LeBriefdu 24 octobre 2022
Les États-Unis bloquent les exportations de semi-conducteurs et de puces vers la ChineCrédits : Rawf8/iStock

« Les États-Unis déclarent la guerre technologique à la Chine », titre Mediapart au sujet de la récente série d'interdictions de l'administration Biden visant les exportations de semi-conducteurs et de puces de haute performance, qui font suite aux contre-mesures ciblant le groupe de télécommunications chinois Huawei : 

« Interdiction d’exporter toutes les puces pouvant être utilisées pour l’intelligence artificielle, la défense et les ordinateurs de haute performance, contrôle accru sur les ventes d’équipements permettant de fabriquer des semi-conducteurs, interdiction de toute coopération dans ces domaines avec la Chine… : jamais l’administration américaine n’avait pris des mesures aussi fortes contre Pékin. »

« Dans les faits, cela revient à interdire à toute société américaine ou non américaine de fournir des groupes chinois en équipement ou en logiciel qui comprendrait des technologies américaines », relève le Financial Times.

Les pénuries de puces apparues dans la foulée des confinements auraient en effet permis à l'administration américaine de prendre conscience de la « vulnérabilité stratégique du pays dans le secteur clé des semi-conducteurs ». Et ce, alors que « dès 2016, le gouvernement chinois s’est fixé comme ambition de devenir autosuffisant dans les semi-conducteurs ». Or, « 90 % des puces les plus performantes, celles de 5 nm, proviennent de Taïwan », que la Chine convoite mais que les États-Unis soutiennent : 

« Car si Pékin a mené depuis plus d’une décennie une politique pour s’assurer un quasi-monopole mondial sur les terres rares, ces minerais indispensables à toutes les fabrications de composants électroniques, il n’a jamais réussi à dominer le domaine des semi-conducteurs. Chaque année, la Chine doit importer 80 % des composants électroniques nécessaires à ces industries. Ces importations représentaient en 2019 plus de 200 milliards de dollars, plus que ses dépenses de pétrole. »

La ministre de l’économie taïwanaise, de son côté, voit les semi-conducteurs comme « une industrie clé pour Taïwan, non seulement du point de vue du développement économique mais aussi comme garantie de sécurité », et ce « tant à l’égard des États-Unis que de la Chine », alors que Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC), considéré comme « le centre du monde des semi-conducteurs », en est le numéro un mondial, et que « 90 % des puces les plus performantes, celles de 5 nm, proviennent de Taïwan ».

L’administration Biden a en outre « fait voter en début d’année un plan de 52 milliards de dollars pour aider les groupes américains à se réimplanter sur le territoire national et à développer des puces de plus en plus performantes ». Plusieurs fabricants ont déjà fait des annonces dans la lignée de ce plan, notamment Intel et Micron.

Google News Showcase débarque en France

Selon le géant du Net, ce service permet aux éditeurs de presse « d’avoir plus d’options pour diffuser l’actualité et rediriger leurs lecteurs vers les articles complets sur leurs sites Internet ». 

Cela prend la forme de panneaux d’actualité que l’on retrouve dans Google Actualités et Discover (Android et iOS). Google revendique « plus de 65 éditeurs représentant plus de 130 publications » pour ce lancement dans l’Hexagone.

« Nous rémunérons les éditeurs de presse participants pour qu’ils donnent aux lecteurs l’accès à une quantité limitée de leur contenu payant », ajoute le moteur de recherche.

La société affirme que c’est en « soutien à l’industrie de la presse en France ». Après des débuts compliqués, notamment avec des passages par la case justice, Google prenait des engagements sur les droits voisins des éditeurs et agences de presse. 

Utiliser Starlink comme GPS… sans autorisation de SpaceX ?

Des chercheurs de l’Université du Texas à Austin prétendent, dans un article en preprint (non évalué par leurs pairs), avoir réussi à faire de la rétro-ingénierie sur les signaux des satellites de Starlink.

Le MIT Technology Review explique qu’en 2020 Todd Humphreys et ses collègues ont proposé à SpaceX d’essayer de monter une alternative au GPS au cas où le système de géolocalisation aurait un problème. Certains dirigeants de l’entreprise étaient intéressés mais Elon Musk aurait lui-même décliné. Les chercheurs se sont quand même obstinés et aventurés dans une opération de rétro-ingénierie.

Après avoir acheté un simple terminal Starlink et lancé le streaming de vidéos YouTube haute-définition (des vidéos de Rafael Nadal selon le MIT Technology Review), ils se sont rendus compte que ces signaux étaient basés sur la technique de l’Orthogonal frequency-division multiplexing (OFDM) utilisée aussi bien par le Wi-Fi que par les réseaux mobiles (3G, 4G, 5G).

