LeBriefdu 14 juin 2022
La CNIL va tenter de désanonymiser 850 000 identifiants publicitaires géolocalisésCrédits : lofilolo/iStock/ThinkStock

Comme annoncé dans son plan stratégique 2022-2024, la CNIL « souhaite rendre visibles les flux de données des applications mobiles », et lance donc une étude basée sur « un jeu de données de géolocalisation obtenu auprès d’un data broker (courtier de données) ».

Elle lui a demandé, « dans les mêmes conditions que n’importe quel potentiel client », à pouvoir accéder à « un échantillon de données correspondant à la France [...] présentées comme anonymisées par le revendeur de données ».

Ce fichier est constitué de données de géolocalisation horodatées associées à près de 5 millions d’identifiants publicitaires de smartphones (Android et iOS) sur une période d'environ une semaine en 2021.

La CNIL « vérifiera si, sur la base de ce jeu de données, elle est en capacité de réidentifier les personnes et, dans l’affirmative, elle informera individuellement celles-ci. »

L'autorité précise que ce travail de réidentification ne concernera que les seuls identifiants publicitaires « pour lesquels au moins dix points de localisation sont présents », soit « environ 850 000 identifiants publicitaires différents ».

Un projet qui devrait durer 15 mois, « à l’issue desquels les données seront supprimées », l'étude devant déboucher sur plusieurs publications sur le site du Laboratoire d'innovation numérique de la CNIL (LINC). 

La production de masse de HBM3 débute chez SK Hynix

Le fabricant rappelle qu'il avait déjà annoncé sa HBM3 en octobre dernier et qu'il s'agit de la 4e génération, après les HBM, HBM2 et HBM2E. 

SK Hynix ajoute que « NVIDIA a récemment terminé son évaluation des performances des échantillons HBM3 ». Pour rappel, le caméléon utilisera cette mémoire dans sa prochaine puce H100 qui devrait sortir au 3e trimestre.

SK Hynix affirme que sa mémoire HBM3 « devrait améliorer les performances de calcul avec jusqu'à 819 Go/s de bande passante ».

Le certificat COVID numérique de l'UE prolongé d'un an

Le Conseil et le Parlement européen annoncent un accord politique provisoire : « Le règlement établissant le certificat COVID numérique de l'UE sera prolongé d'un an, soit jusqu'au 30 juin 2023 ». 

Le Conseil indique que cela « permettra aux voyageurs, de l’Union ou des pays-tiers connectés au système européen, de continuer à utiliser leur certificat COVID numérique de l'UE pour leurs déplacements dans l'Union dans les États membres où ces certificats de voyage sont demandés ».

Cet accord provisoire doit encore être formellement approuvé par les deux autorités. En plus de la prolongation d'un an, Parlement et Conseil se sont accordés sur « l'obligation faite à la Commission de présenter un rapport détaillé d'ici le 31 décembre 2022 ».

Diablo IV sortira en 2023 : nécromancien, cross-play et personnalisation

Le quatrième opus de la saga – on ne compte évidemment pas Immortal – sortira donc l’année prochaine. Une annonce attendue car le jeu est en développement depuis longtemps, Blizzard se contentant jusqu’à présent de publier des billets trimestriels pour informer de l’avancement du projet.

Le jeu sera disponible sur Windows, Xbox One X|S, Xbox Series X|S et PlayStation 4/5, supportera le cross-play entre toutes les plateformes, ainsi que la progression partagée. En clair, on pourra jouer sur PC par exemple et continuer sur console.

La cinquième classe a été révélée, et il s’agit sans trop de surprise du nécromancien, qui rejoint le barbare, le druide, le voleur et la sorcière. Les personnages pourront s’ébrouer dans un monde décrit comme immense et ouvert, avec une progression non-linéaire et des zones « partagées » dans lesquelles on pourra croiser d’autres joueurs.

Dans une nouvelle vidéo, on peut voir que la personnalisation du personnage sera présente, chaque classe récupérant les deux genres (comme dans Diablo III), et ajoutant les traits de visage, le maquillage, les bijoux, la couleur de peau ou des cheveux, la coiffure, etc.

Cette personnalisation passera également – et surtout, diront certains – par de « vastes arbres de compétences pour chaque classe, chacun offrant d’innombrables façons de décimer les forces armées des Enfers avec votre personnage ».

