du 17 novembre 2017
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Un sénateur s’empare de la question des loot boxes

Jérôme Durain, sénateur socialiste de Saône-et-Loire a transmis hier une question écrite à l’Arjel et à Mounir Mahjoubi, le secrétaire d’État au numérique sur l’un des sujets chauds du moment : les loot boxes.

Citant un dossier publié dans Canard PC et la récente polémique sur Star Wars Battlefront II, il souligne les interrogations des joueurs sur « les effets délétères de la généralisation des micro-transactions dans le monde du jeu vidéo ».

S’il n’estime pas nécessaire de mettre en place une législation spécifique sur le sujet, il demande à l’Arjel si elle serait en capacité de recenser les probabilités de gain derrière la mécanique des loot boxes, comme cela peut déjà être le cas dans certains pays comme la Chine. Il appelle également le secteur à « une auto-régulation rapide et sincère ».

Pendant ce temps, en Belgique, la Commission des jeux de hasard s’est saisie d’une enquête couvrant le cas de deux jeux : Star Wars Battlefront II et Overwatch. Selon son directeur, Peter Naessens, si la progression dans ces jeux est dépendante du contenu de coffres aléatoires et payants, il s’agirait alors de jeux de hasard nécessitant une permission spécifique.

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À découvrir dans #LeBrief
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L'institut Gartner s'est livré à quelques prédictions sur les changements qui pourraient être observés dans le domaine du numérique dans les cinq prochaines années.

L'intelligence artificielle y figure en bonne place, Gartner estimant par exemple que les services d'urgence médicale aux États-Unis pourraient économiser 20 millions de déplacements en plaçant les malades chroniques sous des soins gérés par une IA.

Côté blockchain, l'institut estime que d'ici 2021 que 75 % des blockchains publiques seront « empoisonnées » avec des données personnelles, ce qui les mettrait en violation des lois sur la vie privée. Les analystes insistent : ces éventuels problèmes doivent être pris en compte dès la création du système afin de permettre l'effacement de ces données sans compromettre l'intégrité de la chaîne.

Le RGPD et ePrivacy sont également au centre des préoccupations de Gartner qui estime que d'ici cinq ans, ces lois sur la vie privée vont remettre en question le modèle publicitaire sur Internet. A contrario, en 2021, les scandales liés à des brèches de sécurité sur les réseaux sociaux ne devraient plus avoir le moindre impact durable sur la présence de leurs utilisateurs, principalement en raison du manque de concurrence dans le secteur.

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Régulièrement, les studios et éditeurs lancent des tests de charge pour leurs services en ligne peu avant le lancement d'un titre majeur. Bethesda ne fait pas exception et a procédé ainsi il y a quelques jours avec Fallout 76.

Les joueurs participant à ces tests doivent signer un accord de non-divulgation leur interdisant formellement de diffuser la moindre image du jeu, de partager la bande son, ni même de laisser quiconque les regarder jouer chez soi ou de tout simplement parler du contenu du test.

L'un d'eux a toutefois tenté le diable en partageant une vidéo de 90 secondes sur Twitter, prise lors de l'un de ces galops d'essai. Vidéo durant laquelle son gamertag était visible quelques secondes…

Le châtiment fut sans appel. Le contrevenant a vu ses abonnements Xbox Live Gold, Xbox Game Pass ainsi que son accès Xbox Insider suspendus jusqu'au 1er janvier prochain, en plus d'un bannissement de tout test sur Fallout 76 d'ici au lancement du jeu. Jeu dont il ne pourra pas profiter sur la console dès sa sortie, puisqu'il requiert un abonnement Xbox Live Gold actif.

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À l'occasion de son événement Playtime, le groupe a présenté plusieurs améliorations pour développeurs.

L'App Bundle est le nouveau format de publication d'applications Android, censé réduire leur taille pour (bien sûr) augmenter leur taux de conversion. Selon la société, des milliers d'applications sont déjà concernées, avec une réduction du poids de 35 % en moyenne.

