur et directeur de la chaire Sciences et jeux vidéo de l’Ecole polytechnique) sur le thème de l’intelligence artificielle.

L’article commence par poser la question de la « définition de l'intelligence artificielle » puis de savoir si elle pourra un jour égaler les humains. Il est aussi évidemment question des biais ainsi que des questions éthiques et juridiques. 

Android : aux États-Unis, Spotify peut se passer de Google pour les paiements

Spotify est le premier éditeur à proposer un mode alternatif de paiement officiellement reconnu par Google aux États-Unis. Plusieurs entreprises ignoraient sciemment en effet depuis des années l’obligation de passer par les Billing Services de Google, qui impose – comme Apple sur iOS – que tous les paiements in-app passent par ses serveurs.

En mars, Google avait annoncé User Choice Billing, qui autorisait ouvertement les éditeurs à passer par un prestataire autre de paiement. Il s’agit alors d’un programme de test, dont Spotify était le premier partenaire. L’entreprise suédoise a d’ailleurs publié un billet pour annoncer la nouvelle.

En quoi cela consiste-t-il ? En un choix au moment de payer. On peut ainsi sélectionner Spotify ou Google, le premier ouvrant un nouveau panneau, dans lequel on peut payer par carte bancaire ou via Paypal.

Il faut cependant rappeler plusieurs points. D’une part, ce mécanisme existe déjà en Europe. Ensuite, et surtout, les économies ne sont pas énormes : pas question de se débarrasser des 15 à 30 % de commission, Google ne baisse les charges que de 4 % (3 % chez Apple). 

On se demande en fait si Spotify gagne réellement au change, car il faut payer le prestataire tiers de paiement. Mais il ne pourrait s'agir que de faire plier Apple et Google sur ce point, même si la marge consentie tient presque du symbolique.

Cela n'empêche en tout cas pas Spotify de claironner que Google a réalisé un « grand pas en avant », avant d'ajouter que « ce n’est que le début ».

La CNIL conseille aux supporters d’utiliser des téléphones prépayés avant de partir au Qatar

« Idéalement, voyagez avec un nouveau smartphone… ou un vieux téléphone réinitialisé » a répondu la CNIL à Politico qui lui demandait des conseils pour partir à la Coupe du Monde de Football au Qatar.

Effectivement, les supporters qui se rendent à la compétition vont devoir obligatoirement installer sur leurs téléphones l’application officielle de la Coupe du Monde Hayya et celle chargée du traçage du Covid au Qatar, Ehteraz. Elles peuvent accéder à de nombreuses données sur le smartphone sur lequel elles sont installées, les modifier ou les supprimer et peuvent passer des appels.

Si les supporters français n’ont pas de téléphone vide, la CNIL leur conseille d’installer les applications juste en arrivant et les supprimer dès le retour, de se connecter de façon très limitée à des services en ligne, de garder tout le temps leur smartphone avec eux et enfin d’utiliser un mot de passe fort.

Clap de fin pour les écrans Portal et les montres connectées chez Meta ?

Selon des sources concordantes et indépendantes de The Verge et de Reuters, ces deux projets seraient en effet abandonnés. 

Il y a quelques jours, Meta (maison mère de Facebook) a pour rappel annoncé pas moins de 11 000 licenciements, soit 13 % des effectifs. 

Cybercriminalité : l'Australie crée une unité composée de policiers et de hackers d'État

Clare O'Neil, la ministre australienne de l'Intérieur et de la cybersécurité, vient d'annoncer sur Twitter la création d'une force opérationnelle (taskforce) d'une centaine de membres émanant de la police fédérale et de l'ASD, la NSA australienne, explique The Guardian.

L'annonce intervient après plusieurs compromissions. En septembre, Optus, le second opérateur australien, avait en effet été victime d'un rançongiciel, puis en octobre, d'une seconde cyberattaque ayant compromis les données médicales de 9,7 millions de clients de Medibank, l'une des plus grosses mutuelles australiennes, par des pirates liés au gang de ransomware russophone REvil (pour « ransomware evil »).

