LeBriefdu 4 mai 2022
La reconnaissance faciale du fichier TAJ validée par le Conseil d’État, au grand désespoir de la Quadrature du NetCrédits : Marc Rees

Dans un arrêt rendu le 26 avril dernier, le Conseil d’État a rejeté la requête de la Quadrature du Net visant à interdire la reconnaissance faciale dans le fichier TAJ, ou traitement des antécédents judiciaires.

La juridiction a confirmé sans mal que la photographie « des personnes mises en cause comportant les données biométriques nécessaires à la mise en oeuvre d'un dispositif de reconnaissance faciale a pour objet de permettre aux agents habilités à accéder à ce traitement et à procéder à ces opérations d'identifier une personne à partir de l'image de son visage, grâce à une recherche automatisée, et, le cas échéant, d'exploiter les informations de la fiche correspondante »

Ce traitement automatisé serait inévitable, « eu égard au nombre de personnes mises en cause enregistrées dans ce traitement, qui s'élève à plusieurs millions ».

Avec un tel stock de données, « il est matériellement impossible aux agents compétents de procéder manuellement à une telle comparaison, de surcroît avec le même degré de fiabilité que celui qu'offre un algorithme de reconnaissance faciale correctement paramétré ».

Ces traitements répondent à une « nécessité absolue » puisque visant des « personnes à l'encontre desquelles sont réunis, lors de l'enquête préliminaire, de l'enquête de flagrance ou sur commission rogatoire, des indices graves ou concordants rendant vraisemblable qu'elles aient pu participer, comme auteurs ou complices, à la commission d'un crime, d'un délit ou d'une contravention de cinquième classe dont la liste est limitativement établie ».

De telles opérations « peuvent s'avérer absolument nécessaires à la recherche des auteurs d'infractions et à la prévention des atteintes à l'ordre public, toutes deux nécessaires à la sauvegarde de droits et de principes de valeur constitutionnelle ». 

Pour le Conseil d’État, la reconnaissance faciale ne peut être utilisée « par les services compétents qu'en cas de nécessité absolue, appréciée au regard des seules finalités du traitement, lorsque subsiste un doute sur l'identité d'une personne dont l'identification est requise ».

De son côté la Quadrature du Net dénonce un « raisonnement circulaire » : « le recours à des logiciels d’analyse d’images automatisée serait rendu nécessaire car le TAJ (…) est devenu si tentaculaire et absurde qu’il ne peut plus être exploité à son plein potentiel par des humains ».

French Days 2022 : c’est parti pour six jours de promotions

C’est un rendez-vous auquel participent de nombreuses enseignes en France. Depuis ce matin 7h jusque lundi 9 mai à minuit vous pouvez profiter de remises dans des dizaines de boutiques. 

Attention, il ne s’agit pas d’une période officielle de soldes, la revente à perte est donc interdite. 

Vous pouvez déjà retrouver quelques bons plans sur notre site dédié Bonsplans.tech et via ce compte Twitter, d’autres arriveront au fil de la journée. 

Quentin Adam (Clever Cloud) est le nouveau président de l’Open Internet Project

Créé en 2014, l’OIP s’est rapidement fait connaître pour son attaque frontale contre Google, accusé d’abus de position dominante. L’OIP était notamment derrière la plainte contre Google Shopping et Android, débouchant sur des sanctions de respectivement 2,4 et 4,3 milliards de dollars.

L’OIP, « qui regroupe à ce jour treize organisations et entreprises européennes du numérique, est heureuse d’annoncer l’élection à l’unanimité de Quentin Adam, CEO de Clever Cloud, au mandat de Président de l’association ». 

Selon cette dernière, le programme de Quentin Adam a été accueilli « très favorablement », avec comme toujours l’idée de « favoriser une concurrence réellement libre et non faussée dans les marchés du numérique, respectueuse des valeurs et des lois européennes ». L’OIP souhaite en plus élargir « ses actions au bénéfice de la protection des intérêts et des droits des consommateurs, ainsi que ceux des acteurs de l’économie numérique et de la création ». 

« L’OIP est une association au rôle décisif dans le paysage numérique européen : c’est une association totalement indépendante des GAFAM, qui a une liberté d’agir déterminante pour pouvoir mener à bien ses batailles […] Ensemble avec son Délégué général, Léonidas Kalogeropoulos, nous sommes pleinement mobilisés et engagés dans la poursuite de nos actions, car l’OIP est destinée à s’agrandir et à prendre de l’ampleur dans les mois à venir », affirme Quentin Adam. 

Un futur règlement pour créer « l'espace européen des données de santé (EHDS) »Crédits : utah778/iStock

La Commission européenne annonce le lancement des premières pierres de « l'espace européen des données de santé (EHDS) ».   

