du 20 novembre 2018
Date

Choisir une autre édition

Blue Origin et SpaceX (entre autres) ne sont pas les seules sociétés voulant envoyer des satellites dans l'espace, Virgin Orbit veut également en être et vient de franchir une nouvelle étape.

La société de Richard Branson a sa propre idée pour y arriver : utiliser un Boeing 747-400 spécialement aménagé et baptisé Cosmic Girl comme rampe de lancement pour sa fusée LauncherOne.

Pour rappel, Virgin Orbit espère ainsi envoyer 300 kg de charge utile (en un ou plusieurs satellites) jusqu'à 500 km d'altitude. Son système ne permettra pas de lancer des satellites géostationnaires (36 000 km), mais tentera de réduire les coûts pour de petits lancements sur une orbite basse.

La société pousse ici à son paroxysme la réutilisation du « premier étage » puisque celui-ci prend la forme d'un Boeing 747-400 modifié. Durant le premier essai en vol du jour, LauncherOne est resté fixé sous l'aile de l'avion, sans allumer son moteur. La société espère aller dans l'espace l'année prochaine.

Virgin Orbit : premier vol pour LauncherOne, sous l'aile de Cosmic Girl
chargement Chargement des commentaires...

À découvrir dans #LeBrief
Copié dans le presse-papier !

La bibliothèque Bootstrap, open source et dédiée à tout ce qui touche au design de sites et applications, vient de paraître en version 4.3. On y trouve plusieurs nouveautés importantes, l’équipe en profitant pour annoncer des décisions radicales sur la future mouture 5.0.

On trouve plusieurs nouveaux utilitaires internes, notamment .stretched-link qui permet d’affecter automatiquement à une ancre la taille de son plus proche parent position: relative. On note aussi plusieurs améliorations, comme l’utilisation de null pendant la compilation CSS pour les variables héritant leur valeur d’autres éléments.

Le plus gros apport de Bootstrap 4.3 reste cependant l’arrivée des tailles de polices « responsive ». Dans ce mode, la taille est automatiquement calculée en fonction des dimensions de la surface d’affichage. Par exemple, un smartphone ou une fenêtre de navigateur que l’on redimensionne.

Toutes les propriétés font-size ont donc été basculées vers le mixin @include font-size(), la configuration Stylelint bloquant l’utilisation de l’ancienne propriété. Le mode responsive est cependant désactivé par défaut, et il faudra basculer la variable booléenne $enable-responsive-font-sizes pour l’obtenir.

En marge de cette annonce, l’équipe en a fait plusieurs autres sur Bootstrap 5.0, en préparation et a priori déjà bien avancé. Elle confirme par exemple le passage de Jekyll à Hugo pour tout ce qui touche à la documentation.

Bootstrap 5.0 abandonnera également jQuery au profit du classique JavaScript. La pull request est d’ailleurs presque prête. Il s’agit surtout selon l’équipe de se débarrasser de sa dernière grosse dépendance côté client. Elle promet des détails supplémentaires prochainement.

Copié dans le presse-papier !

Ubisoft a dévoilé hier soir ses résultats pour le troisième trimestre de son exercice 2018-2019. « Ubisoft a délivré une solide performance au cours d’un trimestre, comme attendu, particulièrement concurrentiel », résume Yves Guillemot, fondateur et PDG d'Ubisoft.

Dans la pratique, avec un chiffre d'affaires de 605,8 millions d'euros au troisième trimestre, l'éditeur est tombé pile dans ses prévisions. Ceci grâce à Assassin's Creed Odyssey qui s'est classé parmi les dix meilleures ventes de 2018, tout comme Far Cry 5.

Sur les neuf premiers mois de l'exercice, les revenus atteignent 1,36 milliard d'euros, en hausse de 13,5 % sur un an. Un score permis par la hausse des ventes dématérialisées (898 millions d'euros, en hausse de 34 %) et de la vente de contenus additionnels et de publicité (444 millions d'euros, en hausse de 39 %).

