du 16 mai 2018
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Actuellement, il faut attendre la fin d'une course pour donner une note et/ou un pourboire. Le VTC annonce qu'il est désormais possible de le faire en cours de route.

Il ne précise par contre pas s'il est possible de changer sa note par la suite, par exemple en cas de problème sur la fin du trajet. Il n'indique pas non plus si le chauffeur verra sa note immédiatement ou une fois la course terminée.

Uber lancera également un nouveau programme en juin. Basé sur les notes et commentaires des utilisateurs, il permettra de « reconnaître les meilleurs conducteurs », sans plus de détails.

« Nous allons récompenser les chauffeurs fournissant un service vraiment impressionnant » explique Peter Deng à TechCrunch. Il a par contre refusé de préciser la nature de cette récompense (financière, bonus…).

Uber permet à ses clients de noter le chauffeur pendant le trajet
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À découvrir dans #LeBrief
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Sur Twitter, « supprimer » ne veut pas forcément dire « supprimer ». Les messages directs envoyés à d’autres comptes restent en effet stockés pendant des années, même s’ils ont été supprimés ou échangés avec des comptes aujourd’hui suspendus ou supprimés.

On se rappelle que la société avait changé le comportement des messages directs il y a quelques années : supprimer un message envoyé ne l’enlevait plus de la conversation pour tous les participants, mais uniquement pour l’expéditeur.

En utilisant l’outil intégré de récupération des données du compte, on peut donc remettre la main sur des messages reçus de comptes aujourd’hui disparus ou suspendus par Twitter.

Problème, la société affirme qu’après suppression d’un compte, les données sont gardées pendant une « brève période » pour des impératifs juridiques. TechCrunch affirme au contraire que les archives peuvent contenir des données datant de plusieurs années après la fermeture des comptes.

Twitter a simplement réagi en indiquant se pencher sérieusement sur la question pour en délimiter le périmètre exact.

Comme le rappellent nos confrères, Twitter s’expose à des poursuites dans le cadre du RGPD. Le fonctionnement du bouton Supprimer dans les DM est expliqué par l’entreprise, mais elle peut difficilement défendre la présence de vieilles données de comptes supprimés.

Supprimer un compte reste l’expression directe du droit d’effacement que toute entreprise doit respecter en Europe.

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Comme l'a repéré 9to5 Google, une prochaine évolution du navigateur devrait limiter les possibilités pour les développeurs d'utiliser l'API Filesystem de vérifier si ce mode est actif.

Celle-ci y étant désactivée, un simple appel permettait de savoir si l'utilisateur cherchait à rester discret sur ses visites ou non. Certains éditeurs s'en servaient par exemple pour éviter que des lecteurs contournent leurs paywall, interdisant la navigation privée.

Ils devront désormais faire autrement, ou éviter de telles pratiques.

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Dans deux arrêts dits Sabam de 2011 et 2012, la juridiction européenne avait détaillé la prohibition inscrite à l’article 15 de la directive sur le commerce électronique.

Ce texte de 2000 interdit aux États membres d’imposer une surveillance généralisée sur les flux transitant chez les intermédiaires techniques.

Selon la CJUE, ce filtrage est toujours proscrit lorsqu’il porte sur l’ensemble des informations stockées sur les serveurs, s’applique indistinctement à l’égard de l’ensemble des utilisateurs, à titre préventif, à ses frais exclusifs et sans limitation dans le temps. Cinq critères cumulatifs mais qui ne comblent pas toutes les situations.  

Comme déjà expliqué, en avril 2016, un internaute caché sous le pseudonyme de « Michaela Jašková » avait posté un message injurieux à l’encontre d’Eva Glawischnig-Piesczek, femme politique autrichienne affiliée aux Verts, qualifiée sur Facebook de « clocharde corrompue » issue d’un « parti fasciste ».

Le réseau social avait rendu ces messages illicites inaccessibles uniquement sur le territoire autrichien. La victime avait contesté cette décision en exigeant un retrait à l’échelle planétaire, portant également sur les contenus identiques, analogues ou similaires aux messages initiaux.