Avec l’EHDS, selon l’autorité bruxelloise, « les citoyens auront un accès immédiat, gratuit et simplifié à leurs données de santé sous forme électronique. Ils pourront facilement partager ces données avec d'autres professionnels de la santé dans et entre les États membres afin d'améliorer la prestation de soins de santé ». 

Les citoyens européens « seront en mesure d'exercer un contrôle total sur leurs données, et pourront ajouter des informations, rectifier des données erronées, restreindre l'accès à leurs données pour les autres personnes et obtenir des informations sur la manière dont leurs données sont utilisées et à quelles fins ».

Afin d’accompagner son déploiement, les États membres « devront veiller à ce que les dossiers de patients, les prescriptions électroniques, les images et comptes rendus d'imagerie médicale, les résultats de laboratoire et les lettres de sortie d'hospitalisation soient émises et acceptés dans un format européen commun ».

Les États membres devront désigner des autorités de santé numérique qui auront pour mission de « participer à une infrastructure numérique transfrontière qui aidera les patients à partager leurs données par-delà les frontières ».

La finalité de l’EHDS sera de permettre l’utilisation de ces données « à des fins de recherche, d'innovation, de santé publique, d'élaboration de politiques et de réglementation ». Ce stock sera accessible aux chercheurs, entreprises et aux institutions, mais sur autorisation auprès de l'organisme responsable de l'accès aux données de santé mis en place dans chaque État membre. 

En l’état de la proposition de règlement (en anglais), il sera « strictement interdit d'utiliser les données pour des décisions préjudiciables aux citoyens, par exemple pour concevoir des produits ou des services nocifs ou pour augmenter le montant d'une prime d'assurance ».

 « L'EHDS se servira du déploiement en cours et à venir, dans l'UE, des biens numériques publics tels que l'intelligence artificielle, le calcul à haute performance, le nuage et les intergiciels intelligents. En outre, il sera soutenu par les cadres pour l'IA, l'identité électronique et la cybersécurité ».

Le texte s'inscrit dans le prolongement de plusieurs textes dont le règlement général sur la protection des données (RGPD). Il va être désormais examiné par le Conseil et le Parlement européen.

La guerre en Ukraine met l'accent sur le boom des satellites commerciaux

L'invasion militaire russe de l'Ukraine « a coïncidé avec un boom du nombre et de la sophistication des satellites de surveillance commerciaux, dont des centaines sont en orbite », souligne le Wall Street Journal. Les images sont transmises aux armées et services de renseignements américains et alliés, voire directement à ceux de l'Ukraine, mais abreuvent également les journalistes et spécialistes de l'OSINT.

Will Marshall, co-fondateur et directeur général de Planet Labs PBC, explique que sa flotte d'environ 200 satellites scanne l'Ukraine une fois par jour, avec des images d'une résolution de 9 pieds (2,75 mètres). Ce qui lui avait permis de repérer un pont établi par l'armée russe pour traverser une rivière à la frontière entre la Biélorussie et l'Ukraine alors même que Poutine déclarait que ses troupes reculaient.

« Les données géospatiales commerciales sont à la guerre en Ukraine ce que le GPS était à Desert Storm il y a 30 ans » lors de la guerre du Golfe, précise John Serafini, PDG de HawkEye 360, dont les satellites surveillent les navires de pêche illégaux, mais également le brouillage des signaux GPS des forces russes, et donc les mouvements de ses troupes.

L'Ukraine est aussi un très opportun terrain d'exploration des radars à synthèse d'ouverture, qui peuvent regarder même aux travers des nuages, du brouillard et de la neige. De quoi « détecter où les véhicules se sont déplacés, même par mauvais temps, et repérer les chars cachés sous les arbres », explique le directeur général de MDA, Mike Greenley.

Maxar Technologies dispose de son côté de quatre satellites opérationnels en orbite dotés d'une résolution pouvant aller jusqu'à 12 pouces (30 centimètres).

Un indice de réparabilité pour six nouvelles catégories de produits, dont les aspirateurs robots

Les ministères de la Transition écologique et de l'Économie, des Finances et de la Relance ont publié une nouvelle salve d’arrêtés permettant de définir le « système de notation pour le calcul et l'affichage de l'indice de réparabilité » de plusieurs produits. 

Ces textes entreront en vigueur dans six mois, après cette publication au Journal officiel. Ils s’inscrivent dans le sillage de la loi anti-gaspillage, et d’un décret d’application. Retenons par ailleurs ce projet européen de créer un droit à la réparation, qui suscite cependant des inquiétudes parmi les associations de consommateurs. 