Blizzard a abordé aussi « l’end game », c’est-à-dire les activités en jeu quand le niveau maximum est atteint. Selon l’éditeur, les possibilités seront nombreuses, avec notamment une version Nightmare des 150 donjons du jeu, toujours en génération procédurale. L’éditeur a également évoqué des évènements locaux sur la carte, ainsi que des boss hors instance « pour les personnes les plus audacieuses ».

Notez que Blizzard a confirmé la présence d’une boutique pour des microtransactions. Mais contrairement à Immortal, elle n’accueillera que des éléments cosmétiques.

Enfin, la page officielle du jeu a été mise à jour et permet de se préinscrire pour la bêta à venir.

Windows 11 : les onglets de l’Explorateur débarquent dans la branche Beta

Surprise : alors que personne ne les attendait, le nouvel Explorateur débarque dans la branche Beta, quelques jours à peine après son arrivée dans Dev.

Si l’ajout est surprenant, c’est que la branche Beta contient actuellement tout le contenu de la mise à jour 22H2 de Windows 11, attendue pour cet automne. Or, tout portait à croire que le programme était « verrouillé », de nombreux signes pointant vers des fonctions finalisées.

Si vous ne voyez pas les onglets après installation de cette préversion, c’est parce que la fonction est activée progressivement chez les utilisateurs, de manière aléatoire. Microsoft applique la même recette que dans la branche Dev, pour contrôler le flux des retours.

Le support d’Internet Explorer se termine définitivement demain

L’ancien navigateur n’aura plus aucun support demain. Dans les systèmes où il est présent, l’exécutable sera toujours là, mais ne pourra être lancé. Tout appel à Internet Explorer sera réorienté vers Edge, dont le mode compatibilité doit assurer la transition.

Cet arrêt concerne surtout la branche semi-annuelle de Windows, celle équipant la majorité des ordinateurs grand public. Quelques autres systèmes, beaucoup moins classiques, l’auront encore, certains n’étant plus supportés :

  • Windows 8.1
  • Windows 7 Extended Security Updates (ESU)
  • Windows 10 Server SAC (Semi-Annual Channel)
  • Windows 10 IoT LTSC (Long-Term Servicing Channel)
  • Windows 10 Server LTSC
  • Windows 10 client LTSC
Google suspend son ingénieur qui affirme que l'IA LaMDA est doté d'une « sensibilité »Crédits : Menno van Dijk/iStock

C'est l'histoire que raconte le Washington Post, relayée par The Verge. Blake Lemoine a ainsi été placé « en congé payé pour avoir prétendument enfreint ses politiques de confidentialité après s’être inquiété du fait qu’un système de chatbot IA avait atteint la sensibilité », expliquent nos confrères.  

« Les préoccupations de l’ingénieur seraient nées de réponses convaincantes » de l'IA, ajoutent-ils. Il a publié une retranscription sur Medium en précisant que l'IA serait sensible car « elle a des sentiments, des émotions et une expérience subjective ». Google estime de son côté que son ingénieur a violé sa politique de confidentialité.

« Les gens n'arrêtent pas de me demander de sauvegarder la raison pour laquelle je pense que LaMDA est sensible. Il n'y a pas de cadre scientifique pour le faire et Google ne nous laisserait pas en construire un. Mes opinions sur la personnalité et la sensibilité de LaMDA sont basées sur mes croyances religieuses », précise Blake Lemoine sur Twitter

Brian Gabriel, porte-parole de la société, déclare de son côté qu'il n'y a « aucune preuve » que LaMDA soit sensible : « Notre équipe – y compris des éthiciens et des technologues – a examiné les préoccupations de Blake conformément à nos principes d’IA et l’a informé que les preuves n'étayaient pas ses affirmations. On lui a dit qu’il n’y avait aucune preuve que LaMDA était sensible (et beaucoup de preuves du contraire) ».

Pour rappel, LaMDA a été présenté lors une conférence I/O, avec la version 2 cette année. 

Discrimination sexiste : Google accepte de payer 118 millions de dollars

« L'accord couvre environ 15 500 employées ayant travaillé en Californie depuis septembre 2013 », explique l'AFP. « Après près de cinq ans de procédures, les deux parties ont convenu que la résolution de l'affaire, sans aucune admission (de responsabilité) ni conclusion, était dans le meilleur intérêt de tous, et nous sommes très heureux d'avoir conclu cet accord », indique un porte-parole de la société. 

