du 08 décembre 2017
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La fin de semaine est plutôt mouvementée pour le groupe Webedia, avec pour commencer une bonne nouvelle : l'annonce d'une prise de participation majoritaire dans Creators Media, un éditeur de « plateformes de divertissement digital et spécialisée dans la création de contenus sociaux ».

L'entreprise s'est ainsi fait une spécialité du « shoulder content », c'est-à-dire les « formats premium longs ou courts, pour promouvoir, soutenir et prolonger des événements (programmes TV, films au cinéma, compétitions sportives...) », tout un programme.

Concernant la chaîne ES1 dédiée à l'e-sport que le groupe souhaitait lancer le 1er décembre, les nouvelles sont un peu moins bonnes. Lors d'un colloque organisé par la Chaire Audiovisuel et Numérique de l'université Panthéon-Assas Paris 2, Veronique Morali, présidente de Webedia, expliquait que le projet prenait du retard.

La raison ? Le besoin de clarifier quelques points de droit. Il faut dire que l'annonce est intervenue avant que la chaîne n'ait obtenue l'accord du CSA. Or, le fait que l'e-sport ne soit pas reconnu officiellement comme un sport « peut poser un problème lors de la diffusion d’événements et la présence de marques à l’antenne » précise à SportBusiness Nathalie Sonnac, membre du CSA. De ce fait, la demande de convention de la chaîne n'a pas été validée pour le moment.

Aucune nouvelle date de lancement n'a pour le moment été communiquée.

Webedia rachète Creators Media, la chaîne ES1 prend du retard
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À découvrir dans #LeBrief
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En plus d'un portefeuille de crypto-monnaie, de nouvelles trotinettes ou d'un PC tout-en-un, Archos présente Hello : son « compagnon du quotidien » à poser sur une table ou un meuble de la maison.

Il dispose d'un écran IPS HD de 7 ou Full HD de 8,4 pouces suivant le modèle, d'une enceinte, de quatre micros, d'une caméra de 5 Mpixels, d'une connectivité Wi-Fi et Bluetooth. Il est animé par un SoC avec quatre cœurs (référence non précisée), avec 2 Go de mémoire vive et 16 Go de stockage. Il exploite Android 8 (Oreo) et intègre Google Assistant.

Il se place donc en face de solutions comme le Lenovo Smart Display et le LG ThinQ WK9 (tous deux avec Google Assistant), mais aussi du Echo Show lancé l'année dernière par Amazon. Hello peut fonctionner de manière autonome grâce à sa batterie de 4 000 mAh.

Il est « dessiné par les équipes de designers d'Archos à Paris » précise enfin le fabricant, sans indiquer où il est fabriqué. Il sera disponible cet été pour 129,99 euros en version de 7 pouces et 179,99 euros pour celle de 8,4 pouces.

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La structure derrière le réseau d'anonymisation de la navigation, Tor, a publié un appel à candidatures pour remplacer la directrice actuelle, Shari Steele. Cette dernière, qui avait travaillé 15 ans à l'Electronic Frontier Foundation (EFF), quittera ses fonctions dans le projet Tor à la fin de l'année.

35 personnes travaillent actuellement pour l'organisation. Leur nouveau directeur doit afficher un soutien public sans faille à la vie privée, être au fait de la culture du développement open source et être à la fois capable de construire une communauté et de lever des fonds.

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L’association française a prévenu récemment que tous les mots de passe des comptes Mageia avaient été réinitialisés, suite à un accès frauduleux de sa base LDAP.

Les mots de passe stockés étaient chiffrés, hachés et salés. Ils ne devraient donc pas être réellement en danger, s’ils étaient suffisamment complexes, le décryptage par force brute réclamant alors une grande puissance de calcul. De plus, Mageia a constaté que les hashs publiés ne correspondaient à ceux enregistrés de son côté.

La réinitialisation est donc une mesure de précaution. L’équipe invite à la prudence, particulièrement dans le cas où ce mot de passe aurait été réutilisé sur d’autres sites. Nous rappellerons pour notre part qu’idéalement, chaque service devrait avoir son propre mot de passe, aussi fort et complexe que possible.

Les gestionnaires de mots de passe peuvent être ici d’une grande aide (voir notre dossier).

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Ubuntu 18.04 est la prochaine mouture LTS (Long Term Support), et est donc à ce titre très attendue. Ce d’autant plus qu’il s’agira de la première LTS depuis l’abandon d’Unity et le retour complet vers GNOME.

Un point fait tout de même grincer quelques dents, comme l'indique OMGbuntu : l’installation d’un système neuf activera par défaut la nouvelle télémétrie. Canonical n’avait jamais jusqu’à présent récolté de données techniques sur les machines, précieuse source pourtant d’informations sur l’état du parc.

Ce mécanisme d’opt-out, jamais réellement bienvenu, laissait une question en suspens : qui des mises à jour ? Dustin Kirkland, de chez Canonical, a fini par répondre : pas de télémétrie par défaut, puisque les utilisateurs n’ont jamais donné leur accord précédemment.

L’éditeur réfléchit cependant à proposer une ergonomie commune pendant le processus d’installation. Dans le cas d’une nouvelle machine ou d’un formatage, la case serait cochée par défaut. Dans celui d’une mise à jour depuis une version plus ancienne du système, elle serait décochée. Après tout, un utilisateur mettant à jour peut vouloir aider Canonical avec quelques informations techniques.

Les données envoyées ne sont en effet pas si nombreuses : version d’Ubuntu installée, type de connexion, processeur, mémoire vive, GPU, constructeur de la machine, pays de résidence, temps d’installation du système, login automatique activé ou non, manière dont le disque a été partitionné, codecs tiers, et récupération ou non de mises à jour pendant l’installation. Pas d’informations identifiantes, comme l’adresse IP.

Canonical assure que ces données, très générales, seront anonymisées et aideront largement les développeurs. La télémétrie, même si elle fait parfois l’objet de mini-scandales (comme dans le cas de Windows 10, modifié depuis), renseigne en effet l’entreprise sur la manière dont le produit est utilisé. Il peut alors à ce titre orienter son futur dans une direction correspondant au plus grand nombre.

Enfin, et c’est un point important, Canonical avait ajouté dans son annonce que les données récoltées seraient dans tous les cas accessibles publiquement. L’éditeur publiera donc des statistiques, mais on ne sait pas encore à quelle fréquence.

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Les clients Azure, Dynamics 365 et Office 365 ont depuis cette nuit de nouveaux outils dans la console d’administration des services cloud. Microsoft fournit notamment un indice de risque sur les données hébergées, censé représenter le degré de conformité avec le RGPD.

On trouve également le Compliance Manager, qui affiche une vue de synthèse des services, avec pour chacun un score global et la possibilité d’obtenir des détails. Ces scores représentent un risque potentiel d’échec si des contrôles devaient avoir lieu. Comme nous l’avons largement expliqué dans notre explication du RGPD (parties 1, 2, 3), la responsabilité joue en effet un facteur clé.

Les outils de Microsoft doivent notamment aider les entreprises disposant d’infrastructures hybrides, c’est-à-dire mélangeant des services hébergés dans le cloud et d’autres sur site. Protection des données sensibles dans les applications, services et plateformes, utilisation des mêmes labels à travers toutes les solutions et détection des données personnelles sont également au programme.