LeBriefdu 8 novembre 2022
Refuser de déverrouiller son téléphone portable « peut constituer un délit »Crédits : MoreISO/iStock

Le refus de communiquer le code de déverrouillage d’un téléphone portable peut constituer un délit, vient de statuer la Cour de cassation, considérant que ce code est bien une « clé de déchiffrement ».

Elle invalide les précédents jugements du tribunal correctionnel de Lille, puis de la cour d’appel de Douai, rappelle Le Monde, qui avaient jugé que le code n’était pas une « convention de déchiffrement », car il ne servait pas à déchiffrer des données, « mais uniquement à débloquer un écran d’accueil permettant d’accéder aux données contenues dans l’appareil ».

Or, explique la Cour de cassation, lorsqu’un téléphone portable est équipé d’un « moyen de cryptologie », le code de déverrouillage de son écran d’accueil peut constituer une « clé de déchiffrement » si l’activation de ce code a pour effet de mettre au clair les données chiffrées que l’appareil contient ou auxquelles il donne accès : 

« Dès lors, si un téléphone portable doté de ces caractéristiques techniques - comme c’est le cas aujourd’hui de la plupart des téléphones portables -  est susceptible d’avoir été utilisé pour la préparation ou la commission d’un crime ou d’un délit, son détenteur, qui aura été informé des conséquences pénales d’un refus, est tenu de donner aux enquêteurs le code de déverrouillage de l’écran d’accueil. »

Sur Twitter, l’officier de gendarmerie et doctorant en droit et sciences criminelles Matthieu Audibert revient dans un thread sur cette décision qu'il qualifie de « prévisible », tout en rappelant que la bataille judiciaire n'est pas finie :  « Dernière question en suspens: s'agit-il d'une atteinte au droit de ne pas s'auto incriminer ? Pour le Conseil constitutionnel et la Cour de cassation ce n'est pas le cas. La CEDH est saisie. »

Meta annoncerait des milliers de licenciements cette semaine

Selon le Wall Street Journal, Meta se préparerait à une vague massive de licenciements, au moins aussi importante que celle de Twitter. Des milliers de personnes seraient ainsi débarquées pour éviter que le bateau ne prenne l’eau.

Si confirmée, la nouvelle n’en sera pas pour autant étonnante. En septembre, l’entreprise avait annoncé une réorganisation agressive de sa structure, et même si des licenciements n’avaient pas été confirmés, ils étaient à craindre.

Devialet se lance sur les enceintes portables avec la Mania

Le constructeur français vient de lancer sa première enceinte portable, la Mania. Elle intègre bon nombre des technologies maison, notamment les deux woofers latéraux de la Phantom, ainsi que l’Active Stereo Calibration, qui « cartographie » l’espace environnant pour adapter le rendu sonore.

C’est une enceinte Hi-Fi diffusant le son à 360°. Elle intègre six haut-parleurs, dont les fameux woofers sur les côtés (dans des orientations inversées) et quatre haut-parleurs à large bande sur le dessus, orientés dans quatre directions. L’ASC entre en piste pendant l’écoute, les micros présents analysant le son envoyé par l’enceinte, mais surtout les échos reçus de l’environnement.

Cette enceinte, vendue 790 euros et certifiée IPX4 (résistante aux éclaboussures), dispose d’une batterie de 3 200 mAh devant assurer une autonomie de 10 heures. Elle peut être connectée en Bluetooth 5.0 ou Wi-Fi, et est compatible Spotify Connect et Airplay 2, ce qui est un peu mince. La configuration se fait à travers l’application Devialet.

Une édition « Opéra de Paris » est également disponible pour 990 euros. Elle y gagne quelques dorures et surtout la station de recharge sans fil, vendue séparément sinon.

Twitter demande à certaines personnes licenciées de revenirCrédits : scyther5/iStock/Thinkstock

Vendredi dernier, on apprenait que la grande vague de licenciements avait commencé chez Twitter. Selon plusieurs sources, la ligne était dure : la moitié des employés allait ainsi être éjectée.

