du 06 février 2019
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En 2016, la Commission européenne dévoilait son code de conduite anti-haine. Cette semaine, elle affirme que sa quatrième évaluation « montre que cette initiative de la Commission porte ses fruits » :

« Actuellement, les entreprises des technologies de l'information évaluent 89 % des contenus signalés dans les 24 heures et 72 % des contenus considérés comme des discours de haine illégaux sont supprimés, contre respectivement 40 % et 28 % lors du lancement du code en 2016 ».

La Commission rappelle que quatre services ont décidé d'adhérer l'année dernière :  Google+, Instagram, Snapchat et Dailymotion. En ce début 2019, une nouvelle rejoint les rangs : la plateforme Webedia (jeuxvideo.com).

Dans un communiqué, Véronique Morali (présidence de Webedia) explique qu'avec cette adhésion au Code de Conduite européen, le groupe souhaite « être toujours plus transparent et construire, avec les autres plateformes membres, les garde-fous nécessaires à l’usage responsable » des services.

Webedia (Jeuxvideo.com) adhère au code de conduite anti-haine de la Commission européenne
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Selon le Financial Times repris par l'AFP, des chercheurs du géant du Net auraient brièvement publié un article sur un des sites de la NASA. Pour l'instant, aucune explication concernant son retrait n'a été donnée.

Leur ordinateur quantique de 53 qubits (des bits quantiques) aurait ainsi réussi à boucler en un peu plus de trois minutes un calcul qui aurait nécessité 10 000 ans sur le supercalculateur le plus puissant du monde.

On parle de suprématie quantique car la capacité de calcul dépasse largement celle d'un ordinateur traditionnel. Google a pour rappel l'ambition de franchir ce cap depuis longtemps ; c'était d'ailleurs l'un des objectifs de son CPU Bristlecone (72 qubits). Mais le géant du Net pensait alors que 49 qubits pouvaient suffire. 

Ce résultat resterait pour le moment cantonné à un calcul précis, mais il s'agirait  d'une « étape essentielle vers l'informatique quantique à grande échelle », affirmeraient les chercheurs dans la publication supprimée.

Pour Andrew Yang, entrepreneur et candidat à la Maison Blanche en 2020, ce n'est pas tout : « Cela signifie, entre autres choses, qu'aucun code n'est indéchiffrable »… en oubliant le chiffre de Vernam au passage.

Dans tous les cas, nous savions déjà depuis longtemps que l'ordinateur quantique mettrait à mal une partie des systèmes de chiffrement (surtout les asymétriques), mais la relève est déjà en place avec des algorithmes post-quantique en préparation chez de nombreux spécialistes… dont Google depuis plus de trois ans

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L’UODO, équivalente polonaise de notre CNIL, a infligé une amende de 2,8 millions PLN (sot 640 430 euros) à l’encontre d’un site de ventes de matériel informatique.

2,2 millions d’utilisateurs du site Morele.net avaient vu leurs informations personnelles s’évaporer dans la nature. Selon l’autorité de contrôle, les mesures organisationnelles et techniques destinées à assurer la protection des données n’étaient pas suffisantes. 

De même, « le site manquait de procédures appropriées pour faire face à l'émergence d'un trafic réseau inhabituel » prévient l’UODO qui a également tenu compte des risques pesant depuis pour les victimes.

Ces données concernaient les nom, prénom, numéro de téléphone, email et adresse de livraison. Pour 35 000 personnes qui avaient déposé un dossier de prêt, s’y ajoutaient le numéro de la pièce d’identité, les revenus, la situation matrimoniale, leurs obligations alimentaires, etc. 

Pour déterminer le montant de l’amende, le président de l’UODO a pris en compte plusieurs circonstances atténuantes, comme la réactivité de la société et sa bonne coopération. 

Le RGPD impose à son l'article 5 que les données personnelles soient « traitées de façon à garantir une sécurité appropriée ». Le responsable doit dès lors mettre en place les moyens nécessaires pour prévenir les risques à l'aide de mesures techniques ou organisationnelles adéquates. 

