du 10 janvier 2019
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Une faille dans les URL de Google permet de tromper les résultats d’une recherche

Wietze Beukema, un mordu de cybersécurité, a trouvé une petite faille sur Google qui permet de tromper la présentation des résultats d’une recherche. Elle exploite une variable du Knowledge Graph qu’il suffit d’ajouter à l’extrémité d’une autre URL.

Le Knowledge Graph est un encart affiché pour fournir lors d’une requête, des informations supplémentaires provenant d’autres sources comme Wikipédia. En piochant le paramètre « &kgmid » relatif à ces données complémentaires, Google affichera une partie des résultats de la requête A aux réponses à une requête B.

Comme expliqué sur Twitter, avec ce méli-mélo, on fera dire au moteur que « Marlène Schiappa » est « la personnalité préférée des #GiletsJaunes ». Ou encore qu’ « Alexandre Benalla » est le professeur de boxe de « Didier Andrieux ».

Selon Techcrunch, l’entreprise américaine corrigerait actuellement cette brèche, véritable appeau à LOL ou fausses informations.

MàJ 11/01/2019 : la faille a été corrigée cette nuit. 

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À découvrir dans #LeBrief
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Il n'y a plus grand chose sur les chaînes YouTube de Machinima. L'ensemble des vidéos publiées par ces chaînes ont été rendues privées, ce qui en empêche le visionnage. Seules subsistent quelques vidéos produites sur des chaînes tierces, qui meublent quelques listes de lecture. Plus de sept années de contenus sont devenus inaccessibles.

Ce changement survient quelques mois après le rachat de Warner Bros Digital Network par l'opérateur AT&T, nouveau propriétaire du MCN Machinima. Celui-ci a été absorbé en interne par le MCN maison Fullscreen, piloté par une filiale nommée Otter Media.

Contactée par Kotaku, Otter Media explique que ce contenu sera prochainement distribué sur de nouvelles chaînes, d'ici quelques mois. En attendant, les créateurs de ces vidéos semblent ne pas avoir été mis au courant en amont de ces changements, et la grogne monte.

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Il y a deux semaines, le télescope de l'espace subissait une nouvelle panne, sur sa caméra WFC3. Elle s'était alors désactivée automatiquement.

Depuis la fin de semaine dernière, elle est « pleinement de retour à son état opérationnel et a terminée ses premières observations scientifiques », indique la NASA. L'agence ne donne par contre aucun détail supplémentaire.

Pour rappel, la WFC3 a été installée en 2009, lors de la dernière mission de maintenance. À ce jour, elle a mené plus de 240 000 observations et c'est l'instrument le plus utilisé sur le télescope.

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Selon le Wall Street Journal, plusieurs autorités se sont rencontrées pour discuter d’une « amende record » contre le réseau social. Il est accusé d’avoir enfreint un accord contraignant avec la Commission fédérale du commerce (FTC) de 2011, dans lequel il s’engageait à ne pas tromper les internautes sur l’utilisation de leurs informations et à mettre en place des contrôles externes.

Depuis la révélation de l’affaire Cambridge Analytica en mars 2018, la question de cet accord est clairement posée. Facebook assure le respecter, malgré le partage de données de près de 87 millions d’utilisateurs via des applications, jusqu’en 2014. L’immense majorité sans consentement explicite.

La FTC enquête sur Facebook depuis l’an dernier. Selon le WSJ, l’amende prévue serait bien supérieure aux 22,5 millions de dollars infligés à Google en 2012, sur le contournement de mesures de protection de la vie privée de Safari.

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Il aura fallu du temps, mais c’est désormais chose faite : la révision de Messenger est en cours de déploiement généralisé. Bien que tout le monde ne l’ait pas encore (les commentaire sur l’App Store et le Play Store le montrent), elle devrait être globalement disponible d’ici quelques jours.

Il s’agit bien du fameux remaniement de l’interface présenté par Facebook lors de la conférence F8… de mai 2018. L’éditeur aura donc particulièrement pris son temps, avec une première phase de déploiement limitée en octobre, suivie d’une diffusion au compte-goutte.

En plus de moderniser l’interface avec des bulles de couleurs vives – qui ne sont pas sans rappeler Skype – Messenger se veut plus simple. On ne trouve plus en bas que trois onglets : Discuter, Personnes et Explorer. Moins de détours, plus de discussions.

Les autres fonctionnalités sont toujours présentes, mais rassemblées dans les quatre points que l’on trouve à gauche de la barre dans chaque conversation, juste avant l’appareil photo et le choix de l’image.

On attend désormais que Facebook poursuivre sur ses promesses, notamment d’un mode nuit automatique.

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Au Palais des congrès de Souillac dans le Lot, devant les maires réunis pour le deuxième acte du grand débat national, Emmanuel Macron a plaidé pour une fin progressive de l’anonymat.

Par « hygiène démocratique du statut de l’information », le chef de l’État estime « qu’on doit aller vers une levée progressive de toute forme d'anonymat et (…) vers des processus où on sait distinguer le vrai du faux et où on doit savoir d’où les gens parlent et pourquoi ils disent les choses ». Selon lui, une telle levée, « participe de cette transparence » car « aujourd’hui, on a beaucoup d’informations, tout le temps, mais on ne sait pas d’où elle vient. »

Nul ne sait exactement ce qui est projeté. Néanmoins, en novembre dernier lors de son discours pour l’« appel de Paris pour la confiance et la sécurité dans le cyberespace », le même avait considéré que « nos gouvernements, nos populations ne vont pas pouvoir tolérer encore longtemps les torrents de haine que déversent en ligne des auteurs protégés par un anonymat devenu problématique ».

Sur l’anonymat en particulier, il affirmait alors qu’il doit « continuer à permettre la liberté d'expression », néanmoins, « il ne doit pas permettre à des criminels ou des terroristes d'échapper aux poursuites ». Et Emmanuel Macron de vanter l’essor de voies de coopérations judiciaires efficaces « pour lever cet anonymat et rechercher des preuves électroniques lorsqu'elles existent ».

Plus tôt, lors de la présentation du plan Macron-May, le président de la République voulait cette fois s’attaquer au chiffrement, avec la volonté d’« améliorer les moyens d’accès aux contenus cryptés, dans des conditions qui préservent la confidentialité des correspondances, afin que ces messageries ne puissent pas être l’outil des terroristes ou des criminels » (la page en cache, la page initiale étant introuvable).

On remarque, dans la bouche présidentielle, un glissement d’une fin de l’anonymat plaidée d’abord pour des raisons de lutte contre la criminalité, au rêve de savoir « d’où les gens parlent et pourquoi ils disent les choses ».