Ironie de l’histoire, et selon Bloomberg, l’entreprise demande désormais à certaines personnes de venir reprendre leur poste. Il semblerait que nombre d’entre elles aient été licenciées avant que leurs compétences aient été soigneusement passées en revue.

Politico relève de son côté que la purge a même affecté plusieurs lobbyistes de Twitter, à Bruxelles, aux États-Unis, au Canada et en Inde. Un choix brocardé par Audrey Herblin-Stoop, l’ancienne représentante de Twitter auprès des institutions politiques françaises, russes et ukrainiennes, qui tweete que « se débarrasser des personnes en charge des politiques publiques lorsque l’on prétend faire de la "vraie liberté d’expression" est la démarche la plus stupide qui soit ».

La situation est floue depuis vendredi, mais si l’on en croit certaines sources, dont MoneyControl, elle est complexe pour les 3 700 personnes environ restant après la vague de licenciements.

Elon Musk presserait ainsi les équipes à publier de nouvelles fonctions, certains employés devant dormir sur place, comme dans les pires périodes de « crunch » des studios de jeux vidéo. La priorité serait donnée à la nouvelle formule Blue à 8 dollars, qui permet entre autres de certifier un compte.

On sait également que les revenus publicitaires de la plateforme ont chuté drastiquement, comme confirmé par un Musk en colère : « Twitter a eu une chute massive dans ses revenus [publicitaires], à cause de groupes d’activistes mettant la pression sur les annonceurs, alors même que rien n’a changé dans la modération des contenus et que nous avons fait tout ce que nous pouvions pour apaiser les activistes ».

Batterie : Verkor lève plus de 250 millions d‘euros pour son centre d’innovation à Grenoble

Ce centre est constitué « d’un bâtiment de 15 000 m² comprenant un laboratoire de R&D pour la conception de batteries performantes, une ligne pilote intelligente d’une capacité de 150 MWh/an et un centre de formation pour répondre au besoin croissant de main-d’œuvre spécialisée dans le secteur des batteries ». La construction est en cours, la finalisation est prévue pour le premier semestre 2023. 

Pour l'inauguration de son laboratoire de R&D, la société lève plus de 250 millions d’euros, dont 49 millions de la Banque Européenne d’Investissement et 51 millions de Bpifrance Assurance Export. Tous les détails se trouvent dans ce document (pdf).

Reconnaissance faciale : plus de 15 000 caméras biométriques surveilleront la Coupe du monde de foot

Plus de 15 000 caméras biométriques surveilleront la Coupe du monde de foot 2022 dans les huit stades et les rues de Doha au Qatar, relève Siècle digital.

Pour Niyas Abdulrahiman, responsable des technologies de l'événement mondial, « ce que vous voyez ici, c'est l'avenir de l'exploitation des stades. Une nouvelle norme, une nouvelle tendance dans l'exploitation des sites, c'est la contribution du Qatar au monde du sport ».

Notre confrère note cela dit que d'autres stades, au Danemark, aux Pays-Bas ou en Espagne, s'en servent pour vérifier les billets et permettre d'accéder à des stades, et que le FC Metz a quant à lui « brièvement expérimenté un dispositif de reconnaissance faciale pour identifier les supporters interdits d'accès au stade Saint-Symphorien ».

Une expérience similaire lors de la finale de la Ligue des champions 2017 à Cardiff avait cela dit identifié par erreur « plus de 2 000 personnes comme de possibles criminels ». Ce qui n'a pas empêché le retour de cette technologie dans plusieurs stades anglais.

Elon Musk appelle à voter « pour un Congrès républicain, vu que la présidence est démocrate »Crédits : TED conference 2017

« Le partage du pouvoir limite les pires excès, donc je recommande de voter pour un Congrès républicain, étant donné que la présidence est démocrate », a tweeté Elon Musk à ses 115 millions de followers à la veille des élections de mi-mandat aux États-Unis, relève l'AFP. 

