LeBriefdu 3 octobre 2022
Le Club des Experts de la Sécurité de l'Information et du Numérique contre le projet de loi assurance cyberCrédits : Yurchello108/iStock

Le CESIN commence son argumentaire par un constat sur les cyber-assurances : « après plusieurs années d’engouement, les premiers bilans révèlent un moindre taux de satisfaction pour ceux qui ont eu recours à l’assurance, avec plus d’une entreprise sur 10 qui hésite à renouveler son contrat ».

Le nouveau projet de loi qui propose d’encadrer l’indemnisation d’une rançon par les assurances provoque de « vives réactions dans la communauté des professionnels de la cybersécurité », explique le Club.

Il soulève également plusieurs questions, « comme le risque d’encourager le cybercrime, les pressions que pourraient exercer les assureurs auprès de leurs clients pour payer la rançon si celle-ci s’avère moins élevée que les coûts de remédiation, les risques accrus de récidives pour l’entreprise quand celle-ci a été estampillée "bon payeur" par la communauté des cybercriminels, la propagation d’intermédiaires indélicats pour négocier avec les criminels, etc. ».

Un sondage interne auprès de 249 répondants est sans appel : 82 % se positionnent contre ce projet qui, pour rappel, « conditionne l’indemnisation à l’obligation pour les victimes de déposer une plainte ».

« Une voie plus équilibrée reste à trouver sur le marché de l’assurance et cette voie ne devrait pas passer par l’incitation au paiement des rançons », explique enfin le CESIN. Ce dernier affirme être « disposé à travailler avec les parlementaires et les cyber-assureurs afin d’avancer positivement sur ce marché ».

La France Insoumise veut (encore) taxer l’utilisation commerciale des œuvres du domaine public

Un amendement déposé vendredi par les députés de la France Insoumise propose « d’augmenter les aides à la création artistique par la mise en place d’un prélèvement sur l’utilisation commerciale lucrative des œuvres qui appartiennent au domaine public ».

Cette nouvelle taxe de 1 % « ne heurtera pas l’utilisation gratuite et libre des œuvres non soumises aux droits d’auteurs », précise l'amendement. LFI avait déjà déposé une proposition de loi en ce sens en janvier 2019.

« Est-il vraiment possible que vous qui défendez le service public soyez aussi aveugle sur le domaine public ? Et que va devenir le domaine public consenti (les gens qui dédicacent leurs œuvres au domaine public via creative commons, la science ouverte) ? », interpelle Hervé Le Crosnier, éditeur multimédia chez C&F éditions.

« La copie privée ne suffisait pas. Les lobbys ont bien travaillé. Ils ont osé », déplore de son côté Alexis Kauffmann, le fondateur de Framasoft : « Une fois l'idée acceptée et le mécanisme en place, rien n'empêchera de relever le taux. On a vu ce que ça a donné avec la copie privée. »

Harmony sélectionnée pour être la 10e mission Earth Explorer de l’Agence spatiale européenne

« Les Earth Explorers sont des missions de recherche pionnières qui montrent comment de nouvelles techniques d’observation conduisent à de nouvelles découvertes scientifiques sur notre planète », explique l’ESA

Ces missions s’intéressent de près aux questions de changement climatique, de disponibilité de la nourriture, de l’eau, de l’énergie, des ressources et de la santé publique. Harmony « comprendra deux satellites identiques en orbite autour de la Terre en convoi avec un satellite Copernicus Sentinel-1.  Chaque satellite Harmony embarquera uniquement un radar à synthèse d’ouverture en réception et un instrument infrarouge thermique multivue ».

La mission est prévue pour un décollage en 2029. Harmony sera présentée au prochain conseil interministériel en novembre (CM22).

La Justice américaine publie les SMS d'Elon Musk au sujet de son projet de rachat de TwitterCrédits : TED conference 2017

« J'ai lu les 40 pages d'échanges SMS entre Musk et ses proches, et je comprends mieux son melon. Le type reçoit toute la journée des messages lui disant qu'il est génial », résume sur Twitter Raphaël Grably.

