Interview : Starforce répond

StarforceLa protection Starforce, qui arrive tout droit de Russie, a été mise au point par les ingénieurs d'une société créée en 1998, et s'est peu à peu étendue dans les différents pays européens et asiatiques, ainsi qu'en Amérique du Nord. Aujourd'hui, la société obtient de très bons résultats financiers, atteignant 1,5 million de dollars de chiffre d'affaires, soit 59 % de croissance depuis 2004, et 294 % depuis 2003. En pleine explosion, l'entreprise est déjà dominante chez elle en Russie, mais aussi en France (premier marché européen) où une grande majorité d’éditeurs lui a fait confiance (UbiSoft, Focus, Monte Cristo, EMME, Micro Application, Mindscape ou encore Laroussse), elle souhaiterait maintenant prendre plus d'importance aux USA.

La protection Starforce fait d'ailleurs beaucoup parler, sur nos forums, comme ailleurs. Beaucoup reprochent nombre de ses contraintes et défauts, dans un débat qui apparaît souvent comme unilatéral et sans réponse du principal intéressé, Starforce. Le sujet est particulièrement important, car il illustre l'une des problématiques de la loi DADVSI, qui est actuellement en discussion au Parlement.

Dans ce débat, Starforce semble rester en grande confiance. La société a même pu organiser un concours ouvert à tous, visant à démontrer ce qu’elle qualifie de « rumeurs », c'est-à-dire l'existence de problèmes matériels irréversibles avec sa solution. Un concours qui n'a toujours pas eu de gagnant et dont Starforce a d'ailleurs augmenté la récompense par deux fois : le pactole atteint aujourd'hui 10 000 dollars, et « ce n'est pas une blague ! » Du côté des éditeurs de logiciels clients de Starforce, la confiance règne aussi, et l'on réfute les critiques en soutenant l'efficacité de la protection.

Nous sommes donc allés recueillir l'avis du responsable de la protection Starforce en France, Olivier Duran. Un seul homme pour s'occuper de tout le marché national, contraint même de se faire le café lui-même, c'est dire... Je ne saurais que trop lui conseiller un bon stagiaire, taillable et corvéable à merci, et bouc émissaire efficace à ses heures perdues.
par Bruno Cormier Publiée le 26/01/2006 à 00:00