LeBriefdu 13 mai 2022
Anticor s’attaque au favoritisme de l’Éducation Nationale pour Microsoft et dépose plainte

L’association, qui lutte contre la corruption et veut rétablir l’éthique en politique, a l’Éducation Nationale dans le collimateur. Elle a saisi le Parquet national financier le 2 mai sur la base de « soupçons de favoritisme » dans l’attribution d’un marché public.

Cet appel d’offre, révélé par un article du Canard Enchainé en septembre 2020, visait l’équipement de 800 000 postes en licences Microsoft en France. Comme l’explique Anticor, la rédaction de cet appel pose problème.

Le Code de la commande publique prévoit que « les spécifications techniques d’un marché ne peuvent se référer à une marque ou à un brevet lorsque cela est susceptible de favoriser ou d’éliminer certains opérateurs ». Or, l’appel a été intitulé « la concession de droit d’usage à titre non exclusif, en mode perpétuel ou en mode locatif, de solutions Microsoft et services associés ».

En outre, le Code de l’éducation mentionne de son côté que le logiciel libre doit être priorisé. Ce n’est qu’un « encouragement », mais un appel d’offre visant directement Microsoft passe d’autant plus mal.

« Si les faits sont avérés, ils pourraient représenter une atteinte importante aux règles de la commande publique, aussi bien dans la liberté d’accès que dans l’égalité de traitement des candidats », pointe l’association.

Ce n’est pas la première fois que les liens entre le service public et Microsoft sont pointés du doigt, voire font l’objet de procédures juridiques. En 2016 déjà, le collectif EduNathon avait assigné l’Éducation nationale pour son partenariat avec l’entreprise américaine, et la CNIL s’en était mêlée.

[MàJ] Dégradations volontaires des réseaux télécoms : Arthur Dreyfuss veut des sanctions « vraiment dissuasives »

Le président de la Fédération Française des Télécom (également secrétaire général d'Altice France) a accordé une interview à La Tribune. Il y était notamment question des récents actes de vandalisme : « Ces actes, qu'on pouvait qualifier au départ d'actes de malveillance sont, en réalité, des actes criminels ».

Le président de la FFTélécoms revient aussi sur le mobile : « Sur les six derniers mois, nous constatons, en moyenne, quinze dégradations de sites mobiles par mois. Ce chiffre est en croissance : en 2020, nous avions constaté une centaine de dégradations volontaires de pylônes ».

Arthur Dreyfuss appelle les pouvoirs publics « à un fort durcissement des sanctions pénales pour qu'elles soient vraiment dissuasives ». Il donne en exemple le cas des dégradations d’antennes : « les amendes vont, selon le Code des Postes et Communications Électroniques (CPCE), de 1 500 à 3 750 euros ».

Mise à jour à 11h00 : suite à la publication de ce brief, Alexandre Archambault apporte des précisions sur Twitter : « Les dispositions générales du code pénal répriment et sanctionnent (avec des peines pouvant aller jusqu'à la réclusion criminelle à perpétuité) les atteintes au bien, avec tout une palette de circonstances aggravantes ». Il cite d’ailleurs un article de Numérama faisant le point des risques sur la dégradation des antennes relais. 

Pour l’avocat, « le vrai sujet n'est donc pas le supposé manque de sévérité, mais le véritable manque, avéré depuis des décennies, de moyens consacrés à la Justice et aux enquêteurs ».

DJI annonce son drone Mini 3 Pro : moins de 249 grammes, à partir de 739 euros

Si le fabricant insiste sur son poids, c’est parce que le drone est de classe C0. Des détails sur ce point sont disponibles sur le site du Service public.

Le fabricant annonce « des fonctions avancées comme les vidéos en 4K/60 ips, ActiveTrack, la détection d’obstacles dans trois directions et une rotation de nacelle à 90° offrant des images verticales de haute qualité pour les réseaux sociaux, le tout avec un temps de vol de plus de 30 minutes ». Les caractéristiques techniques se trouvent par ici.

Le drone est vendu 739 euros sans la télécommande, 829 euros avec. D’autres packs sont disponibles, avec des fonctionnalités supplémentaires. 

Sonos lance sa nouvelle barre de son Ray et son propre assistant vocal

La barre de son sera officiellement disponible le 7 juin au tarif public conseillé de 299 euros. Il s’agit du troisième modèle lancé par le constructeur, après les Beam et Arc, respectivement à 499 et 999 euros. Sonos propose donc désormais trois tailles : la nouvelle petite, une moyenne et une grande.

La société promet que le son de cette Ray « remplit toute la pièce », notamment grâce à un nouveau système bass-reflex. La barre intègre deux tweeters (aigus) et deux mid-woofers (médium et basses). Le PCM stéréo, le Dolby Digital 5.1 et le DTS Digital Surround sont pris en charge. Elle est compatible AirPlay 2 et se connecte en Wi-Fi (2,4 GHz en 802.11/b/g/n) ou en Ethernet.

À ce prix, les prestations sont forcément moindres que les deux autres modèles. La Ray n’a pas de port HDMI et se relie au téléviseur par câble optique. Elle n’est pas compatible non plus avec le Dolby Atmos ni même d’assistant vocal.

Le nouveau modèle reprend plusieurs fonctions disponibles sur les autres, comme la calibration du son en fonction de la pièce (uniquement via iPhone), l’amélioration vocale pour mettre les voix en évidence, Son nocturne pour réduire automatiquement les sons forts ou l’intégration avec les autres enceintes Sonos (un point fort de la marque).

