LeBriefdu 19 octobre 2022
Apple : iPad de 10e génération, nouvelle Apple TV, iPad Pro M2, iPadOS le 24 octobre

Quelques renouvellements matériels sont arrivés hier soir sans grande pompe sur l’Apple Store, comme c’est souvent le cas pendant l’automne.

On trouve d’abord une amélioration des iPad Pro existants, la puce M1 laissant logiquement sa place au M2, et le Wi-Fi 6 au 6E. Les modèles 5G sont compatibles avec un plus grand nombre de réseaux et les Pencil 2 sont désormais reconnus jusqu’à 12 mm au-dessus de l’écran, permettant de savoir précisément où il sera posé sur l’écran. Le reste ne change pas.

Comme avec tous les renouvellements récents d’Apple, les prix décollent. Le nouvel iPad Pro 11 pouces débute à 1 069 euros contre 899 auparavant, et le 12,9 pouces à 1 469 euros contre 1 219 avant. Les précommandes sont ouvertes, pour une disponibilité le 26 octobre.

L’iPad de 10e génération est la nouvelle entrée de gamme des tablettes chez Apple, avec un design très inspiré par les modèles Pro/Air. Les bords sont donc plus fins, mais on reste sur du Touch ID pour l’authentification et le déverrouillage. On note la suppression du Lightning au profit de l’USB-C, comme sur les autres iPad.

Il est équipé d’une puce A14 Bionic (la même que dans les iPhone 12) et le stockage débute toujours à 64 Go. Les prix s’envolent encore une fois, puisqu’on passe de 389 à 589 euros pour le modèle de base entre les 9e et 10e générations. L’ancien modèle reste d’ailleurs au catalogue, mais prend 50 euros, à 439 euros. Les précommandes sont ouvertes, avec ici aussi une disponibilité le 26 octobre.

Surprise, le constructeur lance également une nouvelle Apple TV et, cette fois, les nouvelles sont plutôt bonnes. Deux modèles sont proposés : une avec 64 Go de stockage et le Wi-Fi uniquement pour 169 euros, l’autre avec 128 Go, le Wi-Fi, l’Ethernet et la compatibilité Thread pour 189 euros.

Cet écart de 20 euros pour avoir de l’Ethernet peut sembler pingre, mais les tarifs de ce nouveau modèle sont… en baisse. L’actuelle génération réclamait en effet 199 euros pour 32 Go et 219 pour les 64 Go. Le nouveau plus gros modèle est donc moins cher que l’ancien petit.

Dans les deux cas, la puce A12 laisse sa place à l’A15, une différence qui devrait nettement se sentir. La télécommande abandonne le Lightning pour, encore une fois, l’USB-C. On reste sur du Wi-Fi 6 en revanche. Le Bluetooth 5.0 et le HDMI 2.1 sont toujours là également. Les précommandes sont ouvertes, pour une disponibilité le 4 novembre.

Enfin, on sait maintenant qu’iPadOS 16 sera disponible le 24 octobre. Le peaufinage du système mobile aura pris un bon mois de plus que pour iOS, pour corriger notamment les problèmes rencontrés par Stage Manager.

Les caractéristiques techniques de l’USB4 v2.0 (80 Gb/s) sont disponibles

En septembre, l’USB Promoter Group (Apple, HP, Intel, Microsoft…) et l’USB-IF présentaient la version 2.0 de l’USB 4.0, avec un débit doublé pouvant atteindre 80 Gb/s. Il manquait néanmoins les détails techniques. 

C’est désormais le cas avec les « USB4 specification v2.0 », « USB Type-C Cable and Connector Specification Release 2.2 » ainsi que « USB Power Delivery ». Les trois fichiers sont datés du 18 octobre et pèsent au total près de 120 Mo.

Microsoft licencie presque un millier de personnes

Au début de l’été, Microsoft annonçait que des licenciements étaient prévus, mais limités à moins de 1 % de ses 180 000 salariés. L’entreprise a confirmé à CNBC qu’un peu moins de 1 000 personnes étaient concernées par cette coupe.

« Comme toutes les entreprises, nous évaluons nos priorités régulièrement, et procédons à des ajustements structurels en fonction. Nous continuerons à investir dans nos activités et à embaucher dans les secteurs clés de croissance dans l’année qui vient », a indiqué un porte-parole.

Les licenciements interviennent dans plusieurs secteurs, notamment Xbox et Azure, mais n’a pas précisé le nombre ni lesquels. On sait en tout cas que plusieurs cadres font partie du lot, notamment Greg Chapman, jusque-là principal architecte de la division Azure sur les initiatives jeux, ou encore KC Lemson.

Avisa Partners inquiéterait aussi les services de renseignement françaisCrédits : BlackJack3D/iStock

Avisa Partners, la société française d'intelligence économique et d’e-réputation mise en cause par plusieurs médias pour ses nombreuses manipulations de l'information menées pour le compte d’États étrangers ou de multinationales, « est depuis plusieurs années dans le viseur des deux principaux services de renseignement français, la DGSE et la DGSI », révèle Mediapart : 

« Un problème, en particulier, a été vite identifié, selon un haut gradé du renseignement français qui s’est confié à Mediapart sous la condition de l’anonymat étant donné la nature du sujet : la coexistence, au sein d’une même entreprise privée, d’une modèle économique basé sur de l’influence vendue à des États étrangers et une capacité de cyberattaque. »

Une note d'alerte commune à destination de leurs tutelles gouvernementales en date de janvier 2020 s’inquiétait à ce titre « du modèle d’Avisa Partners basé sur une recherche effrénée du profit, ce qui pousserait l’entreprise à multiplier les contrats tous azimuts sans véritables garde-fous », au point de « proposer ses services à plusieurs parties potentiellement en concurrence, comme Mediapart a pu le documenter : l’Ukraine et des entités russes (avant le déclenchement de la guerre) ; les États-Unis et le géant chinois Huawei », et d'interférer « avec des intérêts de la France en Afrique, et tout particulièrement au Mali ». 

