LeBriefdu 8 avril 2022
AdWords : la cour d’appel de Paris confirme la sanction de 150 millions d’euros à l’encontre de GoogleCrédits : Marc Rees (CC-BY-SA 3.0)

La cour d'appel de Paris a confirmé la sanction infligée par l'Autorité de la concurrence fin 2019. L’AdlC avait épinglé « des règles de fonctionnement de sa plateforme publicitaire Google Ads opaques et difficilement compréhensibles », appliquées « de manière inéquitable et aléatoire ».

Dans ce dossier, Google avait suspendu sans préavis le compte AdWords de Gibmedia, éditeur notamment de sites d’informations payants sur la météo, les données d’entreprises et les renseignements téléphoniques. 

« En septembre 2014, Google considère, par exemple, que le site payant annuaires-inverse.net est conforme à ses Règles relatives à la vente de services normalement gratuits. Pourtant, en janvier 2015, sans que le site ait modifié son modèle économique, Google suspend le site ». 

« Google AdWords n’autorise pas la promotion de la vente d’articles ou de services qui sont disponibles gratuitement ailleurs » avait opposé Google. Le gendarme de la concurrence avait dénoncé au contraire des règles appliquées de manière aléatoire, puisque d’autres sites proposant des services payants analogues n’avaient pas été suspendus. 

Sosh propose désormais la Livebox 5, les anciens clients peuvent en profiter

Maintenant que la Livebox 6 est proposée à certains clients Orange, les nouveaux abonnés à l'offre fibre de la marque low cost profitent de l’avant-dernière génération : la Livebox 5. 

Les anciens clients peuvent en profiter ; deux cas sont à distinguer : « les clients en migration depuis une offre ADSL pourront également en bénéficier sans frais supplémentaire, les clients déjà sur une offre Boite Sosh Fibre peuvent demander un changement de matériel, facturé 10 euros ».

La Boite Sosh est actuellement à 19,99 euros par mois pendant un an, puis à 29,99 euros par mois. Elle propose un débit symétrique de 300 Mb/s seulement, là où les offres Orange débutent à 500 Mb/s symétrique.

L’après Privacy Shield : le Comité européen de la protection des données précise ses points d’attentionCrédits : ADragan/iStock

Dans une déclaration, le Comité européen de la protection des données (EDPB) se réjouit de la conclusion d’un accord de principe entre la Commission européenne et les États-Unis pour le transfert transatlantique des données.

Selon lui, les engagements pris par les États-Unis, présentés par la Maison-Blanche comme « sans précédent », sont « un premier pas positif dans la bonne direction ».

Le gardien européen rappelle cependant qu'à ce jour, cet accord de principe « ne constitue pas un cadre juridique » sur lequel les transferts outre-Atlantique pourraient désormais se fonder. Les entreprises doivent donc continuer à appliquer les règles et exigences de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) à travers son arrêt Schrems II.

En attendant, l’EDPB veillera à ce que ce nouvel accord respecte le droit de l'UE et la jurisprudence de la CJUE en matière de vie privée et de protection des données. Il rappelle également à la Commission l’obligation de le consulter pour avis avant toute décision d’adéquation. 

L'EDPB prévient enfin qu’il sera particulièrement attentif à la question de savoir comment les parties garantiront « que la collecte de données personnelles à des fins de sécurité nationale soit limitée à ce qui est strictement nécessaire et proportionné », et assureront un recours effectif au profit des Européens.

Protonmail annonce « la plus grosse refonte » sur iOS et propose des adresses en @proton.me

La société explique qu’il y a des changements à tous les étages avec un « nouveau design affûté, un mode sombre et une interface facile à utiliser avec une vue par conversation ».

Tous les détails se trouvent dans ce billet de blog. L’application Android aura droit au même traitement de faveur « dans les mois à venir ». 

Dans le même temps, la société annonce l’arrivée de proton.me comme nom de domaine pour les emails. Là encore le fonctionnement est détaillé dans ce communiqué.

« Si vous avez déjà un compte ProtonMail, vous pourrez activer une adresse @proton.me gratuitement dans les prochains jours. Cela signifie que si votre adresse e-mail actuelle est john@protonmail.com, vous pourrez demander john@proton.me. Jusqu'au 30 avril, l'adresse @proton.me associée à votre nom d'utilisateur vous est réservée, personne d'autre que vous ne peut l'activer ».

e-Commerce : la justice européenne précise l’encadrement des boutons de commandesCrédits : alexsl/iStock

À partir de quand un consommateur est engagé dans la réservation d’une chambre réservée sur un site comme Booking ? 

Dès lors que le bouton de finalisation comporte « une mention facilement lisible et dénuée d’ambiguïté indiquant que le fait de passer la commande oblige le consommateur à payer le professionnel », répond la Cour de justice de l’UE. 

Préalablement, le professionnel doit en outre fournir au consommateur « les informations essentielles relatives au contrat » et l’informer « explicitement » qu’en passant cette commande, il sera tenu par l’obligation de paiement. 

La décision rendue hier concernait un internaute qui avait réservé des chambres sur Booking. S’il avait cliqué sur le bouton « je réserve » puis « finaliser la réservation », tout en renseignant ses données personnelles, il ne s’était pas présenté à l’hôtel le jour dit. L’établissement avait tout de même facturé 2 240 euros pour couvrir les frais d’annulation. 

Il reviendra aux juridictions allemandes, qui avaient saisi la justice de l’UE, de trancher le litige au fond.

Twitter déploie sa nouvelle interface pour ajouter des descriptions (ALT) aux images

Cette fonctionnalité n’est pas nouvelle, elle date de mars 2016. Mais elle ne semblait pas donner pleine satisfaction et le réseau social a reçu « de nombreux commentaires sur la façon de l’améliorer ».

