du 10 septembre 2019
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La semaine dernière, l'Autorité de la concurrence déboutait Kosc en affirmant qu'« aucun élément ne permet[ait] de caractériser le non-respect par Altice France de ses engagements » dans la vente du réseau DSL de Completel.

De son côté, Kosc ne décolère pas : le fournisseur d'accès « récuse la décision rendue par l’Autorité de la Concurrence en faveur de SFR et  déplore l’abandon de la régulation du marché de gros ».

La société ne compte pas en rester là : « la lenteur et les carences de l’instruction du dossier ainsi que les manquements volontaires de SFR et le non-respect de ses engagements afin de retarder le transfert effectif du réseau Completel acquis en 2016, Kosc Telecom annonce saisir le Conseil d’État » en s'appuyant sur « de nombreuses irrégularités qui ont émaillé le suivi du dossier ».

Kosc détaille un peu et donne quelques éléments de son dossier :

« En 2018, l’Arcep constate les manquements volontaires d’Altice et le non-respect de ses engagements destinés à retarder le transfert effectif du réseau Completel et provoque une autosaisine de l’Autorité de la Concurrence.

Ce n’est que face à la montée de la pression médiatique et des questionnements de nombreux élus que l’Autorité de la Concurrence précipite le rendu de sa décision pour la publier le 6 septembre 2019, quelques jours seulement après le refus de la Banque des Territoires de souscrire à une nouvelle augmentation de capital. Un refus de toute évidence motivé par des informations émanant de l’Autorité de la Concurrence, en parfaite contravention avec le secret de l’instruction. »

Suite à la décision de la Banque des Territoires de ne pas réinvestir, l'opérateur serait maintenant « la cible privilégiée d’une acquisition hostile ». 

Vente du réseau DSL de Completel (SFR) : débouté par l'ADLC, Kosc va saisir le Conseil d’État
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Microsoft a publié hier soir la version finale de son environnement .NET Core 3.0, attendu de pied et ferme et devant jouer un rôle majeur dans la stratégie de l’éditeur.

.NET Core est pour rappel un « reboot » presque complet de l’environnement .NET, cette fois open source (licence MIT) et multiplateforme (Linux, macOS, Windows…). Toutes les technologies associées sont également open source, comme tout (ou presque) ce qui touche au développement désormais (Visual Studio est la plus grosse exception).

.NET Core 3.0 est une version majeure à plusieurs égards. Selon Microsoft, elle est prête pour la production depuis plusieurs RC (release candidates) et ses performances sont largement améliorées. Elle supporte C#8 et F# 4.7 et intègre la bibliothèque .NET Standard 2.1.

Cette dernière contient pour rappel l’ensemble des interfaces de programmation accessibles à l’environnement .NET. La version 2.1 est sortie en novembre 2018 et ajoutait alors environ 3 000 API supplémentaires aux 32 000 que comptait déjà la version 2.0 (contre 13 000 pour la 1.0).

La plus grosse nouveauté cependant de .NET Core 3.0 est sa prise en charge des applications Windows Desktop, pour les projets WinForms comme WPF. Ce qui ouvre la voie, pour les développeurs, à un lot d’API beaucoup plus récentes que Win32 pour les applications natives (puisque .NET Core dispose de cette compilation), même si la parité fonctionnelle n’est pas encore complète.

Autre apport, lié d’ailleurs au précédent, les applications .NET ont désormais des exécutables par défaut et ne réclament donc plus de ligne de commande pour être lancées.

Dans la catégorie performances, Microsoft note tout particulièrement les progrès faits sur le ramasse-miettes. Il consomme moins de mémoire, « souvent beaucoup moins » selon l’éditeur. Il utilise également mieux les cœurs multiples, surtout sur les machines présentant 64 cœurs et davantage.

Parmi les autres améliorations, citons un renforcement (hardening) spécifique pour Docker, le support des Raspberry Pi et des puces ARM pour le développement IoT, l’ajout d’API « hautes performances » pour JSON, ou encore l’arrivée d’ASP.NET 3.0. Nouveauté principale de ce dernier, Blazor, qui permet le développement de pages WebAssembly depuis C# plutôt que JavaScript.