Sur bfmtv.com, dont il est rédacteur en chef adjoint responsable de la tech', Grably précise que la Cour du Delaware a en effet mis en ligne les centaines de SMS échangés par Elon Musk avec certains de ses amis et des hommes d'affaires en prévision du procès qui l'oppose à Twitter au sujet de son projet, depuis rétracté, de rachat du réseau social : 

« Le 24 mars, soit un mois avant l’annonce de rachat, Elon Musk reçoit une plaisanterie de la part d’un ami : “Peux-tu acheter Twitter et le faire disparaître ?” “Peut-être le racheter et faire en sorte qu’il respecte mieux la liberté d’expression ?” rétorque Musk. »

« Il faut une nouvelle plateforme, mais pas une entreprise. C'est pour ça que je suis parti », lui explique dans la foulée Jack Dorsey, précisant que Twitter devrait reposer sur un code source ouvert, et abandonner la publicité, de sorte d'écarter tout risque de contrôle de la part des annonceurs et des gouvernements.

Le 9 avril, après avoir échangé à de multiples reprises avec des cadres de Twitter, Musk tweete : « Twitter est-il en train de mourir ? », avant d'annoncer qu'il ne rejoindra finalement pas son conseil d'administration, contrairement à ce qu'il venait pourtant d'accepter.

Brave permettra de bloquer les bandeaux de consentement aux cookies

Le navigateur Brave offrira désormais l’option de bloquer par défaut les bannières de notification et de recueil du consentement au dépot de cookies sur les ordinateurs et terminaux Android (et, bientôt, sur IOS).

Le navigateur web orienté protection de la vie privée rappelle en effet qu'ironiquement, de nombreux systèmes de consentement aux cookies n'en traquent pas moins leurs utilisateurs, alors qu'ils sont pourtant censés pouvoir l'empêcher : 

« Les nouvelles versions de Brave masqueront – et, si possible, bloqueront complètement – les notifications de consentement aux cookies. L'approche de Brave est distincte et plus respectueuse de la vie privée que les systèmes similaires utilisés dans d'autres navigateurs (tels que les systèmes de "consentement automatique" utilisés dans d'autres navigateurs), et contribue à faire passer le Web avant l'utilisateur. »

Brave explique qu'il y a deux façons d'y parvenir : « faire confiance aux bannières de cookies et à travailler avec elles » afin d'automatiser le fait de cliquer sur « non », ce qui n'interdit pas le tracking, « même lorsque les utilisateurs rejettent tous les cookies ».

Brave préfère donc opter pour la seconde option, consistant à bloquer les bannières de consentement, qui « offre les garanties les plus solides en matière de protection de la vie privée : elle ne nécessite pas de faire confiance aux systèmes de consentement aux cookies pour respecter votre choix, et empêche votre navigateur de devoir communiquer avec les systèmes de suivi du consentement ».

Dans les Alpes françaises, le radiotélescope Noema « vient d’atteindre ses pleines capacités »

Ce radiotélescope est le résultat d’une collaboration entre le CNRS, la Max-Planck-Gesellschaft (MPG, Allemagne) et l’Instituto Geográfico Nacional (IGN, Espagne). Il est construit et géré par l’Iram (Institut de radioastronomie millimétrique).

« Huit ans après l'inauguration de sa première antenne en 2014, ce projet majeur est désormais accompli. Avec douze antennes de 15 mètres pouvant être déplacées sur des voies allant jusqu’à 1,7 kilomètre, Noema est un nouvel outil unique pour la recherche en astronomie », explique le CNRS

« Son pouvoir de résolution ainsi que la sensibilité du réseau permettent aux scientifiques de collecter de la lumière qui a voyagé jusqu'à 13 milliards d'années pour atteindre la Terre », ajoute le Centre. Il est aujourd’hui le plus puissant radiotélescope millimétrique de  l’hémisphère Nord.

« Noema est à l’origine de découvertes majeures et a déjà fourni des résultats sensationnels. Il a par exemple observé la galaxie la plus lointaine connue à ce jour, formée peu de temps après le Big Bang et mesuré récemment la température du rayonnement du fond diffus cosmologique à une époque très précoce de l'Univers », précise enfin le CNRS.

Au CERN, des « mesures d'économie d'énergie supplémentaires pour 2022-2023 »Crédits : CERN

L’Organisation européenne pour la recherche nucléaire explique que cette décision est prise suite à la « crise mondiale actuelle touchant l’approvisionnement en énergie et les prix de l'énergie ».

Deux changements sont déjà programmés : « L'arrêt technique de fin d'année 2022 (YETS) débutera le 28 novembre, soit deux semaines plus tôt que ce qui était initialement prévu, et l'exploitation du complexe d’accélérateurs sera réduite de 20 % en 2023 ».

Le CERN a également prévu « des plans » avec Électricité de France (EDF), « afin de prévoir des configurations à puissance réduite qui permettront de faire face à d'éventuels délestages dans les mois à venir ». De plus amples détails sont donnés par ici.

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