« Lorsque nous pouvons soutenir les intérêts français, nous le faisons, mais ce n’est pas la vocation d’une entreprise privée de travailler avec des services de renseignement, français ou étrangers, quel que soit l’historique des différentes entités acquises par le groupe », précise à Mediapart un porte-parole d’Avisa Partners. 

Avisa Partners n'en a pas moins porté plainte contre Arrêt sur Image, Mediapart, Reflets, et NextInpact, ce qui a provoqué l’inquiétude de la Fédération européenne des journalistes (FEJ), qui voit dans ces procédures une tentative d’« intimider » et de « réduire au silence » les médias concernés.

TikTok lance les streams « réservés aux adultes »

On pourrait croire que TikTok se lance dans les contenus pour adultes, mais il n’en est rien, du moins pas dans ce sens.

Le service va permettre aux créateurs de déclarer que leurs flux s’adressent exclusivement aux adultes, par exemple parce que les thématiques abordées sont sensibles. Les conditions d’utilisation de TikTok restent les mêmes et bannissent la nudité.

Cette nouveauté s’accompagne d’un autre changement : l’âge minimal pour héberger un stream passe de 16 à 18 ans, que le flux soit réservé aux adultes ou pas. Rappelons que TikTok est sous le coup d’une enquête aux États-Unis, car elle ne modèrerait pas assez efficacement les contenus liés à l’exploitation sexuelle des enfants (CSAM, child sexual abuse material).

Paramount+ arrive en France en décembre

La Paramount, célèbre studio hollywodien, lancera sa plateforme de SVoD le 1er décembre prochain en France ont appris les Echos.

Son catalogue, diffusé sous le nom Paramount+, sera accessible pour 7,99 euros par mois et s'appuiera sur ses films classiques mais aussi sur son offre de dessins animés comme Bob l'éponge, Pat'Patrouille ou South Park. Elle sera accessible en ligne, sur les Samsung TV, les services TV d'Apple, Amazon, Google et Roku.

Selon le quotidien économique, un partenariat a été signé avec Canal+ pour que les abonnés récents aient accès à Paramount+ gratuitement. Les autres auront une ristourne.

Le métavers de Facebook est un « monde vide (et) triste », et perd des milliards de dollars

Meta admet que son métavers est un « monde vide » et « triste », titre 01net, citant un document interne obtenu par le Wall Street Journal. Et ce, alors que sa filiale Reality Labs (ex-Oculus VR) y a pourtant investi 15 milliards de dollars, tout en y perdant 2 milliards par trimestre.

Lancé fin 2021, le métavers de Facebook, Horizon Worlds, actuellement disponible au Canada, aux États-Unis, en France, en Espagne et au Royaume-Uni, par le biais d’un casque de réalité virtuelle, compterait en effet « moins de 200 000 utilisateurs actifs mensuels », alors qu'il en escomptait 500 000 « avant fin 2022 ».

Et ce, alors qu'il en dénombrait 300 000 en début d'année. « Apparemment, la plupart des internautes abandonnent le métavers après un mois », précise notre confrère, faute d'y trouver facilement « d’autres personnes avec lesquelles passer du temps » : « La plupart des espaces ne sont jamais visités ». « Un monde vide est un monde triste », résume Meta dans sa note interne : 

« Même son de cloche du côté des employés de Meta. D’après un autre document interne, les salariés du groupe ne se connectent presque jamais à Horizon Worlds. Ils estiment qu’une visite dans le métavers est une expérience "déroutante et frustrante". Malgré ces vives critiques, Meta demande à ses employés de s’y rendre au moins une fois par semaine. »

L’Arcep sanctionne Free Caraïbe

300 000 euros, c’est la somme que devra payer Free Caraïbe pour avoir manqué à ses obligations de déploiement de son offre mobile à très haut débit en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin, explique l’autorité dans un communiqué.

En 2017, l’Arcep avait attribué des fréquences à Free Caraïbe. Mais l’opérateur était mis en demeure de respecter ses obligations en novembre 2018. À l’échéance de cette dernière, en avril dernier, l’autorité a constaté que Free Caraïbe ne justifiait toujours pas du respect de ses obligations.

Une sanction qui reste en travers de la gorge de l’opérateur, pour qui « les territoires de la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane, Saint-Martin et Saint-Barthélemy ont subi pendant des décennies des tarifs mobiles élevés faute d’une concurrence suffisante ».

iliad en rajoute une couche, affirmant que « Free Caraïbe a révolutionné » ce marché. Mais, « malgré cette contribution majeure […] l’Arcep a sanctionné Free Caraïbe pour des retards de déploiement, sans prendre en compte les extrêmes difficultés de déploiement et l’impact de la crise sanitaire ». L’opérateur termine par un proverbe : « l’ingratitude est fille du bienfait ». 

Vous n'avez pas encore de notification

Page d'accueil
Options d'affichage
Abonné
Actualités
Abonné
Des thèmes sont disponibles :
Thème de baseThème de baseThème sombreThème sombreThème yinyang clairThème yinyang clairThème yinyang sombreThème yinyang sombreThème orange mécanique clairThème orange mécanique clairThème orange mécanique sombreThème orange mécanique sombreThème rose clairThème rose clairThème rose sombreThème rose sombre

Vous n'êtes pas encore INpactien ?

Inscrivez-vous !