du 10 décembre 2018
Date

Choisir une autre édition

Vie privée : Facebook écope d’une amende de dix millions d’euros en Italie

Vendredi 7 décembre, l’Autorité de la concurrence italienne a révélé une amende de 10 millions d’euros infligée à Facebook, pour avoir utilisé les données d’internautes dans un but commercial. L’enquête, ouverte en avril, a été close le 29 novembre.

Facebook a enfreint les articles 21 et 22 du Code de la consommation, « trompant » les utilisateurs à l’inscription, sans les informer immédiatement et clairement que leurs données seront utilisées commercialement.

« Plus généralement, Facebook insiste sur la nature gratuite du service mais pas les objectifs commerciaux qui sous-tendent la fourniture du réseau social », écrit l’autorité dans son communiqué. Autrement dit, les internautes ne comprendraient pas forcément la contrepartie de cette gratuité.

En outre, Facebook ne distinguerait pas suffisamment la personnalisation du service et celle des publicités.

L’autorité condamne aussi la société pour la violation des articles 24 et 25 du Code de la consommation, pour une « pratique agressive », l’envoi de données à des tiers (pour des raisons commerciales) sans le consentement explicite des membres, le retrait causant une perte de fonctionnalités.

« Facebook présélectionne la capacité pour les utilisateurs d’accéder à des sites et applications tierces utilisant leur compte, permettant la transmission de leurs données aux sites et applications sans consentement explicite », estime l’institution. L’option peut seulement être désactivée, selon elle.

La société a répondu que les internautes ont « un contrôle total » de leurs données et compte clarifier la situation avec l’autorité.

chargement Chargement des commentaires...

À découvrir dans #LeBrief
Copié dans le presse-papier !

L'ESA rappelle qu'il s'agit de sa première mission consacrée à l’étude des exoplanètes. Le lancement à bord d'une fusée Soyouz est prévu entre le 15 octobre et le 14 novembre 2019.

Une fois dans l'espace, « le satellite observera les étoiles brillantes dont on sait qu’elles abritent des exoplanètes, en ciblant plus particulièrement les planètes d’une taille comprise entre celles de la Terre et de Neptune », explique l'agence spatiale européenne.

Copié dans le presse-papier !

Après le rover baptisé Rosalind Franklin, c'est au tour de la plateforme d'atterrissage d'avoir un petit nom : Kazachok, un choix fait par les Russes de Roscosmos. L'agence spatiale européenne explique qu'il signifie « petit cosaque » et qu'il s'agit d'une danse folklorique.

La plateforme est également arrivée à Turin, en Italie. Pour rappel, ExoMars 2020 est une initiative conjointe de l'ESA et de l'agence spatiale russe. Le lancement est prévu pour juillet 2020. Si tout se passe bien, une fois sur le sol martien, le rover quittera sa plateforme pour aller explorer la surface.

Copié dans le presse-papier !

La CISA (Cybersecurity and Infrastructure Security Agency), du département américain de la Sécurité intérieure, vient de publier une alerte anxiogène : des défibrillateurs implantables sont vulnérables à plusieurs failles de sécurité.

Selon le bulletin, les modèles connectés Medtronic seraient susceptibles d’être attaqués par des pirates ayant suffisamment de connaissances techniques et se trouvant près des personnes concernées. Selon le Star Tribune, 750 000 de ces appareils seraient concernés.

Les risques potentiels sont évidemment grands, puisque le ou les pirates auraient la main sur le fonctionnement du défibrillateur, pouvant dérégler l’appareil et donc entrainer un vrai danger pour le patient.

D'après Ars Technica, ces vulnérabilités ne sont pas nouvelles. Elles auraient été signalées en janvier 2018 à Medtronic par des chercheurs de Clever Security.

Les problèmes remontés étaient sérieux : pas de chiffrement, pas d’authentification et différentes failles permettant de capter sans problème les informations circulant entre le défibrillateur connecté et les appareils conçus pour en exploiter les données. En plus d’une action directe, il est donc simple de dérober des données médicales.

Medtronic ne s’était pas exprimée l’année dernière, mais le bulletin d’alerte de la CISA, accompagné d’une note de sévérité de 9,3 sur 10, a forcé l’entreprise à communiquer.

Selon le porte-parole Ryan Mathre, le risque est très faible et aucune exploitation de ces failles n’a été notée à ce jour. En outre, il faudrait selon l'entreprise des connaissances techniques particulièrement aiguisées pour détourner un défibrillateur de son rôle.

Pour chaque patient, un pirate devrait connaître le modèle précis implanté, quels changements pourraient réellement entraîner des conséquences, sur quels paramètres agir, les commandes télémétriques pour le faire, si tant est que le modèle permette ce genre de manipulation.

En accord avec la FDA (Food and Drugs Administration), Medtronic recommande donc que les patients et médecins continuent d’utiliser les appareils normalement. La société précisé toutefois qu’elle développe actuellement des mises à jour.

Copié dans le presse-papier !

Depuis plusieurs années, l'outil permet déjà de contrôler à distance son terminal mobile sous Android. Une mise à jour déployée cette semaine ajoute la prise en charge d'Android TV.

Les notes de version indiquent également que divers correctifs et améliorations ont été apportés, notamment un problème avec les terminaux sous Android 8 (Oreo) ou une version plus récente du système d'exploitation.

Copié dans le presse-papier !

Après un énième retard annoncé début février par la NASA, le premier lancement de la capsule CST-100 (Crew Space Transportation) Starliner de Boeing était programmé pour avril. Selon des sources de Reuters, il faudra finalement attendre le mois d'août.

Pour rappel, cette capsule est prévue pour envoyer des humains dans l'espace et sur la Station spatiale internationale. Ce premier vol test sera par contre inhabité. La capsule Crew Dragon de SpaceX a pour sa part réussi cette première étape avec succès.

Ce décalage de trois mois entraine aussi un même glissement de la date du premier lancement habité. Il est désormais prévu pour novembre, au lieu d'août. Interrogé par nos confrères, un porte-parole de Boeing a refusé de commenter.