Les accusations portaient sur le salaire et les échelons, qui seraient moins élevés pour les femmes à postes/qualifications équivalents. Selon le texte de l'accord qui a été rendu public, Google « nie toutes les allégations de la plainte et maintient que (le groupe) s'est pleinement conformé à toutes les lois, règles et réglementations applicables à tout moment ».

Cet accord doit désormais être approuvé par un juge avant d'être entériné. 

Amazon va expérimenter la livraison par drones, en moins d'une heure, en CalifornieCrédits : tiero/iTsock

Le géant de l'e-commerce rappelle qu'il y travaille « depuis près d'une décennie », que des « centaines de scientifiques, d'ingénieurs, de professionnels de l'aérospatiale et de futuristes ont travaillé dur pour y parvenir », et y avoir consacré « plus de deux douzaines de prototypes ».

Le service, intitulé Amazon Prime Air, a également été travaillé avec la Federal Aviation Administration (FAA) et des responsables locaux de Lockeford, une petite ville au sud de Sacramento, afin d'obtenir l'autorisation de faire décoller ses drones.

Les drones ont été conçus pour être capables d'identifier les obstacles statiques et mobiles, tant en vol qu'à l'approche du sol, afin de pouvoir changer de cap et d'effectuer les livraisons en toute sécurité : 

« Nous avons créé un système de détection et d'évitement sophistiqué et à la pointe de l'industrie qui permettra des opérations sans observateurs visuels et permettra à notre drone de fonctionner à de plus grandes distances tout en évitant de manière sûre et fiable les autres aéronefs, les personnes, les animaux domestiques et les obstacles. »

Starship : la FAA demande à SpaceX d'apporter des modifications à son site de Boca Chica au Texas

Après avoir repoussé son évaluation de plusieurs mois, la Federal Aviation Administration (FAA) vient de rendre son verdict.

Elle demande à la société d'Elon Musk de mener 75 actions pour réduire l'impact environnemental. Pour SpaceX, c'est « un pas de plus vers le premier test en vol orbital de Starship ».

Informatique quantique : Atos et OVHcloud s’associent

L'accord entre les deux sociétés a été annoncé la semaine dernière et concerne « la mise à disposition de l’émulateur quantique d’Atos dans le Cloud d’OVHcloud, "as a service" ». But de l'opération : « rendre plus accessibles les technologies d’émulation quantique ».

« En émulant un environnement quantique réel, le système vise à reproduire différentes approches de calcul quantique. Dotée de la puissance unique du serveur SMP BullSequana X800, la QLM (Quantum Learning Machine) atteint des capacités d’émulation inégalées sur le marché, permettant de couvrir trois modes de programmation quantique différents (le modèle à portes, le modèle annealing et le modèle analogique)  ; avec la QLM déployée chez OVHcloud, les utilisateurs pourront émuler des circuits jusqu’à 38 qubits en double précision, et résoudre des problèmes de recuit quantique (quantum annealing) jusqu’à 5 000 qubits  », précise le communiqué.  

Telegram confirme l’arrivée de son abonnement Premium plus tard dans le mois

L’application de messagerie va bel et bien se doter d’une offre Premium, qui apportera des rentrées d’argent à l’entreprise fondée par Pavel Durov.

Le tarif et le contenu n’ont pas été annoncés, alors que la formule doit être proposée avant la fin du mois. Durov a simplement évoqué des « fonctions supplémentaires, de la vitesse et des ressources ».

Il pourrait s’agir d’ajouts simples comme la possibilité d’envoyer de plus gros fichiers (limités actuellement à 2 Go), des téléchargements plus rapides de données échangées ou encore de packs Premium de Stickers et réactions. C’est ce qui ressortait en partie dans la bêta de l’application récemment.

Durov a en tout cas insisté : rien ne change dans le reste de l’application. La formule Premium ajoutera des fonctions, sans toucher aux autres. Elle se destinera surtout aux gros consommateurs et leur permettra d’obtenir des fonctions en avance. Les publicités, actuellement cantonnées aux canaux publics, le resteront.

Si l’on en croit certaines informations trouvées dans la bêta, le prix pourrait être de 4,99 dollars par mois.

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