En mars, une bêta de cette fonctionnalité revue et corrigée a été lancée pour 3 % des utilisateurs. Elle est désormais accessible à tout le monde. Le fonctionnement est détaillé sur cette page d’assistance, on l’on apprend notamment que la limite de texte est de 1 000 caractères. 

Reconnaissance faciale : l'Ukraine utilise aussi Clearview pour identifier des réfugiésCrédits : imaginima/iStock

Plus de 200 utilisateurs de cinq agences gouvernementales ukrainiennes auraient d'ores et déjà effectué plus de 5 000 recherches grâce au logiciel de reconnaissance faciale Clearview, rapporte le New York Times.

Des prisonniers de guerre et des soldats morts auraient ainsi été identifiés, ainsi que des réfugiés, de sorte de vérifier leur identité, mais l'article ne donne pas de chiffres précis. 

Pour rappel, Clearview se vante d'avoir aspiré (illégalement) plus de 20 milliards de photos sur les réseaux sociaux notamment, et de les mettre à disposition de 3 000 forces de l'ordre dans le monde entier.

Hoan Ton-That, le fondateur de Clearview, explique avoir eu l'idée d'offrir son logiciel aux autorités ukraniennes après avoir été confronté à des infox russes : « Je me souviens avoir vu des vidéos de soldats russes capturés et de la Russie affirmant qu'il s'agissait d'acteurs. Je pensais que si les Ukrainiens pouvaient utiliser Clearview, ils pourraient obtenir plus d'informations pour vérifier leur identité. »

Google Play veut bloquer l'installation des applications Android obsolètes

Google Play va empêcher les utilisateurs de terminaux Android de pouvoir installer des applications ne disposant pas de ses dernières fonctionnalités de confidentialité et de sécurité.

À compter du 1er novembre 2022, les applications devront « cibler le niveau d'API 31 ou supérieur » de Google Play et « s'adapter aux changements de comportement dans Android 12 ». Faute de quoi il ne sera plus possible de les installer.

« La bonne nouvelle est que la grande majorité des applications sur Google Play respectent déjà ces normes », précise le communiqué. « Pour les autres applications, nous savons que cela nécessitera une attention supplémentaire, c'est pourquoi nous informons les développeurs bien à l'avance et fournissons des ressources à ceux qui en ont besoin ».

Les nombreuses autres mises à jour des politiques et exigences de Google Play sont consultables sur cette page.

Fake news et diffamation : pour l’avocat général, Google doit procéder à des vérifications avant de déréférencerCrédits : marchmeena29/iStock

Deux personnes avaient réclamé le déréférencement sur Google Search d’articles publiés par un tiers (outre la suppression de plusieurs vignettes sur Google Image). 

Occupant des postes à responsabilité dans l’univers de la finance, elles dénonçaient des allégations erronées et des contenus diffamatoires. 

Dans ses conclusions rendues hier, destinées à éclairer la Cour de justice de l’UE dans son futur arrêt, l’avocat général Giovanni Pitruzzella estime que les deux internautes devraient en principe « fournir un commencement de preuve de la fausseté des contenus », dont elles sollicitent le déréférencement. 

Et il reviendrait alors au moteur de recherche de procéder à des vérifications sur l’inexactitude alléguée des données, par exemple en contactant l’éditeur de la page Web. Au besoin, il pourrait suspendre temporairement la page ou bien préciser, dans les résultats de la recherche, que la véracité des informations est contestée.

Twitter teste une fonctionnalité pour « quitter » des conversations

Comme son nom l’indique, Unmentioning vous permet de ne plus être mentionné dans une conversation. Seuls certains utilisateurs triés sur le volet y ont accès depuis la version web pour le moment. 

Une page récapitule toutes les conversations où vous êtes mentionné (@votre_pseudo) et une option permet de retirer cette mention, comme expliquée dans cette courte vidéo.

Aucun calendrier n’est précisé concernant la mise en ligne à grande échelle de cette fonctionnalité. 

RSF s’inquiète d’un nouveau projet de loi russe contre les médias étrangersCrédits : LegART/iStock

RSF « s'inquiète d'un nouveau projet de loi sur l'interdiction des médias étrangers en Russie », tweete l’ONG. 

La Douma, assemblée de la Fédération de Russie, annonce en effet qu’un projet de loi a été déposé pour permettre aux autorités russes d’apporter une réponse aux « actions hostiles à l’encontre de nos médias à l’étranger ». 

Le Procureur général de la Fédération de Russie pourra interdire sur le territoire de la Fédération les activités d'un média étranger « lorsqu'il est établi que des décisions hostiles ont été prises par des États étrangers en relation avec des médias russes distribués à l'étranger ».

Cette mesure permettra à l’autorité d’invalider l'enregistrement de n’importe quel média, notamment par la résiliation de sa licence audiovisuelle, en cas de diffusion de contenus illégaux, d’informations dangereuses, dont des informations considérées comme « non fiables ». 

Même décision en cas de contenus « visant à discréditer les Forces armées de la Fédération de Russie ou liées à l'introduction de sanctions politiques et économiques contre la Fédération de Russie par des États étrangers ». De la même manière, les journalistes impliqués pourront perdre leur accréditation. 

« L'objectif est d'introduire une réponse symétrique rapide aux actions hostiles contre les médias russes d’information » précise le projet de loi (PDF). « Tous les médias des pays qui ont, par exemple, interdit la diffusion du média d'État russe RT pourraient être potentiellement ciblés et leurs journalistes pourraient perdre leur accréditation » commente RSF. 

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