LeBriefdu 5 mai 2022
Un appel en faveur d’un ministère du numérique de plein exerciceCrédits : Ryzhi/iStock

Pour le reboot d’Emmanuel Macron, une tribune collective demande que le numérique ne soit plus confié à un simple secrétariat d’État, mais à un ministère de plein exercice. 

Pour les signataires, « bien plus qu'une évolution technologique, le numérique génère des transformations sociétales par les réseaux sociaux et la communication instantanée, bouscule le droit du travail par l'apparition des plateformes d'intermédiation, oblige à repenser l'industrie par l'intégration systématique d'intelligence et de connectivité, ou à réaménager nos territoires avec une analyse fine de leurs dynamiques ».

Or, « alors que personne aujourd'hui n'aurait l'idée saugrenue de placer l'agriculture sous la tutelle du ministère de l'Économie et des Finances, c'est toujours le sort bien peu visionnaire et ambitieux que l'État réserve au numérique ».

Un ministère de plein exercice « doté de tous les moyens nécessaires à la définition et la mise en œuvre d'une stratégie ambitieuse » s’avère aujourd’hui nécessaire et inévitable. Il devrait être doté des « moyens humains, financiers et institutionnels qui lui permettront d'aborder de façon cohérente les facettes multiples du numérique, qui puisse faire rayonner tout notre savoir-faire, protéger nos intérêts, et faire du numérique une chance indiscutable pour toutes les composantes de notre nation ».

La tribune collective a été signée par Me Alexandre Archambault, Gilles Babinet (CNNum), Laurent Chemla (Calliopen), Fabrice Epelbouin (enseignant et chercheur), Tariq KRIM, Entrepreneur, fondateur de Polite, Jean-Baptiste Kempf (VLC), Philippe Latombe (député), Florie Marie et Cédric Levieux (Parti Pirate), Tristan Nitot (entrepreneur et hacktiviste) ou encore Rayna Stamboliyska (RS Strategy).  

Il y a deux mois, InfraNum formulait également le souhait que soit mis en place un ministère du numérique.

L’horloge parlante raccroche, la fin de l’ancienne époque

L’opérateur Orange en charge du service explique que « après de bons et loyaux services, le service officiel de l’horloge parlante d’Orange, accessible depuis tout le territoire national via le 3699, sera arrêté le 1er juillet 2022 », comme le rapporte le Figaro.

Lancée en 1933 par l’Observatoire de Paris, l’horloge parlante est cisaillée entre l’omniprésence des smartphones connectés permettant d’avoir l’heure précise à tout instant et l'obsolescence de son matériel… On peut aussi ajouter son coût de 1,5 euro par appel, alors qu’il était gratuit à son lancement. D’autres services continuent d’exister, avec des tarifs encore plus élevés puisqu’il est parfois question de 2,99 euros simplement pour avoir l’heure.

Pour les 80 ans de l’horloge parlante, l’Observatoire de Paris avait proposé une petite rétrospective sur ce service, qui ne fêtera donc pas ses 90 ans. 

Tails 5.0 est la première version de Tails basée sur Debian 11 (Bullseye)

Cette mise à jour de l'OS de référence des lanceurs d'alerte et des journalistes d'investigation apporte de nouvelles versions de nombreux logiciels, et quelques nouvelles fonctionnalités.

L'applet OpenPGP, qui n'était plus activement développée, ainsi que l'utilitaire Password and Keys (également connu sous le nom de Seahorse), qui était « mal entretenu », sont remplacés par Kleopatra, qui propose des fonctionnalités équivalentes et fait l'objet d'un développement bien plus actif.

La fonctionnalité additionnelle de stockage persistant est désormais activée par défaut pour rendre sa configuration plus rapide et plus robuste. Tails 5.0 fixe également un bug de déverrouillage des volumes VeraCrypt protégés par de « très longues phrases de passe ».

Dans la rubrique « problèmes connus » : le fait que les logiciels supplémentaires « ne fonctionnent parfois pas lors du premier démarrage après la création d'un stockage persistant », et que l'installateur de Tails « échoue parfois à cloner ».