Dans le dossier enregistré en janvier 2018, dont on attend maintenant les conclusions de l’avocat général, la CJUE devra déterminer juridiquement si le filtrage est toujours généralisé lorsqu’il porte sur tous les flux ou stocks d’un hébergeur, mais en étant limité par exemple aux utilisateurs présents au niveau d’un État membre.

Elle devra dire aussi si un hébergeur peut se voir contraindre de retirer des données similaires à celles qualifiées une première fois d’illicites, retrouvées au niveau mondial ou d’un État membre.

L’affaire est importante et pourrait rejaillir sur les débats actuels autour de l’article 13, disposition qui industrialise le filtrage des contenus sous droit d’auteur.

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Selon une étude de l’ICSI (International Computer Science Institute), environ 17 000 applications Android violeraient les conditions d’utilisation de la boutique Google Play pour cibler plus efficacement les utilisateurs.

Au lieu de se contenter du seul Advertising ID, ces applications s’abreuvent d’autres informations identifiantes : adresse MAC, IMEI et Android ID. Or, ces données ne peuvent pas être modifiées, ou très difficilement. Ensemble, elles constituent un redoutable moyen d’identification.

Comme le rapporte CNET, l’ICSI a transmis le résultat de ses recherches à Google, qui dit prendre le sujet très au sérieux. Des actions auraient déjà été entreprises contre certaines applications, mais on ne connait pas la portée de ces représailles.

L’éditeur confirme que des conditions d’utilisation sont bien violées par ces applications, mais sans dire lesquelles. Il est peu probable malheureusement que Google puisse rétablir la « justice » sans modifier profondément le fonctionnement de sa boutique.

Les développeurs ont en effet le droit d’utiliser l’adresse MAC, l’IMEI et le reste pour des raisons spécifiques, mais pas pour le ciblage publicitaire. Problème, Google ne peut vérifier cette bonne pratique que s’ils passent par son propre réseau publicitaire. Si les applications s’adressent à une autre crèmerie, il n'y a rien à faire.

Certaines des applications sont connues, mais ont été mises à jour entre temps. Cheetah Mobile par exemple, éditeur de Cheetah Keyboard et Mobile Doctor, ne se servirait de l’Android ID que pour le seul suivi du nombre d’installations. Mobile Doctor a par ailleurs été mis à jour en 2018 pour ne plus capter l’IMEI.

Le fait est que les résultats obtenus par l’ICSI ne font que braquer un peu plus les projecteurs sur un problème plus global : les activités secrètes des applications mobiles par manque de surveillance.

Apple a récemment eu le problème avec les fameux certificats d’entreprise, que des développeurs n’hésitaient pas à utiliser pour récupérer des données personnelles. Microsoft n’est pas épargnée, avec plusieurs PWA de son Store contenant des cryptominers, d’après des recherches de Symantec.

Les grandes plateformes n’ont donc pas le choix : elles doivent resserrer le contrôle et prendre des mesures plus radicales en cas de contournement ou violation. La peur de voir le nombre d’applications baisser sur une boutique n’est plus un argument depuis longtemps.

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Adoptée au pas de charge l’année dernière afin de permettre aux agents de police municipale d’utiliser des « caméras-piétons », la loi « relative à l'harmonisation de l'utilisation des caméras mobiles par les autorités de sécurité publique » n’est toujours pas applicable, faute de décret (voir notre article).

Le sénateur Jean-Pierre Decool s’en est plaint une nouvelle fois auprès de l'exécutif, jeudi 14 février, lors des questions au gouvernement :

« Comme vous tancez sur la lenteur législative, permettez-nous de vous tancer sur la lenteur réglementaire. Une loi a été votée au Sénat le 13 juin 2018, puis définitivement adoptée le 30 juillet par l'Assemblée nationale pour expérimenter l'utilisation de caméras piétons par les policiers municipaux. Procédure rondement menée... Mais les décrets n'ont toujours pas été pris et les caméras restent dans les tiroirs ! »

Le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, ne s’est toutefois avancé sur aucun calendrier. « Le décret en Conseil d'État est en cours d'examen, les circonstances d'utilisation sont complexes » a-t-il évacué.