du 10 septembre 2019
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Urgences : bientôt une plateforme avec estimation du temps d’attente

Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la santé, a présenté hier son « pacte de refondation des urgences », censé répondre aux nombreux mouvements de grève en cours depuis plusieurs mois au sein des hôpitaux français. Plus de 750 millions d’euros de « moyens supplémentaires » sont ainsi censés être engagés sur la période 2019-2022.

Parmi les mesures annoncées, figure l’instauration d’un nouveau « service d’accès aux soins » (SAS), présenté comme « un service distant universel pour répondre à toute heure à la demande de soins des Français ». « D’ici l’été 2020, promet l’exécutif, les Français disposeront d’un service disponible par différents canaux – que ce soit en ligne ou par téléphone – qui fournira l’information et l’orientation sur tout le territoire pour toutes leurs questions de santé. »

En fonction des besoins de chaque patient et de l’urgence de chaque situation, cette sorte de plateforme permettra d’obtenir soit une réponse médicale, soit un rendez-vous avec un généraliste dans les 24 heures, soit une téléconsultation, soit d’être orienté vers un service d’urgence (ou de recevoir une ambulance).

« Le SAS intègrera également un outil en ligne cartographiant les structures disponibles à proximité de chez soi pour répondre à sa demande de soins : cabinet médical ou paramédical, pharmacie de garde, service d’urgence avec estimation du temps d’attente pour les soins courants etc. »

Une « organisation cible » de ce nouveau service sera définie en novembre, « en concertation étroite avec l’ensemble des parties prenantes », afin que le SAS soit opérationnel l’été prochain.

Autre mesure : l’intégration, « début 2020 », de la vidéo à distance dans tous les SAMU. « Les personnes appelant le SAMU pourront, en fonction de leur situation, basculer vers un appel vidéo, explique l’exécutif. En effet, l’apport de la vidéo améliorera significativement la qualification des appels et permettra, ainsi, d’orienter plus finement les patients vers l’offre de soins adaptée à leur état, le cas échéant vers une prise en charge alternative aux urgences. »

Le ministère de la Santé affirme que « les solutions techniques et sécurisées sont déjà prêtes, avec l’utilisation d’un portail web permettant aux médecins régulateurs de déclencher à distance la caméra du téléphone portable des appelants, avec leur accord ».

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