du 31 octobre 2019
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Twitter va interdire les publicités politiques et tacle Facebook au passage

C'est via une série de tweets que Jack Dorsey a expliqué la décision du réseau social, dont les contours exacts restent à définir : « Nous avons pris la décision d'arrêter toute publicité politique sur Twitter, à l'échelle mondiale ».

« Alors que la publicité sur Internet est incroyablement puissante et efficace pour les annonceurs commerciaux, ce pouvoir comporte des risques importants sur la politique, où il peut être utilisé pour influencer les votes afin d'affecter la vie de millions de personnes », ajoute-t-il. 

Il enchaîne : « Nous travaillons d'arrache-pied pour empêcher les gens de "jouer" avec nos systèmes afin de diffuser des fausses informations, mais si quelqu'un nous paye pour cibler et forcer les gens à voir leur publicité politique… eh bien… ils peuvent dire ce qu'ils veulent ».

C'est un tacle direct à Mark Zuckerberg qui, au contraire, défend les publicités politiques sur Facebook, y compris si elles comportent de fausses informations, au nom de la liberté d'expression.

Lors de la présentation des résultats trimestriels, Mark Zuckerberg est d'ailleurs revenu longuement sur la question des revenus publicitaires, notamment sur ceux en lien avec la politique : « Nous estimons que ces annonces représenteront moins de 0,5% de nos revenus l'an prochain », rapporte TechCrunch. Une manière d'affirmer que le choix de les laisser en place n'est pas dicté par l'appât du gain, mais par une ligne de conduite plus « vertueuse ». 

Dans tous les cas, il ne s'agit pour le moment que des grandes lignes d'un projet qui sera mis à exécution le 22 novembre prochain. Jack Dorsey indique que Twitter dévoilera toutes les précisions utiles le 15 novembre, en ajoutant que des exceptions existeront. Par exemple, pour les publicités poussant les électeurs à s'inscrire sur les listes électorales. 

Pour rappel, début avril 2019, le réseau social avait déjà refusé des campagnes publicitaires en France (notamment pour inciter les électeurs à voter) car il estimait incapable de respecter certaines obligations de la loi anti Fake News de 2018. 

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