Las : une fois de plus, les mises à niveau automatiques ne sont pas disponibles pour la version 5.0, les utilisateurs devant donc effectuer une mise à jour manuelle. Tails 5.1 est prévu pour le 31 mai.

Qualcomm pousse le Wi-Fi 7 à 33 Gb/s avec sa plateforme Pro Series Gen 3

Le fabricant annonce pas moins de quatre puces différentes : Networking Pro 1620 jusqu’à 33 Gb/s (16 flux, quad band), 1220 à 21 Gb/s (12 flux, tri band), 820 à 16 Gb/s (8 flux, quad band) et enfin 620 à 10 Gb/s (6 flux, tri band).

Qualcomm annonce tout un tas de fonctionnalités, avec notamment une faible latence, la prise en charge de bloc de 320 MHz, Multi-Link pour agréger dynamiquement ou alterner les bandes, etc. Tous les détails se trouvent par ici.

Des échantillons sont disponibles pour les partenaires mondiaux de Qualcomm. 

Le marché des NFT chute bien plus que les marchés boursiersCrédits : D-Keine/iStock

Le marché des jetons non fongibles, ou NFT, a chuté de 92 % depuis septembre, passant de 225 000 ventes quotidiennes à 19 000 cette semaine, note le Wall Street Journal. Le nombre de portefeuilles actifs est quant à lui passé de 119 000 en novembre à 14 000 la semaine passée, en chute de 88 %, selon le site Web de données NonFungible.

Un NFT du premier tweet du co-fondateur de Twitter, Jack Dorsey, acheté en mars 2021 pour la bagatelle de 2,9 millions de dollars, n'a ainsi trouvé offre supérieure à 14 000 dollars (il était initialement proposé à 40 millions de dollars)... Un autre NFT de Snoop Dog, acheté pour environ 32 000 dollars d'éther puis mis aux enchères pour l'équivalent de 25,5 millions de dollars, ne dépasse pas les 210 dollars à la dernière enchère.

De plus, « l'intérêt pour les NFT mesuré par le nombre de recherches du terme a culminé en janvier, selon Google Trends, et a chuté d'environ 80 % depuis lors ». Reste que « de nombreux propriétaires de NFT constatent que leurs investissements valent nettement moins que lorsqu'ils les ont achetés ».

Le WSJ contextualise cela dit cette chute du marché des NFT en rappelant que « depuis qu'il a atteint des sommets en novembre », le Nasdaq a de son côté « chuté de 23 % et le bitcoin de 43 % », mais également que la Réserve fédérale devrait augmenter ses taux cette semaine et le mois prochain, contribuant d'autant à la fébrilité, et la prudence, des investisseurs boursiers, également refroidis par l'inflation et la guerre en Ukraine.

C’est la fin de YouTube Go, qui disparaîtra cet été

Dans une page du support, Google explique que « pour accéder à YouTube, nous recommandons aux utilisateurs de YouTube Go d’installer l’application YouTube classique ou d’aller sur youtube.com avec leur navigateur ».

Le géant du Net se justifie : « Lorsque nous avons lancé YouTube Go en 2016, l’application a été conçue pour les utilisateurs dans des endroits où la connectivité, le prix des données et les appareils bas de gamme nous empêchaient d’offrir la meilleure expérience dans l’application YouTube principale. Depuis, YouTube a investi dans des améliorations qui la rendent plus performante dans ces environnements ».

Sur WhatsApp, les appels peuvent maintenant embarquer 32 personnes

C’était l’une des annonces faites par WhatsApp il y a deux semaines environ. Jusqu’à 32 personnes peuvent maintenant participer à un appel audio. L’entreprise n’a pas dit que ce serait pratique, mais au moins c’est possible.

Rappelons que l’application doit recevoir prochainement d’autres améliorations importantes, notamment une taille limite de fichier de 2 Go pour les échanges, et les réactions aux messages sous forme d’émojis. Autant de points déjà disponibles dans la plupart des autres messageries.

AMD progresse dans tous les secteurs, son bénéfice est de 786 millions de dollarsCrédits : AMD

Sur le premier trimestre de l’année, la société revendique un chiffre d’affaires de 5,887 milliards de dollars, en hausse de 22 % sur trois mois et de 71 % sur un an. Le bénéfice net est de 786 millions de dollars, contre 555 millions au premier trimestre 2021 et 974 millions fin 2021.