La disponibilité est immédiate et Microsoft encourage les développeurs à mettre à jour leur environnement. De nouvelles versions sont disponibles pour Visual Studio, Visual Studio pour Mac et Visual Studio Code, obligatoires pour pouvoir exploiter .NET Core 3.0 et les technologies associées.

Les plateformes supportées (versions minimales) sont actuellement : Alpine 3.9, Debian 9, openSUSE 42.3, Fedora 26, Ubuntu 16.04, RHEL 6, SLES 12, macOS 10.13, Windows 7 SP1 et Windows Server 2012 R2 SP1. .NET Core 3.0 sera également disponible pour RHEL 8.0 dans Application Streams.

Une version 3.1 est déjà prévue pour novembre. Cette mouture sera LTS (support d’au moins trois ans) et facilitera les scénarios de cohabitation entre codes C++ et C#. Microsoft estime cependant qu’il n’est pas nécessaire d’attendre, ne serait-ce que pour s’habituer aux nouveautés.

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Des scientifiques chinois ont mis au point un appareil photo de 500 mégapixels, rapporte Global Times Il peut par exemple capturer des milliers de visages pour ensuite identifier les personnes par reconnaissance faciale.

Selon China News Service, il a été développé par l’université de Fudan, l’institut d’optique et l’académie chinoise des sciences, tous installés à Changchun, dans le nord-est du pays.

« Par exemple, rapportent nos confrères, dans un stade avec des dizaines de milliers de personnes, l’appareil peut prendre une photo panoramique avec l’image de chacun des visages ». Couplé à une intelligence artificielle, le système peut identifier instantanément une cible, en temps réel.

La reconnaissance faciale déboule dans toutes les strates du quotidien. Selon Le Quotidien du Peuple, Shenzhen a installé un système de paiement par reconnaissance faciale dans le métro. 

« Ayant pour objectif d'améliorer l'efficacité et l'expérience de voyage, le système a été lancé sur les 18 stations de la ligne de métro, avec un total de 28 guichets automatiques et 60 distributeurs de billets déjà installés ».

Dans le même temps, l’expérimentation chinoise du système du crédit social entend distribuer des bons et mauvais points aux citoyens, ceux ayant de mauvaises notes subissant alors des restrictions pour leurs déplacements. 

« L’an dernier, les tribunaux chinois ont émis pas moins de 17,46 millions d’interdictions de prendre l’avion et 5,47 millions d’interdictions de prendre le TGV, d’après le Centre d’information national du crédit social » rappelle Ouest-France.

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Après le démontage de l'iPhone 11 Pro Max, iFixit a décidé de mettre en pièces le modèle  « d'entrée de gamme » : l'iPhone 11. Sans grande surprise, les points positifs et négatifs sont proches entre les deux smartphones, comme la note finale : 6 sur 10. 

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L'institut explique que ce système repose sur « un accompagnement global et de bout en bout pour soutenir les projets de création de startups Deeptech, notamment ceux portés par des jeunes qui rejoignent l’institut ou ses partenaires académiques de la recherche publique pour enrichir leur parcours scientifique ». Bpifrance rappelle que Deeptech désigne les jeunes pousses proposant « des produits ou des services sur la base d’innovations de rupture ». 

Inria souhaite ainsi attirer les « talents entrepreneuriaux » avec l'objectif d'accompagner « 100 projets par an (postdocs création d’entreprise, stagiaires entrepreneurs, entrepreneurs en résidence) ». Startup Studio est dirigé par Sophie Pellat et Hervé Lebret. Ce projet s'inscrit dans le cadre du partenariat annoncé le 5 juillet entre Bpifrance et Inria.

Ce dernier en profite pour expliquer qu'il est désormais labellisé French Tech Seed, un fonds dédié aux « TPE innovantes en amorçage ». 

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Microsoft l'annonce via son compte Twitter. La conférence se tiendra ce soir à 00h00 et parlera notamment de l'événement X019 prévu à Londres du 14 au 16 novembre.

Il sera également question du service de streaming maison, xCloud, et de l'offre par abonnement Game Pass. Tom Clancy’s Ghost Recon Breakpoint sera également à l'honneur. 

Une retransmission en direct sera proposée sur la plateforme maison de Microsoft : Mixer.