du 14 mai 2019
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Twitter s’excuse pour avoir collecté et partagé par erreur les données de localisation sur les appareils IOS

« Si vous avez utilisé plusieurs comptes sur Twitter pour iOS en utilisant la fonction de géolocalisation sur un compte, il est possible que nous ayons accidentellement collecté ces données lors de l’usage d’un autre compte sur le même appareil pour lequel vous n’aviez pas activé cette fonction » indique l’entreprise américaine dans un post.

Twitter admet également avoir eu la volonté de supprimer les données de localisation dans le flux envoyé aux « partenaires de confiance » dans le cadre des publicités proposées selon un système d’enchères.

Cette suppression a cependant échoué, reconnaît le service en ligne, avant de relativiser : les données n’auraient qu’une précision de cinq kilomètres carrés, au niveau du code postal ou de la ville. De plus, elles n’ont pu être utilisées pour déterminer une adresse ou cartographier précisément les mouvements. Enfin, les entreprises tierces n’ont pas reçu les identifiants qui auraient pu compromettre l’identité des utilisateurs.

« Nous avons résolu ce problème et œuvrons pour éviter les répliques.  Nous avons également communiqué avec les personnes dont les comptes ont été affectés pour leur faire savoir que le bug avait été corrigé » conclut Twitter avant les excuses de rigueur.

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« Effectivement, il va y avoir un recours », nous confirme le Conseil de l’Ordre des médecins ce jour. Celui-ci va attaquer devant le Conseil d’État le décret autorisant la mise en relation des fichiers de suivi des personnes en soins psychiatriques sans consentement (HOPSYWEB) et de signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT).

Ce recours sera effectué à titre conservatoire d’abord, afin de préparer la suite du contentieux avec des arguments axés sur la protection des droits et libertés.

Ce croisement de fichiers avait tout autant subi les critiques de la CNIL qui rappelait combien est sensible la question du secret médical, pas seulement sur l’autel du règlement général sur la protection des données personnelles.

L’extension d’Hopsyweb à la lutte contre la radicalisation à caractère terroriste et la transmission des données médicales au Ministère de l’Intérieur avait eu également les honneurs du Syndicat des avocats de France : elle « implique que chaque personne hospitalisée sans son consentement, pour des raisons qui n’ont rien à voir avec le terrorisme, se retrouve suspecte et potentiellement soumise à un principe de précaution à long terme au risque d’être suivi médicalement sans limite liée à la nécessité des soins ».

Plusieurs syndicats et associations du secteur médical ont aussi démultipliés les reproches. Cette interconnexion « constitue une étape supplémentaire inacceptable et scandaleuse au fichage des personnes les plus vulnérables touchées par la maladie mentale dans notre pays, dans un amalgame indigne entre le champ sanitaire et celui de prévention de la radicalisation ». Ils signalaient le précédent « SI-VIC » (système d’information pour le suivi des victimes) soit le fichage des gilets jaunes, admis aux urgences lors des mouvements sociaux.

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Les policiers de l’Essonne ont procédé la semaine dernière à plusieurs contrôles routiers par l’intermédiaire d’un drone. Le principe de cette expérimentation (qui n’est pas la première du genre) : un agent surveille les images retransmises en direct par l’appareil, et peut ainsi ordonner à des collègues d’intercepter un véhicule en infraction.

Plusieurs confrères, dont Le Parisien et France Info, ont pu assister à cette opération menée sur une bretelle de l'autoroute A126, considérée comme particulièrement accidentogène. Les forces de l’ordre se sont toutefois focalisées sur un type d’infraction : le franchissement de ligne continue (infraction passible d’un retrait de trois points du permis de conduire et de 135 euros d’amende). Plus d’une soixantaine de motards ont été verbalisés en deux heures.

« C'est un amplificateur pour les yeux de l'agent verbalisateur. On peut voir à plusieurs centaines de mètres, voire un kilomètre ou deux. En plus, à titre pédagogique, on peut faire voir au contrevenant les images pour faire taire toute contestation », a expliqué Jean-Marc Ruiz, commandant de la CRS autoroutière, à Europe 1.

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Encore loupé. Les amendements visant à ce que les logiciels libres soient utilisés « en priorité » au sein des écoles et collèges n’ont pas été adoptés par le Sénat. Ils n’ont même pas été débattus, puisque les services de la Haute assemblée les ont jugé irrecevables, car dépourvus de lien direct avec le projet de loi « pour une école de la confiance » porté par le gouvernement.

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La chatte était une célébrité sur Internet à cause de l'expression grincheuse de son visage. Elle est décédée la semaine dernière, alors qu'elle avait sept ans.

Le Monde explique que « son faciès singulièrement expressif, proche d’une moue d’un chat de dessin animé, [est] dû à une malocclusion dentaire liée à son nanisme ». En plus des GIF et autres détournements d'images, on la retrouve sur de très nombreux produits dérivés.

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Selon le Journal du Dimanche, la proposition de loi contre la haine en ligne, portée par la députée LREM Laetitia Avia, intégrera une peine d’interdiction d’utilisation des réseaux sociaux pendant une durée déterminée.  

L’idée avait été annoncée par Emmanuel Macron en février 2019 à l’encontre des individus condamnés pour des propos haineux. Elle n’était toutefois pas intégrée à la proposition de loi déposée fin mars à l’Assemblée nationale jusqu’à présent. La députée nous avait confié que le sujet exigeait « davantage d’auditions et de travaux ». « Je n’oublie pas non plus la réalité, tempérait la parlementaire,  rien n’empêche quelqu’un de se récréer un compte. On sait tous comment on peut user d’Internet et toutes ses possibilités ».

L’interdiction des réseaux sociaux soulève des questions métaphysiques : d’un, il n’y a pas de définition juridique du réseau social. Comment délimiter son champ ? De deux, cette interdiction sera-t-elle généralisée à l’ensemble de ces réseaux ou ne concernera-t-elle que les solutions identifiées par un tribunal (Mme Michu interdite de Facebook, mais non Twitter) ?

La « PPL »  Avia va prôner par ailleurs l’instauration d’un parquet spécialisé sur le numérique. Il serait installé à Nanterre, non loin de Pharos, la plateforme publique de signalement. Une idée simplement à l’étude à la chancellerie.