La hausse des revenus vient de la branche Computing and Graphics (2,8 milliards de dollars), Enterprise, Embedded and Semi-Custom (2,5 milliards de dollars), ainsi que de l’ajout des revenus de Xilinx (559 millions de dollars). 

Lisa Su se réjouit de ce bilan : « Chacune de nos activités enregistre une croissance significative à deux chiffres sur un an, tirée par le chiffre d’affaires des processeurs serveurs EPYC qui a plus que doublé pour le troisième trimestre consécutif ». 

« Pour le deuxième trimestre 2022, AMD s’attend à un chiffre d’affaires d’environ 6,5 milliards de dollars », avec une marge de ± 200 millions de dollars. Sur l’ensemble de l’année, AMD prévoit 26,3 milliards de dollars. 

De bons résultats avec une belle perspective qui réjouit le marché financier : l’action est en hausse de près de 10 % depuis l’annonce des résultats.

Une version mobile de Thunderbird est dans les tuyaux

Il y a du mouvement chez les développeurs de Thunderbird, et quelques tweets ont permis récemment d’en apprendre plus sur les projets en cours. Dans un échange, on apprend ainsi que Jason Evangelho est désormais responsable marketing pour Thunderbird, qu’un gros travail est en cours sur l’interface et qu’une application mobile est en approche.

Le travail sur la partie UI/UX est la priorité du développeur Ryan Lee Sipes, comme il l’a indiqué dans la conversation. Le développement de l’application mobile se fait en parallèle. Les deux devraient être présentés « bientôt ». On peut espérer des éléments communs d’interface entre les deux versions, pour un ensemble cohérent.

Il est clair qu’une évolution visuelle ferait du bien à Thunderbird, qui présente un visage vieillissant depuis bien des années. Maintenant que la gouvernance du projet a changé, les développements semblent avancer plus vite.

L’arrivée pour bientôt d’une application mobile est une bonne surprise. On ne sait pas pour l’instant si seule une version Android est prévue, ou si iOS sera concerné aussi. Sur Android, Thunderbird peut embarquer le moteur de rendu souhaité, tandis qu’il faut obligatoirement passer par WebKit chez Apple.

Au CNRS, des travaux sur les moyens de verdir les centres de donnéesCrédits : imaginima/iStock

Face à l’explosion de la quantité de données transitant par les réseaux et l’intensification du recours aux centres de données, beaucoup se posent la question : comment en maximiser l’efficacité énergétique, pour en limiter la consommation et donc les rendre, par définition, moins polluants ?

Le CNRS cite le rapport 2021 de The Shift Project, pour qui la consommation des centres de données représentera environ 5 % de l’électricité mondiale en 2025. « Entre 2010 et 2018, pendant que l’efficacité énergétique des centres de données a été améliorée de 25 %, le nombre de serveurs a augmenté de 30 %, la capacité de stockage a été multipliée par 26 et le trafic réseau par 11. La cryptomonnaie Bitcoin engendre à elle seule 10 % de la consommation des centres de données ».

Citant la généralisation de la 5G qui va encore accentuer le phénomène, le CNRS constate également que les centres ne sont remplis en moyenne qu’à 30 %. Il note bien que les géants du Web produisent maintenant leur propre énergie verte pour une grande partie de leurs centres, mais la solution parait « difficile techniquement » au CNRS pour l’intégralité du parc.

Le CNRS met donc à l’honneur les projets de recherche Datazero, dont l’objectif est la création de centres de données consommant un maximum de 1 mégawatt sans recourir à un fournisseur d’énergie externe.

Ces projets, financés par l’Agence nationale de la recherche (ANR), s’appuient principalement sur le photovoltaïque et l’éolien, puis stockent l’énergie dans des batteries pour les fluctuations quotidiennes, et dans des piles à combustible pour des fluctuations de saison. La première phase de développement aurait montré la faisabilité du projet.

Datazero est basé sur un algorithme « permettant de dimensionner le centre en fonction des besoins des utilisateurs en nombre de serveurs informatiques d’abord, puis en équipements électriques ensuite (panneaux photovoltaïques, éoliennes, batteries, piles à combustible) ». Il prend en charge d’autres paramètres, notamment la météo du lieu sur plusieurs années.

