du 11 décembre 2019
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Devant la Cour européenne des droits de l’homme, une Turque conteste son licenciement, alors qu’elle était employée au ministre de l’Éducation nationale. Selma Mélike avait eu le tort de cliquer sur le bouton « J’aime » sous des textes peu glorieux pour le parti au pouvoir. 

Le communiqué de la Cour dévoile plusieurs de ces messages dont : 

  • « À l’époque du CHP (Parti républicain du peuple, principal parti politique d’opposition) les enfants boiraient de la bière, à l’époque d’AKP (Parti de la justice et du développement, parti politique au pouvoir) les professeurs, les imams violent leurs élèves »
  • « Les journalistes sont placés en détention, le peuple kurde est massacré, ceux qui veulent marcher pour la justice sont arrêtés, mais ça ne suffit pas au fascisme, les assassins attaquent dans les rues comme s’ils s’étaient déchainés »

La justice turque a estimé que ces « Likes » n’étaient pas couverts par le droit à la liberté d’expression alors que « ces publications étaient de nature à perturber l’ordre et la paix dans le lieu de travail », selon le résumé de la Cour.

L’intéressée, qui conteste cette analyse, a attaqué la Turquie devant la CEDH. Il faudra attendre de longs mois, si ce n’est plus, avant d’espérer une décision. 

Virée pour un « like », une ex-fonctionnaire turque saisit la Cour européenne des droits de l’Homme
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