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La mouture Bedrock de Minecraft a reçu vendredi soir une fonction que nombre de joueurs attendaient : un atelier de création pour les skins, permettant de travailler l’apparence de son personnage.

Pour tester la fonction, il faut obligatoirement être dans le canal bêta et sur l’une des plateformes prises en charge pour l’instant : Windows 10, Xbox One et Android. Quand le créateur sera terminé, il sera diffusé aux autres plateformes, dont iOS et la Switch.

Les joueurs peuvent paramétrer de nombreux éléments de leur avatar, comme la taille et la forme du corps, changer les yeux, ajouter une barbe, modifier la forme des différents éléments du visage et ainsi de suite, le tout agrémenté d’une palette de couleurs.

Mojang ajoute que des accessoires sont également à disposition. Microtransactions oblige, certains seront payants, mais l’éditeur se veut rassurant : une grande majorité de l’offre est gratuite. 

De plus, les skins existants – importés depuis l’édition Java, achetés ou collectés – sont préservés. Ils sont normalement accessibles depuis l’interface du créateur. Les skins Steve et Alex sont eux aussi présents, et modifiables.

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 Selon France 3, un homme de 24 ans a été condamné à 5 mois de prison avec sursis. Son tort ? « Avoir filmé et diffusé sur le web des images tournées le 5 septembre, lors d'une manifestation de "Gilets Jaunes" » rapportent nos confrères de Bourgogne Franche-Comté 

Ce jour à Dijon, des manifestants s’en prennent à des gendarmes se trouvant derrière une barrière protégeant une caserne. Le manifestant a eu beau expliquer qu’il effectuait un travail journalistique, les magistrats n’ont pas été convaincus.

Il n’avait pas de carte professionnelle (elle n’est pourtant pas obligatoire) et portait lui-même un gilet jaune. 

C’est la législation anti-happy slapping qui a été utilisée à son encontre. L’article 222-33-3 du Code pénal considère comme complice des atteintes volontaires à l’intégrité d’une personne, celui qui enregistre ces images. Lorsqu’elles sont ensuite diffusées, l’auteur risque cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende. 

Le législateur a prévu deux exceptions, l’une journalistique, l’autre pour les besoins de la preuve en justice. Elles n’ont pas été retenues.

L’incrimination fut introduite dans notre droit en 2007 dans le projet de loi sur la prévention de la délinquance. Elle fut modifiée en 2014, lors de la loi pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes. 

À l’époque, le phénomène concernait notamment les établissements scolaires. « Nous remontent comme signalement au ministère environ un cas de happy slapping par semaine » expliquait-on au ministère de l'Education.

Seulement, le texte est rédigé en des termes plus généraux, comme le montrait d’ailleurs déjà les débats à l’époque qui dépassaient le cadre de la cour des collèges et lycées.

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L'affaire avait fait grand bruit en mars 2018 avec la fuite de données de 50 millions d'internautes. Bien évidemment, le réseau social avait rapidement promis d'enquêter et de faire le ménage dans ses applications et les autorisations accordées.

En mai 2018, 200 applications étaient ainsi suspendues, puis 400 en août de la même année. Vous trouvez déjà ce nombre élevé ? Ce n'est rien comparé au point d'étape de septembre 2019 avec « des dizaines de milliers » d'applications. Les raisons ne sont pas détaillées.

Elles ne proviendraient « que » de 400 développeurs différents : « Cela ne signifie pas nécessairement que ces applications constituaient une menace pour les personnes. Beaucoup d'entre elles n'étaient pas actives et étaient encore en phase de test quand nous les avons suspendues », explique Ime Archibong, un vice-président de Facebook. 

Facebook tente encore une fois de minimiser les chiffres : « Dans certains cas, nous avons complètement banni les applications. Cela peut se produire pour diverses raisons, notamment le partage inapproprié de données ou la mise à disposition publique de données sans protéger l’identité des personnes ». Aucun détail supplémentaire n'est donné.

Pour rappel, la société est toujours sous le coup de plusieurs enquêtes de différents organismes officiels aux États-Unis (SEC, ministère de la Justice, etc.). Fin août, la FTC infligeait une amende de 5 milliards de dollars à Facebook.