Medibank ayant refusé de payer la rançon de 9,7 millions de dollars (1 dollar par client), le gang a commencé à mettre en ligne sur le darkweb des données révélant les problèmes d'addictions à la drogue d'une centaine de ses clients, suivie d'une liste de 300 de ses clientes ayant avorté ou subi une fausse couche, puis d'une troisième de 240 ayant été soignés pour alcoolisme.

Un Canado-Russe de 33 ans arrêté en Ontario pour sa contribution au rançongiciel LockBitCrédits : fergregory/iSotkc/Thinkstock

Les autorités américaines et européennes ont annoncé jeudi l’arrestation de Mikhail Vasiliev, un Russo-Canadien de 33 ans, « accusé d’être un acteur majeur d’une des organisations de rançongiciels les plus lucratives au monde », précise l'AFP. Lockbit est en effet connu pour s'être notamment attaqué à l'hôpital de Corbeil-Essonnes ou encore, plus récemment, à Thales.

« L’homme avait été arrêté le 26 octobre dans la province de l’Ontario au Canada, à la suite d’une enquête menée par la Gendarmerie nationale française avec le soutien d’Europol, de la Gendarmerie royale du Canada et du FBI, a ajouté Europol dans son communiqué. »

Ledit communiqué, que nous avions reçu mais qui a depuis été effacé, sans explication, précisait que son arrestation faisait suite à une opération en Ukraine au mois d’octobre ayant permis l’arrestation de deux complices en Ukraine, « à la suite d'une enquête complexe menée par la Gendarmerie nationale française, avec le soutien d'Europol, du Federal Bureau of Investigation (FBI) américain et de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) » : 

« Des enquêteurs de la Gendarmerie française, du FBI américain et du Centre européen de lutte contre la cybercriminalité (EC3) d'Europol ont été déployés en Ontario pour mener conjointement des mesures d'enquête avec les autorités policières canadiennes. »

Selon Europol, les policiers canadiens ont saisi « deux armes à feu, huit ordinateurs et 32 disques durs externes », ainsi que l’équivalent de près de 550 000 dollars en cryptomonnaies chez le prévenu, précise La Presse.

S’il est extradé aux États-Unis, Vasiliev risque jusqu’à cinq ans de prison et une amende maximale de 250 000 dollars pour une « conspiration afin d’endommager intentionnellement des ordinateurs protégés et transmettre des demandes de rançon », précise le département de la Justice des États-Unis.

Étrangement, les deux communiqués du département de la Justice américaine ne mentionnent ni la collaboration d'Europol, ni celle de la gendarmerie française.

« Depuis sa première apparition, LockBit a été déployé contre au moins 1 000 victimes aux États-Unis et dans le monde. Les membres de LockBit ont fait au moins 100 millions de dollars en demandes de rançon et ont extorqué des dizaines de millions de dollars de rançons à leurs victimes », précise le département de la Justice, qui souligne que le FBI enquête à son sujet depuis 2020.

Une alliance japonaise pour la nouvelle génération de puces

Rapidus, c’est le nom de l’alliance créée entre Toyota, Sony et les spécialistes japonais des puces électroniques SoftBank, Kioxia et Tokyo Electron explique le Wall Street Journal. En retard sur ses concurrents, le Japon veut revenir dans la course avec cet accord prévu pour fabriquer les semi-conducteurs de la fin de la décennie 2020 pensés pour l’intelligence artificielle et la conduite autonome.

Chaque partenaire apporte au pot sept millions de dollars et le gouvernement japonais a promis une subvention de 500 millions de dollars pour soutenir cette union. Le Japon, ancien leader mondial du secteur, voit sa dépendance sur ce secteur comme un problème de sécurité nationale et une difficulté pour son industrie.

Ce premier investissement dans Rapidus reste, pourtant, en deçà des dizaines de milliards investis chaque année par les géants du marché comme le Taïwanais TSMC.

La navette X-37B « secret défense » de l’US Air Force de retour sur Terre après deux ans et demi

Elle avait décollé en mai 2020 à bord d’une fusée Atlas V puis est resté dans l’espace à faire on ne sait quoi, secret défense oblige. C’était la sixième mission de X-37B, qui embarquait cette fois-ci la charge utile Falcon Sat-8 composée de cinq petits modules. X-37B ressemble pour rappel à un modèle réduit de l’ancienne navette spatiale américaine.

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