Le CNRS, Arkema et d’autres acteurs s’associent pour « concevoir les batteries du futur »Crédits : D3Damon/iStock

« Avec les voitures électriques, les smartphones ou encore les ordinateurs portables, les besoins en dispositifs mobiles de stockage d’énergie ne cessent d’augmenter », constate le CNRS dans un communiqué. Une demande satisfaite en partie par les batteries lithium-ion.

Contrairement aux pistes évoquées de la conférence du CEA (voir notre article), il s’agit ici d’améliorer l’existant. Arkema, le CNRS, l’Université Claude Bernard Lyon 1 et CPE Lyon viennent ainsi de créer iHub Poly-9, un laboratoire commun qui va travailler sur les polymères fluorés.

Cette famille de molécules offre « d’excellents rapports coût/performance en tant que liants de cathode et revêtements de séparateur, permettant d’améliorer les performances des batteries : densité d’énergie, puissance, capacité de stockage, durée de vie, fiabilité, etc. », précise le CNRS.

Le polyfluorure de vinylidène et ses copolymères intéressent en particulier les chercheurs par leur stabilité chimique et électrochimique. Leur synthèse, qui se fait en milieu dispersé dans l’eau, requiert des pressions élevées pouvant dépasser les 100 bars. Ce que sait faire le CP2M (Catalyse, polymérisation, procédés et matériaux), le laboratoire de recherche commun entre le CNRS, CPE Lyon et l’Université Claude Bernard Lyon 1.

Dans son communiqué, le CNRS parle bien des « futures générations de batteries ». Il s’agit dans un premier temps d’améliorer par cette technique le modèle lithium-ion, donc sur la base d’un électrolyte liquide. Pour rappel, d’autres recherches s’orientent vers des électrolytes gélifiés, voire solides.

Confrontée à une fuite de cerveaux, la Russie cherche des informaticiens en prison

KrebsOnSecurity a remarqué que plusieurs médias russes viennent de publier des articles au sujet d’une campagne de recrutement d'informaticiens émanant de l'administration pénitentiaire.

La guerre en Ukraine a en effet généré une fuite de cerveaux, notamment dans les entreprises technologiques, et plusieurs chefs d'entreprise ont contacté l'administration pénitentiaire pour pouvoir recruter en télétravail des prisonniers disposant de compétences en informatique.

Konstantin Sonin, économiste à l'Université de Chicago, avait tweeté le 7 mars « que plus de 200 000 personnes ont fui la Russie au cours des 10 derniers jours. Un exode tragique jamais vu depuis un siècle ». D'après l'Association russe des communications électroniques, entre 70 000 et 100 000 informaticiens pourraient quitter la Russie. 

Un mouvement qui pourrait être accéléré par le fait que l'administration américaine travaillerait, d'après Bloomberg, à faciliter la délivrance de visas aux scientifiques russes :

« Un porte-parole du Conseil de sécurité nationale a confirmé que cet effort visait à affaiblir les ressources de haute technologie de Poutine à court terme et à saper la base d'innovation de la Russie à long terme, ainsi qu'à bénéficier à l'économie et à la sécurité nationale américaines. »

Firefox 100 disponible, de multiples améliorations pour la vidéo

La centième version du navigateur est disponible depuis hier soir. Contrairement à Chrome, Mozilla a réservé un traitement spécial pour cette mouture marquante, d’abord par des remerciements aux utilisateurs : « 100 fois merci ! ».

La version 100 apporte un lot important d’améliorations, surtout côté vidéo. On trouve la prise en charge du décodage matériel d’AV1, comme prévu. Pour rappel, ce type d’opération ne peut se faire que sur des machines spécifiques, puisque la fonction réclame au moins un Core de 11e génération ou un GPU RTX 30 de NVIDIA ou 6600 d’AMD. Selon Mozilla, seuls 2 % des ordinateurs en disposeraient.

Les autres apports sont du même acabit. D’abord le support du HDR pour les vidéos sur Mac. Seul YouTube est supporté pour le moment, à condition bien sûr que l’écran soit compatible. Ce support est automatique, il faut seulement s’assurer que le réglage d’optimisation vidéo sur batterie n’est pas actif quand le portable n’est pas sur secteur.

Ensuite, le Picture-in-Picture est amélioré lui aussi, avec le support des sous-titres. Citons également le support de la superposition vidéo pour les GPU intégrés Intel, avec à la clé une consommation réduite de ressources.

