Histoire d'un pécéiste sous Mac OS X

Pour beaucoup d’utilisateurs de PC, l’univers des Mac représente une bizarrerie. Vu de loin comme un monde quelque peu élitiste mais élégant, on associe souvent des idées clairement préconçues à l’égard de ces machines étranges :
  • C’est beaucoup trop cher
  • On ne peut pas y faire tout ce que l’on veut
  • On ne peut pas vraiment s’en servir pour jouer
  • Ce n'est pas simple, c'est simpliste
  • On ne peut pas échanger de documents avec les possesseurs de PC
Certaines de ces remarques vous font sourire ? Remarquez, moi aussi. Comme tout un chacun, j’avoue une certaine faiblesse et je succombe parfois aux tentations des idées faciles, des pots-pourris d’avis et d’arguments venant d’un peu partout. Ah, mais si s’en rendre compte est un premier pas, agir est une étape plus délicate. Que faire…

Bien entendu, durant ces dernières années, j’ai eu régulièrement l’occasion d’approcher des Mac en tout genre. Ne m’étant pas spécialement penché sur les subtilités de l’environnement Mac OS X, l’ensemble ne m’avait pas paru déconcertant. Mais ma curiosité reçut un sérieux coup de pouce il y a quelques mois, quand je décidai subitement qu’il me fallait quelque chose de nouveau, disons une autre manière de voir les choses.

Par autre manière, je parle ici de toutes ces années passées sous différentes versions de Windows. Qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit : personne ne m’a obligé à rester sous Windows, et quand j’ai voulu aller voir ailleurs si l’herbe était plus verte, Linux s’est imposé comme une solution de choix. Mandriva, Ubuntu, Debian, Fedora : je n’ai aucune prétention de maîtriser l’une ou l’autre de ces distributions, mais si certaines m’ont fait une très bonne impression, j’avais toujours un sentiment… comment dire ? Qu’importe : un manque quelconque, dans l’organisation et l’utilisation.

De l’ensemble des grands systèmes d’exploitation, après avoir trimballé mon baluchon dans les terres de Microsoft et les royaumes linuxiens (où des forgerons gnomes me forgèrent la Bastard Sword Of Deletion) , il me restait à visiter de fond en comble les pommeraies immaculées de Steve Jobs. Mais là, je me rendis compte que je n’avais pas le choix : on ne pénètre pas impunément dans l’empire de la coopérative fruitière, et des frais de douanes étaient à prévoir, sans possibilité de contourner les gardes.

Les frais de douane, ce sont bien entendu ceux de la machine. Car ici, point de salut : pour pouvoir utiliser Mac OS X, il faut un Mac. Eh bien qu’à cela ne tienne, ce n’est pas ça qui va m’arrêter, je suis décidé. Plusieurs choix s’offraient alors à moi. Puisque je possédais déjà un PC équipé d’un écran Apple (Cinema Display 20’’), je pouvais acheter un Mac Mini, ou bien carrément passer au Mac Pro. Bon, entre performances et prix, il me fallait un équilibre plus prononcé. Alors tant pis pour mon PC actuel, ce sera un iMac 20 pouces avec un très chouette Core 2 Duo 2,16 GHz, 1Go de mémoire vive et un disque dur de 250 Go. L’offre classique vendue 1499 euros TTC.

imac imac
par Vincent Hermann Publiée le 10/04/2007 à 17:54