D’autres algorithmes sont utilisés, notamment pour maximiser l’efficacité énergétique de l’ensemble. Les développeurs se sont inspirés de la théorie des jeux, de la programmation linéaire et des algorithmes génétiques pour concevoir leur architecture.

Elle doit permettre de limiter la redondance matérielle, tout en conservant une qualité de service maximale et une empreinte carbone minimale. La suite du projet « permettra d’évaluer la pertinence de cette approche ».

GitHub va généraliser la double authentification d'ici 2023

GitHub annonce sur son blog qu'il exigera désormais de ses utilisateurs qu'ils « activent une ou plusieurs formes d'authentification à deux facteurs (2FA) d'ici la fin de 2023 ».

« La sécurité logicielle commence par le développeur », explique la plateforme, qui évoque également la « chaîne d'approvisionnement du logiciel », maillon faible de plus en plus exploitée par les APT : 

« Les comptes de développeur sont des cibles fréquentes d'ingénierie sociale et de prise de contrôle de compte, et la protection des développeurs contre ces types d'attaques est la première et la plus importante étape vers la sécurisation de la chaîne d'approvisionnement. »

GitHub avait déjà, en février dernier, exigé des principaux mainteneurs de packages npm qu'ils optent pour la 2FA, mais son adoption reste encore très faible : « Aujourd'hui, seulement environ 16,5 % des utilisateurs actifs de GitHub et 6,44 % des utilisateurs de npm utilisent une ou plusieurs formes de 2FA. »

GitHub renvoie dès lors à sa documentation sur la 2FA, et rappelle qu'il convient également, non seulement de sauvegarder ses codes de récupération, mais également de configurer une ou plusieurs méthodes de récupération de compte.

Droits voisins : l’AFP versera finalement un forfait de 275 euros par an à chacun de ses journalistesCrédits : Ismailciydem/iStock

Les journalistes de l’AFP, signalent nos confrères de Contexte Numérique, sont parvenus à un accord avec la direction. 

Si la directive sur le droit d’auteur, transposée par la loi sur les droits voisins, demande à ce que les sites, en particulier Google, indemnisent les éditeurs et agences de presse pour l’usage de leurs articles, les journalistes professionnels ou assimilés ont droit à « une part appropriée et équitable » des sommes perçues par l’employeur.  

Selon le SNJ-CGT, les négociations avec la direction de l’AFP n’ont pas été si simples, mais le syndicat assure avoir contraint « la direction à plus que doubler son montant initial ». La direction de l’AFP, si active pour défendre le paiement des droits voisins par Google et les autres, a donc finalement accepté de reverser un forfait de 275 euros par an et par journaliste quand elle voulait initialement ne verser que la moitié de ce forfait. 

Le syndicat se félicite d’avoir gagné d’autres bras de fer : obliger « à ce que tous les journalistes du réseau, y compris locaux et les plus précaires, en bénéficient, soit au moins 1 600 personnes, dont la moitié sont des locaux (alors que la direction aurait pu décider unilatéralement de ne verser ces droits voisins qu’à la poignée de pays les reconnaissant aujourd’hui) ».

Il est parvenu en outre à « instaurer des paliers en cas de signature de nouveaux contrats droits voisins (Facebook, Twitter, TikTok…  ?) qui permettent ensuite d’augmenter automatiquement le montant de 275 euros de départ, ce qui n’était pas prévu au début de la négociation ». 

Autre apport : l’accord entre représentants des journalistes et la direction ne vaut que pour 2 ans. Le SNJ-CGT espère que d’ici là, le législateur définira « avec courage ce qui est "approprié et équitable" ». « Enfin, le versement de ce forfait à partir de septembre, quel que soit le statut du collaborateur et non à partir de 2023 ». 

En novembre dernier, Google et l’AFP ont trouvé un accord sur le terrain des droits voisins. Le montant perçu par la direction de l’AFP n’a jamais été révélé. Comme le relevait Sud Ouest, Le Monde a signé un accord similaire pour un million d’euros, montant doublé pour la Dépêche du Midi.

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