du 11 mars 2019
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Une sénatrice américaine veut démanteler les GAFAM pour restaurer la concurrence

Les GAFAM sont dans l’œil de la sénatrice démocrate Elizabeth Warren, qui sera candidate aux prochaines élections présidentielles américaines. Elle estime que ces entreprises ont « trop de pouvoir sur notre économie, notre société et notre démocratie ».

Selon la sénatrice, « elles ont détruit la compétition, utilisé nos informations privées pour leur profit », utilisant leurs vastes moyens pour « écraser les petites entreprises et l’innovation » et substituant au passage « leurs intérêts économiques aux intérêts plus larges des Américains ».

Ce qu’elle propose ? Tout simplement de les casser en plusieurs morceaux. Serait visée toute structure engrangeant un chiffre d’affaires d’au moins 25 milliards de dollars et proposant une place de marché, d’échange ou une plateforme pour connecter de tierces parties. Tout ce qui s’apparente selon elle à un service public.

Si elle devait être présidente, son programme imposerait une séparation obligatoire entre contenu et contenant. Chaque entreprise serait tenue de respecter un nouveau standard d’interactions « justes, raisonnables et non-discriminatoires » avec les utilisateurs, avec interdiction de transfert de leurs données vers d’autres structures.

Pas question non plus de laisser ces mastodontes engloutir certaines entreprises, pour éviter des rachats qu’elle juge anticoncurrentiels.  Deux cas emblématiques sont présentés : Facebook pour Instagram et WhatsApp, Google pour Waze et DoubleClick. Elle reproche aux autorités compétentes de ne pas avoir pensé aux effets délétères à long terme.

Elle ne veut pas non plus que les sociétés fournissant des services de place de marché les utilisent pour leurs propres besoins. Amazon tient une place prépondérante dans son argumentaire, braquent les projecteurs sur le conflit d’intérêt avec sa propre marque Amazon Basics. Les tactiques de Google sont également fustigées.

Elle veut rendre à ces services la neutralité qu’ils n’ont plus selon elle, afin que cesse une dépendance toujours plus croissante. Là encore, Amazon et Google sont cités en exemples flagrants.

Ses objectifs – accroître la concurrence et protéger les données personnelles – se heurteraient toutefois à certains obstacles majeurs.

Outre l’élection présidentielle elle-même et les vastes campagnes de lobbying qui ne manqueront pas de l’accompagner, la sénatrice aura nécessairement besoin du Congrès américain, puisque le programme sera réalisé à travers la loi. Les nominations des chefs antitrust doivent également être confirmées par le Sénat.

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À découvrir dans #LeBrief
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En ce 22 mars, deux éléments indispensables à notre vie sont à l'honneur. Le CNRS en profite pour mettre en ligne des articles de recherche sur divers questions autour du sommeil : « Pourquoi dormons-nous ? Que se passe-t-il alors dans notre corps ? D’où viennent les rêves ? ».

Comme chaque année, l'Institut National du Sommeil et de la Vigilance – une association de loi 1901 fondée en 2000 sous l’impulsion de la Société Française de Recherche et Médecine du Sommeil – se mobilise évidemment pour cette 19e journée du sommeil.

De son côté, la journée mondiale de l'eau est elle reconnue par les Nations Unies. Elle est célébrée depuis 1992 et placée cette année sous le thème : « Ne laisser personne de côté ».

Pour l'ONU c'est l'occasion de rappeler que « 2,1 milliards de personnes ne disposent pas d'eau potable chez elles ». L'Organisation indique aussi que, depuis 2010, elle a reconnu que « le droit à l'eau potable et à l'assainissement est un droit de l'homme, essentiel à la pleine jouissance de la vie et à l'exercice de tous les droits de l'homme ».

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Le régulateur explique que son « tableau de bord trimestriel vise à mettre en lumière l’état des déploiements des opérateurs mobiles au regard de ces nouvelles obligations de déploiement ». Il a été mis à jour pour intégrer les données du quatrième trimestre 2018.

Les informations sont également disponibles en open data sur cette page.

Dans le même temps, un arrêté ministériel publié ce matin au JO définit « les premières listes des zones à couvrir pour l’année 2019 ». Une centaine de zones sont ainsi mises en avant. Une consultation publique avait été lancée en février, justement pour définir les zones à couvrir en priorité pour 2019.

« Dans chaque zone, les opérateurs désignés sont tenus de fournir des services de radiotéléphonie mobile et d'accès mobile à très haut débit [...] au moyen de l'installation de nouveaux sites dont le nombre est défini en annexe, en vue notamment d'assurer la couverture des points d'intérêt de la zone ».

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L'ESA rappelle qu'il s'agit de sa première mission consacrée à l’étude des exoplanètes. Le lancement à bord d'une fusée Soyouz est prévu entre le 15 octobre et le 14 novembre 2019.

Une fois dans l'espace, « le satellite observera les étoiles brillantes dont on sait qu’elles abritent des exoplanètes, en ciblant plus particulièrement les planètes d’une taille comprise entre celles de la Terre et de Neptune », explique l'agence spatiale européenne.

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Après un énième retard annoncé début février par la NASA, le premier lancement de la capsule CST-100 (Crew Space Transportation) Starliner de Boeing était programmé pour avril. Selon des sources de Reuters, il faudra finalement attendre le mois d'août.

Pour rappel, cette capsule est prévue pour envoyer des humains dans l'espace et sur la Station spatiale internationale. Ce premier vol test sera par contre inhabité. La capsule Crew Dragon de SpaceX a pour sa part réussi cette première étape avec succès.

Ce décalage de trois mois entraine aussi un même glissement de la date du premier lancement habité. Il est désormais prévu pour novembre, au lieu d'août. Interrogé par nos confrères, un porte-parole de Boeing a refusé de commenter.

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Des chercheurs ont révélé que Steam contenait une faille qui, exploitée, pouvait permettre une exécution de code arbitraire sur la machine.

La faille résidait dans toutes les versions du client, mais les chercheurs ne sont arrivés à l’exploiter que sous Windows. Les chances de succès étaient d’environ 0,2 % à chaque fois. Le chiffre peut paraître faible, mais les chercheurs évoquent une victime toutes les 512 tentatives, un ratio bien assez dangereux.

La vulnérabilité se situait dans le navigateur de serveurs. Ce dernier permet aux joueurs de chercher un serveur disponible pour certains jeux, dont CS:GO, Half-Life 2 et Team Fortress 2. Les chercheurs ont montré qu’il était possible d’y placer un serveur malveillant.

Valve a été averti du problème en décembre et a corrigé depuis la faille sur l’ensemble des plateformes. Les chercheurs ont été récompensés de 15 000 dollars, auxquels est venue s’ajouter une prime de 3 000 dollars.

On ne sait cependant pas si la faille a eu le temps d’être exploitée, ni Valve ni les chercheurs n’abordant ce point.