Elon Musk a précisé qu'il s'adressait aux « électeurs indépendants d'esprit », les seuls à même selon lui de faire basculer les majorités au Congrès, précise France Info : « Les démocrates ou les républicains purs et durs ne votent jamais pour l’autre bord, donc les électeurs indépendants sont ceux qui décident réellement qui est en charge. »

Musk écrivait pourtant en avril dernier que « pour que Twitter mérite la confiance du public, il doit être politiquement neutre, ce qui signifie bouleverser l’extrême droite et l’extrême gauche de manière égale », souligne l'AFP : 

« Lors de ce scrutin organisé ce mardi, qui représente le premier test du nouveau Twitter sous Musk, le pays est appelé à renouveler l’ensemble de la Chambre des représentants et un tiers du Sénat. Toute une série de postes d’élus locaux, notamment de gouverneurs ou procureurs, sont également en jeu. Dans une Amérique presque coupée en deux, le président démocrate Joe Biden est menacé par une vague des républicains et le possible retour de Donald Trump. »

« Jusqu'ici, les patrons des géants de la technologie évitaient soigneusement de prendre parti politiquement », souligne RFI, alors qu’il « vient d'acquérir et qu'il est en train de restructurer à la hussarde en se séparant de la moitié du personnel, notamment des employés chargés de la modération des contenus » : 

« Elon Musk, lui, n'a jamais caché ses préférences et ses critiques contre les idées plus à gauche que les siennes, au risque de donner une vraie orientation politique à une plateforme dont il souhaite faire une vraie place publique numérique mondiale. »

Le patron des fermes à trolls russes et du groupe Wagner revendique ses interférences aux USA

Mise à jour du 10 novembre 2022 : nous avons ajouté des précisions concernant les propos de Prigojine, qui pourraient être sarcastiques.


« Nous avons interféré [dans les élections américaines, ndlr], nous interférons et nous continuerons à interférer. Soigneusement, précisément, chirurgicalement et à notre manière, comme nous savons le faire », a déclaré l'homme d'affaires russe Evgueni Prigojine, à la tête de l'armée privée russe de mercenaires Wagner Group, rapporte l'agence Reuters :

« Prigojine, qui est souvent qualifié de "chef de Poutine" parce que sa société de restauration gère des contrats avec le Kremlin, a été officiellement accusé de parrainer des "fermes de trolls" basées en Russie qui cherchent à influencer la politique américaine. »

CNN, de son côté, précise qu'« il n'était pas immédiatement clair à quel point Prigojine était sérieux dans ses commentaires, qui semblaient avoir été faits de manière quelque peu sarcastique ». La source primaire de la citation renvoyait en effet à une comédie russe se moquant ouvertement des accusations visant lesdites fermes à trolls et interférences russes dans les élections US, laissant entendre que la réponse de Prigojine était bien sarcastique.

L'homme d'affaires, qui fait l'objet de sanctions américaines, britanniques et européennes, avait aussi été visé par un appel du département d'État américain en juillet dernier, qui offrait une récompense pouvant aller jusqu'à 10 millions de dollars pour des informations relatives à son « engagement dans l'ingérence électorale américaine ».

Suite à la contre-offensive réussie de l'Ukraine dans la région de Kharkiv, Prigojine avait publié une déclaration appelant à ce que les commandants militaires russes soient dépouillés de leurs médailles et « envoyés avec des armes d'assaut pieds nus au front ».

Une vidéo le montrant haranguer des prisonniers russes à s'engager dans son armée de mercenaires en échange de leur amnistie avait depuis circulé sur les réseaux sociaux. Il a aussi ouvert un centre de technologie de défense à Saint-Pétersbourg, « une étape supplémentaire de Prigojine pour mettre en valeur ses références militaires », note Reuters.

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