Dans une moindre mesure, Sonos lance également trois nouveaux coloris pour son enceinte portable Roam : Olive, Wave (bleu) et Sunset (orange), qui viennent s’ajouter aux modèles noir et blanc. Le prix reste de 199 euros.

En parallèle, Sonos lance également son propre assistant vocal, nommé Sonos Voice Control, en plus de la compatibilité habituelle avec Alexa et Google Assistant. La nouvelle fonction s’utilisera par « Hey Sonos ».

Pourquoi un nouvel assistant ? Pour la vie privée, répond Sonos. Dans sa vidéo de présentation, le vice-président Joseph Dureau, indique que les utilisateurs remontaient souvent des craintes liées à la vie privée dans ce domaine. Selon lui, ils n’étaient pas non plus satisfaits « de la précision, de la rapidité et de la facilité d'utilisation des services vocaux existants ».

Contrairement à Alexa et Google Assistant, Voice Control est centré sur la musique et le contrôle des enceintes. Les requêtes sont traitées localement, sans enregistrement ni envoi de données. Toutes les fonctions liées à la musique sont prises en charge, comme la lecture, le saut de piste, déplacer le son sur une autre enceinte ou même mettre un « like » sur un morceau.

La fonction sera lancée le 1er juin aux États-Unis, mais il faudra attendre plus tard dans l’année pour la France, sans plus de précision. Outre-Atlantique, Sonos s’est payé l’acteur Giancarlo Esposito pour la voix de l’assistant. Voice Control sera initialement compatible avec Sonos Radio, Apple Music, Amazon Music, Deezer et Pandora. Spotify sera donc aux abonnés absents, en tout cas au début.

Bouygues Telecom recrute sur le mobile et le fixe, 2,5 millions de clients en FTTH

Fin mars, le groupe revendiquait 14,9 millions de clients d’un forfait sur le mobile (hors MtoM) « grâce à la conquête de 97 000 nouveaux clients sur le premier trimestre ». Avec le prépayé, on arrive à 15,2 millions de clients, en hausse de 84 000.

Sur le fixe, Bouygues Telecom dispose de 4,5 millions de clients, en croissance de 52 000 sur trois mois. « Le parc de clients FTTH atteint 2,5 millions d’abonnés à fin mars 2022, grâce au gain de 172 000 nouveaux clients sur le trimestre. 55 % des clients Fixe possèdent désormais une offre FTTH, contre 42 % un an auparavant ». L’opérateur propose ses services sur 25,7 millions de prises.

Finalement, « le chiffre d’affaires de l’opérateur ressort à 1,8 milliard d’euros, en hausse de 3 % par rapport au premier trimestre 2021. Le chiffre d’affaires Services croît de 3 %. Il est porté par la croissance de 6 % du chiffre d’affaires facturé aux clients ». 

FrHack! 2022 : le hackathon ANFR des fréquences revient les 11 et 12 juin

Après deux années de pause, cet événement est donc de retour. Il aura pour thème « Mesurer, simuler, visualiser notre environnement spectral ».

De plus amples informations sont disponibles par ici, tandis que pour les inscriptions c’est par là que ça se passe.

Jungle dans la fibre : l’enquête administrative de l’Arcep sur XpFibre et SFR continue

En novembre dernier, Laure de la Raudière (présidente de l’Arcep) expliquait recevoir « beaucoup plus d'alertes sur [les réseaux XpFibre] que sur les autres ». Le régulateur devait questionner l’opérateur « pour bien comprendre la situation ». 

Ce mercredi chez France Inter elle est revenue sur ce sujet. « Il y a des réseaux fibre où la situation se passe bien […] alors que d’autres sont plus spécifiquement concernés par ces problèmes et on est en train d’enquêter administrativement sur certains des réseaux, notamment sur une filiale d'Altice qui s’appelle XpFibre et sur SFR ». En cause, des « niveaux d'accidentologie particulièrement élevés »

La présidente du gendarme des télécoms en a de nouveau profité pour rappeler l’importance d’avoir « une maintenance de la qualité de service sur les réseaux cuivre parce que de nombreuses personnes resteront encore longtemps rattachés au téléphone ou à l’accès Internet sur le cuivre ».

Départ de deux responsables chez Twitter

Dans un message envoyé à l’AFP, un porte-parole de la société confirme que Kayvon Beykpour (responsable consommateur) et Bruce Falck (responsable des produits apportant du chiffre d'affaires) « quittent Twitter ».

Kayvon Beykpour tient à préciser que ce n’est pas son choix : Parag Agrawal (directeur général) « m'a demandé de partir après m'avoir fait savoir qu'il voulait emmener l'équipe dans une direction différente ». 

Autre information du porte-parole, certainement la conséquence du rachat annoncé par Elon Musk : « À compter de cette semaine, nous suspendons la plupart des embauches et des remplacements, à l'exception des postes critiques pour l'entreprise […] Nous réduisons les coûts non salariaux pour nous assurer d'être responsables et efficaces ».

80,691 millions de cartes SIM en France

L’Arcep indique que « l’accroissement annuel du nombre de cartes SIM s’établit pour le deuxième trimestre consécutif à 2,2 millions, un niveau inégalé depuis 2014 ». Elles sont désormais 80,691 millions en circulation, soit un taux de pénétration de 118,9 %. 

Sans surprise, les forfaits sans engagement continuent de gagner des parts de marché, pour arriver à 80 % en métropole. 

Les cartes MtoM continuent de progresser avec un niveau relativement stable, entre 5 et 6 % sur les derniers trimestres. Elles sont désormais près de 24 millions, soit 627 000 de plus en trois mois.

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