Sans chercher à casser le chiffrement, ils se sont concentrés sur d’éventuelles séquences de synchronisation. Bingo ! Et ces séquences donnent des informations sur la vitesse et la distance du satellite. Combinées avec celles sur les mouvements des satellites partagées publiquement par SpaceX pour réduire les risques de collision, ces données permettent, selon les chercheurs, de déterminer la position du récepteur à 30 mètres près.

Ils estiment être capables d’arriver à moins d’un mètre de précision si SpaceX leur communiquait des données plus précises.

Au Royaume-Uni, l’Ofcom joue avec le feu de la neutralité du NetCrédits : Kheng ho Toh/Hemera/Thinkstock

Le régulateur britannique explique que « la neutralité du Net a joué un rôle essentiel en permettant aux gens d'accéder au contenu et aux services qu'ils souhaitent, et aux diffuseurs de contenus et d'applications d'atteindre les clients en ligne ».

Or, « depuis la mise en place des règles actuelles en 2016, il y a eu des changements  significatifs dans le monde en ligne », l’Ofcom souhaite aujourd’hui « s'assurer que la neutralité du net continue de servir les intérêts de chacun », c’est-à-dire particuliers et professionnels.

Selina Chadha, directrice de la connectivité à l'Ofcom, n’y va pas par quatre chemins : 

« Les règles de neutralité du net limitent les activités des fournisseurs d’accès à Internet et pourraient restreindre leur capacité à développer de nouveaux services et à gérer leurs réseaux .

Nous voulons nous assurer qu'ils peuvent également innover, aux côtés de ceux qui développent de nouveaux contenus et services, et protéger leurs réseaux lorsque les niveaux de trafic pourraient les pousser à leurs limites.

Nous pensons que les consommateurs en bénéficieront ».

Plusieurs pistes sont lancées avec des forfaits Premium, des « services spécialisés », des mesures de gestion du trafic et du « zero-rating ». L’Ofcom demande au marché de lui faire des retours jusqu’au 13 janvier et, en fonction des commentaires, prévoit de publier sa décision et les nouvelles orientations à l’automne 2023.

YouTube Premium : des tarifs discrètement augmentés dans quelques pays, pas en France

C’est sans annonce ni fanfare que Google augmente actuellement les prix de son offre Premium pour YouTube, à la fois pour les individus et les familles, conséquence d’une inflation mordante dans de nombreux pays.

Le gros des hausses se fait sur les forfaits famille. Selon 9to5mac, quatre pays sont concernés pour l’instant : 

  • États-Unis : de 17,99 à 22,99 dollars
  • Canada : de 17,99 à 22,99 dollars canadiens
  • Argentine : de 179 à 699 pesos argentins
  • Royaume-Uni : de 17,99 à 19,99 livres

Les formules individuelles évoluent également dans certains pays, dont l’Argentine encore une fois dont le tarif de 119 pesos explose pour passer à 389. Un facteur de plus de 3 (presque 4 pour la formule familiale). En Turquie, le tarif double quasiment, de 16,99 livres turques à 29,99. Au Japon, la hausse est plus douce, de 1 780 yens à 2 280.

Les personnes concernées sont averties par email. La hausse entrera en vigueur en avril. Google ajoute à ce sujet qu’elle préviendra au moins 30 jours avant la date précise. Rien n’est dit cependant pour l’Europe, mais il est probable que la situation ne dure pas.

PC Manager, un drôle de mini-CCleaner chez Microsoft

On ne sait pas pourquoi, mais Microsoft propose sur le marché chinois et en bêta une application permettant de réaliser en un clic plusieurs opérations, principalement pour libérer de la place en débarrassant la machine de vieux fichiers, de caches, etc.

Rien de bouleversant donc, mais la démarche pourrait plaire, car ce « PC Manager » – un bien grand nom pour une si petite chose – a le mérite d’afficher des fonctions souvent planquées un peu partout dans Windows.

On peut ainsi faire un peu de ménage, contrôler quelles applications se lancent au démarrage, examiner ce qui consomme de l’espace disque, créer des points de restauration, vérifier les mises à jour ou encore se pencher sur les options de protection dans Edge. L’application pourrait rencontrer son public car elle est simple et réunit ces réglages au même endroit.

On ne sait pas si elle sortira de Chine. On peut l’installer en France si l’on possède un Windows 10 (1809 minimum) ou 11, mais dans notre cas, elle n’a pas voulu se lancer. Pendant l’installation, l’interface se présente en anglais, alors que le site est en chinois (le certificat appartient bien à Microsoft).

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