Ces bundles se veulent modulaires, avec un chargement de certaines fonctionnalités à la demande.

Autre changement : un développeur peut envoyer des applications de 500 Mo sans passer par des fichiers d'extension.

Sur les terminaux Android 6 (Marshmallow) ou supérieur, les applications seront 8 à 16 % plus légères, sans modification par le développeur. Selon la société, l'utilisation de bibliothèques natives décompressées permet de n'en avoir qu'une copie sur l'appareil.

Google augmente la limite de taille des Instant Apps à 10 Mo. Pour rappel, ce format permet d'essayer des applications sans les installer. Dans le même temps, la bêta d'Android Studio 3.3 élimine le besoin d'envoyer deux paquets (un installable, l'autre Instant App). Il permet de ne mettre en ligne qu'un paquet, dont un module déclaré utilisable en Instant App.

Le format s'ouvre aussi aux jeux payants et à ceux en pré-enregistrement, pour laisser les utilisateurs les essayer avant de les installer.

La console Google propose enfin des rapports pré-lancement, en exécutant l'application dans un environnement de test Firebase. Des métadonnées sont générées et fournies aux développeurs, pour identifier la cause d'un plantage. Ces informations sont resservies dans les rapports de plantage concrets chez des utilisateurs.

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L'annonce pourrait paraître surprenante, mais elle est pourtant importante. Si les promesses autour des performances des ordinateurs quantiques sont impressionnantes (entraînant même certains fantasmes), il ne s'agissait que d'une théorie... du moins jusqu'à présent.

Passer de la théorie à la pratique est crucial. Le cas ressemble à celui des ondes gravitationnelles : on se doutait depuis longtemps de leur existence, mais en avoir la preuve permet de voir les choses différemment.

Justement, la prestigieuse revue Science a publié un article de Sergey Bravyi (IBM Research), David Gosset (Université de Waterloo) et Robert König (université de Munich).

Baptisé « Quantum advantage with shallow circuits », il apporte « une preuve inconditionnelle » de l'avantage d'un ordinateur quantique, selon les auteurs. Ils ajoutent que leur algorithme est un bon candidat pour des expérimentations à court terme.

Dans un billet de blog, IBM apporte des détails et explique qu'il fallait apporter une preuve « indiscutable ». Il cite l'algorithme de Shor pour la factorisation d'entiers en exemple : il est souvent mis en avant pour vanter les performances des ordinateurs quantiques, car il est « plus rapide que toute méthode connue sur un ordinateur classique ».

Ce n'est donc pas une preuve suffisante. Rien ne dit en effet qu'une nouvelle méthode de factorisation ne sera pas découverte un jour, rendant un ordinateur classique aussi rapide, voire plus, qu'un ordinateur quantique.

« Ce que les scientifiques ont prouvé, c’est qu’il existe certains problèmes qui nécessitent une profondeur de circuit fixe lorsqu’ils sont effectués sur un ordinateur quantique, même si vous augmentez le nombre de qubits [NDLR : des bits quantiques] pour les entrées. Ces mêmes problèmes nécessitent que la profondeur augmente avec le nombre d'entrées sur un ordinateur classique », explique IBM.

La notion de profondeur est importante en quantique : c'est le nombre d'opérations que peut réaliser un ordinateur durant le temps de la cohérence quantique, c'est-à-dire lorsque le système est opérationnel. Ensuite il s'effondre et les calculs s'arrêtent. Un phénomène qui n'existe pas sur un ordinateur classique. Ainsi, plus le nombre d'entrées est élevé, plus l'ordinateur quantique sera performant. CQFD.

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Le serveur open source de base de données PostgreSQL est désormais disponible en version 11. Une mouture majeure qui se veut plus fiable et plus performante que les précédentes.

Le partitionnement des données est ainsi annoncé comme plus robuste, le parallélisme des requêtes plus efficace, les transactions dans les procédures stockées sont supportées, de même que la compilation JIT basée sur LLVM (désactivée par défaut).