Lutte contre la contrefaçon : dans les coulisses de Priceminister

Nous rencontrons ensuite Jonathanf, spécialiste des « vendeurs -1 », en fait ces vendeurs suspects temporairement. Une fois qu’un vendeur est détecté par le système (plusieurs dizaines par jour), c’est lui qui va le dispatcher soit vers l’équipe commerciale s’il se comporte comme un commerçant (gros stocks, etc.), soit vers la cellule spécialisée parce qu’il a un stock de contrefaçons apparentes.

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Des annonces passées au crible d'un détecteur de mots clefs

Enfin, nous nous sommes entretenus avec le spécialiste des mots clefs chez Priceminister, qui permet de détecter les annonces douteuses. « A l’origine, c’était un système pour détecter dans les annonces les insultes, où ceux qui mettaient leurs numéros de téléphone, car nous modérons les échanges et les annonces. Nous utilisons un langage qui nous permet d’être plus flexibles et cibler des expressions sur un type de produit, ou sur un titre. Par exemple, une fiche iPod dans la rubrique MP3 et avec dans les commentaires choses comme « identiques », « semblables », « imitation », etc. tout ceci va nous donner une alerte, une suspicion. Tous les matins, nous validons ainsi un certain nombre d’annonces. Si c’est avéré, soit on supprime et on fait ce qu’il faut, soit, on transfert à notre responsable contrefaçon qui va regarder si le vendeur ne vend pas à d’autres, s’il s’agit un récidiviste, etc. ».

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Le système s’alimente aussi d’une base de données de références, notamment sur la téléphonie, où les contrefaçons avérées sont bien identifiées. La base est alimentée par la collaboration avec les marques, mais surtout par une veille technologique interne. « On connait assez bien le marché, on sait ce qui existe et sort. On prend les mesures préventives et assez souvent on fait remonter ces informations ». Photo, profil, prix, stocks alimentent la base de connaissance : « on n’aura jamais un 100%. Quelqu’un qui nous met le prix normal avec la photo d’un vrai produit et qui a un profil bien sous tout rapport… on n’a aucun moyen de savoir. On ne va pas non plus aller fliquer chaque personne, a fortiori s’il est utilisateur chez nous depuis longtemps. En dernier recours, il y a la garantie Priceminister ». Parfois, l’usage des mots clefs est facilité par l'originalité des contrefacteurs : « À une époque, on a vu des iPod Shuffle noir, un modèle qui n’existait pas. C’était radical ! ».

(Merci à toute l’équipe de Priceminister pour son accueil !).
par Marc Rees Publiée le 28/02/2009 à 12:10