On notera enfin que contrairement à Activision Blizzard, l'éditeur ne profite pas de l'annonce de ce trimestre record pour s'engager dans des licenciements à grande échelle. Comme quoi, tout n'est peut être finalement pas si pourri dans l'industrie vidéoludique.   

Copié dans le presse-papier !

« C'est une fin turbulente pour ce qui fut une grande année ». C'est ainsi que Jensen Huang, fondateur et PDG de NVIDIA, résume le quatrième trimestre de son exercice 2019. Pour rappel, NVIDIA numérote ses exercices en fonction de l'année où il se termine, en l'occurrence ici, au 31 janvier 2019.

La marque au caméléon a enregistré un chiffre d'affaires de 2,205 milliards de dollars, en baisse de 24 % par rapport à l'an dernier. La marge brute a elle aussi fondu de 7,2 points pour atteindre 54,7 %. En y ajoutant des dépenses opérationnelles en hausse de 25 % sur un an, on obtient un coquet bénéfice net de 567 millions de dollars, mais en recul de 49 % sur 12 mois.

NVIDIA justifie cette contre performance par « la combinaison de stocks excédentaires dans les canaux de distribution post ruée sur les cryptomonnaies, et de la récente détérioration des conditions de marché ».   

Sur l'ensemble de l'exercice, le bilan est nettement plus favorable, avec un chiffre d'affaires de 11,7 milliards de dollars, en hausse de 21 %, tandis que la marge brute progresse de 1,5 point pour se nicher à 61,7 %. De quoi dégager un bénéfice net de 4,14 milliards de dollars, en croissance de 34 %.

En bourse, ces quelques nouvelles ont fait rebondir le cours de l'action NVIDIA de 5,3 % dans l'après-séance. À 162 dollars, elle retrouve le niveau qui était le sien avant le communiqué annonçant que les résultats seraient sans doute moins bons que prévu, publié il y a quelques semaines.

Copié dans le presse-papier !

JP Morgan Chase est devenue la première banque à créer sa cryptomonnaie maison, le JPM Coin. Celle-ci a pour particularité d'avoir sa valeur garantie à un dollar, et de cibler un marché très précis : celui des transferts d'argent interentreprises.

La banque y fait transiter chaque jour quelque 6 000 milliards de dollars, au travers du vieillissant réseau Swift, pouvant causer parfois des délais d'une journée pour la prise en compte d'une transaction. Avec son JPM Coin, la banque veut permettre à Facebook et à ses autres clients de pouvoir transférer quasi immédiatement les fonds nécessaires à leurs opérations, comme le versement des salaires dans le monde entier.

Le JPM Coin trouverait également un intérêt dans le domaine des smart contracts, très en vue dans le domaine de l'assurance. Ils permettraient là aussi de procéder instantanément à des versements lors de l'exécution d'un contrat, plutôt que de passer par le réseau bancaire classique et ses délais.

Il n'est pour l'instant pas prévu que les particuliers puissent se procurer des JPM Coin. Pour l'heure, la cryptomonnaie n'est qu'en phase de test grandeur nature avec quelques entreprises triées sur le volet.

Copié dans le presse-papier !

En mars dernier, le scandale Cambridge Analytica éclatait dans la presse (lire notre analyse). Plusieurs enquêtes officielles ont été lancées outre-Atlantique, notamment par la FTC.

Selon le Washington Post, le réseau social serait en train de négocier avec la Federal Trade Commission une amende record de « plusieurs milliards de dollars ». Elle mettrait un terme aux enquêtes sur les pratiques du géant du Net en matière de vie privée et inclurait l'affaire Cambridge Analytica.

Nos confrères expliquent que ce serait (et de loin) la plus grosse amende jamais infligée par la FTC à une entreprise technologique. L'actuel « record » est détenu par Google avec 22,5 millions de dollars « seulement ».

Facebook confirme au Washington Post être en discussion avec la FTC, mais refuse de donner le moindre détail supplémentaire. L'agence reste pour sa part muette.