Les autres améliorations sont nombreuses. On citera pêle-mêle les barres de défilement fines sur Linux et Windows 11, le support du remplissage automatique des cartes bancaires au Royaume-Uni, la possibilité de choisir des modèles de couleurs pour les sites, la signature de l’installeur Windows en SHA-256 plutôt qu’en SHA-1, une ouverture/bascule d’onglet plus rapide sur macOS ou encore la possibilité de déclarer Firefox comme liseuse PDF quand il est lui-même le navigateur par défaut.

Pour les personnes ayant déjà Firefox, il suffit de vérifier la présence de la mise à jour, qui normalement est récupérée automatiquement depuis hier soir. Dans le cas où le navigateur serait déjà ouvert, il faudrait simplement le redémarrer.

1Password 8 disponible sur macOS, l’abonnement désormais obligatoire

La nouvelle version du gestionnaire de mots de passe risque de faire grincer de nombreuses dents. Il en finit avec le modèle de licence perpétuelle et n’autorise plus le paiement que par abonnement.

Via l’App Store, le tarif est ainsi de 3,99 euros par mois ou 37,99 euros par an. Sur le site officiel, les tarifs sont un peu moins élevés, bien que donnés hors-taxe, un drôle de choix pour le grand public.

Son éditeur, AgileBits, a également fait le choix d’Electron pour cette version 8, pour se simplifier la vie : les fonctionnalités sont maintenant les mêmes sur la totalité des plateformes, ce qui n’était pas le cas jusqu’à maintenant. L’entreprise, selon MacGeneration, aurait fait un « travail remarquable d’optimisation », l’application étant réactive et agréable.

Parmi les nouveautés, citons d’abord Accès rapide, qui se présente comme un lanceur : la fenêtre s’affiche, on tape rapidement le site que l’on veut et le navigateur par défaut s’ouvre avec les identifiants déjà remplis. Ce qui permet notamment de ne pas à avoir à ouvrir l'application.

Autre apport qui devrait clairement simplifier la vie des utilisateurs, la possibilité de remplir les champs d’identification de n’importe quelle application via un raccourci clavier (⌘ + \ par défaut). On peut également réunir des coffres dans des Collections thématiques ou intégrer des clés SSH, désormais prises en charge, ce qui devrait surtout intéresser les développeurs.

1Password 8 est également en préparation sur iOS. Il n'est disponible pour l'instant qu'en bêta fermée.

Le gendarme de la Bourse américain va doubler ses effectifs cyber

La Securities and Exchange Commission, le « gendarme de la Bourse » américain, veut quasi-doubler les effectifs de son unité de lutte contre la cybercriminalité, relève CNN.

Le recrutement de 20 avocats enquêteurs, analystes et autres spécialistes de crypto lui permettra de passer à 50 postes dédiés, précise un communiqué de la SEC.

L'unité va aussi être renommée Crypto Assets and Cyber ​​Unit afin de refléter le fait qu'elle va de plus en plus enquêter sur les escroqueries aux crypto-actifs, NFTs, stablecoins et plateformes de finance décentralisée (« DeFi »).

Créée en 2017, l'unité cyber de la SEC a d'ores et déjà permis de récupérer l'équivalent de plus de 2 milliards de dollars de crypto-actifs frauduleux.

App Store : les Pays-Bas jugent « insuffisants » les efforts d’Apple sur sa politique de paiement

L'Autorité néerlandaise des consommateurs et des marchés (ACM) est engagée depuis plusieurs mois dans un bras de fer avec Apple. Il a été exigé de l’entreprise qu’elle autorise les applications de rencontre à passer par un autre système de paiement que le sien.

Les concessions d’Apple ont été minimales, la commission sur les achats in-app passant de 30 à 27 %. Un très faible écart qu’Apple justifie par l’ensemble des coûts liés aux autres traitements. L’ACM n’a que peu goûté à ces explications et a infligé une amende de 5 millions d’euros par semaine, tant qu’Apple ne propose rien de mieux.

Seulement voilà, le montant maximum de 50 millions a été atteint après dix semaines. L’ACM prépare donc une autre plainte, qui serait alors soumise à d’autres amendes.

L’ACM ne peut toutefois jamais dépasser 50 millions d’euros d’amende. Un cumul de 100 millions ne représente sans doute qu’une broutille pour Apple, mais la question est autre : jusqu’où l’entreprise compte-t-elle résister pour empêcher une telle faille dans son jardin muré ?

C’est le grand sujet depuis le début. Peu importe que la plainte ne concerne que les applications de rencontre dans le marché néerlandais : à Cupertino, on veut éviter que cette affaire fasse tache d’huile.

Apple doit donc trouver un juste équilibre dans ses compromis. Quelques efforts ont été faits, notamment la fin de l’obligation pour les développeurs de proposer une version spéciale de leur application pour le marché néerlandais. Mais ce n’est pas assez, loin de là.

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