du 10 janvier 2018
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Twitter explique pourquoi les dirigeants mondiaux ne seront pas bannis

Dans un court billet de blog publié vendredi soir, Twitter donne une nouvelle fois sa position sur l'éventuel blocage des comptes de chefs d'Etats et personnalités politiques.

« Bloquer un dirigeant mondial ou supprimer ses tweets controversés cacherait d'importantes informations que les gens devraient être capables de voir et débattre. Cela n'imposerait pas pour autant le silence au dirigeant, tout en freinant les discussions nécessaires autour de leurs propos et actions » explique la société.

Bien qu'il ne soit pas nommé, Donald Trump est au centre de la polémique. Le président américain s'exprime en effet via deux comptes, l'un officiel et maîtrisé, l'autre personnel et relayant des avis tranchés sur de nombreux sujets. Mais beaucoup accusent Twitter de laisser ouvert un compte qui viole manifestement ses conditions d'utilisation, particulièrement l'appel à la haine avec sa série de tweets sur la Corée du Nord.

Rappelons que le cas de Trump est particulier, au point qu'une proposition de loi américaine souhaitait imposer l'archivage de ses tweets personnels. Il peut en effet à loisir supprimer ses propres messages ou bloquer d'autres utilisateurs. Twitter cherche donc à ménager la chèvre et le chou, en insistant sur l'importance de laisser circuler la parole des dirigeants, sans contrepartie.

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Dans la dernière préversion de Windows 10, Microsoft a introduit un changement bienvenu : la plupart des applications maison intégrées peuvent être désinstallées.

Cette build 18262 est disponible dans le canal rapide et pointe directement vers la prochaine évolution majeure du système, qui devrait être estampillée 1903 (mars 2019) si Microsoft reste sur sa nomenclature actuelle.

L’actuelle October 2018 Update autorise déjà la suppression de Solitaire Collection, My Office, OneNote, Print 3D, Skype, Astuces et Météo. La prochaine étendra cette capacité à 3D Viewer, Calculatrice, Calendrier, Groove, Courrier, Films & TV, Paint 3D, Snip & Sketch, Sticky Notes et Enregistreur vocal.

On sait gré à Microsoft d’apporter de la flexibilité dans ce domaine, mais elle ne serait pas nécessaire si l’installation de Windows 10 permettait de choisir ce que l’on souhaite installer ou pas.

C’est un souci ergonomique flagrant. L’utilisateur qui sait déjà qu’il n’utilisera pas ces applications va devoir quand même les installer et subir leur mise à jour après le premier démarrage du système. La bande passante sera saturée pendant un moment, avec l’inconfort que l’on devine.

On peut comprendre que l’éditeur souhaite garder une installation simple de son système. Elle l’est. Mais il en va du choix et du respect de l’utilisateur, en évitant autant que possible ces frictions si désagréables. Microsoft renforçant avec le temps le contrôle de l’utilisateur sur son produit, on peut quand même espérer un sursaut salvateur.

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La distribution elementary OS est disponible depuis deux jours en version 5. Le système fait le grand saut, puisque Juno – petit nom de cette mouture – aurait en effet dû être la version… 0.5. Elle reste basée sur Ubuntu, la 18.04 LTS en l’occurrence.

Juno garde son orientation très grand public et la renforce avec une ergonomie toujours plus inspirée de macOS, avec Dock et barre de menus en haut de l’écran. Suivant les traces de Mojave, Juno propose même un mode sombre pour plusieurs applications, dont Code et Photos.

Outre certaines nouveautés bienvenues comme l’intégration de Firefox Sync dans le navigateur Epiphany et le mode Picture-in-picture pour les vidéos, Juno propose surtout un App Center remanié. La philosophie de la distribution est en effet particulière dans ce domaine.

La totalité des applications proposées est ainsi open source. À l’inverse toutefois des autres, l’utilisateur n’y trouvera que des logiciels spécialement adaptés à elementary OS et son ergonomie.

Certaines applications sont payantes, avec un tarif suggéré par l’éditeur. Mais, autre spécificité de cet App Center, l’utilisateur choisit en dernier recours ce qu’il souhaite payer, en fonction de ce qu’il estime être juste (de quoi faire appel aux bonnes consciences).

Même chose finalement pour la distribution elle-même. Par défaut, la page de téléchargement propose de payer Juno, mais ceux qui ne veulent rien savoir pourront toujours indiquer « 0 euro ».

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La fin d'année sera chargée pour les opérateurs. Après Free dont la v7 est toujours en attente d'une annonce, c'est Orange qui est attendu du côté des nouveautés.

Pour ne pas prendre de risque, la société a opté cette année pour une date assez tardive : le 12 décembre prochain. Elle est attendue au tournant sur de nombreux projets : bilan de sa banque mobile, arrivée de Djingo.

Le FAI fera sans doute aussi le bilan de la refonte de son offre tout en parlant de la 5G qui sera désormais au cœur de tous les discours, avec le prochain MWC qui approche.

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L'annonce pourrait paraître surprenante, mais elle est pourtant importante. Si les promesses autour des performances des ordinateurs quantiques sont impressionnantes (entraînant même certains fantasmes), il ne s'agissait que d'une théorie... du moins jusqu'à présent.

Passer de la théorie à la pratique est crucial. Le cas ressemble à celui des ondes gravitationnelles : on se doutait depuis longtemps de leur existence, mais en avoir la preuve permet de voir les choses différemment.

Justement, la prestigieuse revue Science a publié un article de Sergey Bravyi (IBM Research), David Gosset (Université de Waterloo) et Robert König (université de Munich).

Baptisé « Quantum advantage with shallow circuits », il apporte « une preuve inconditionnelle » de l'avantage d'un ordinateur quantique, selon les auteurs. Ils ajoutent que leur algorithme est un bon candidat pour des expérimentations à court terme.

Dans un billet de blog, IBM apporte des détails et explique qu'il fallait apporter une preuve « indiscutable ». Il cite l'algorithme de Shor pour la factorisation d'entiers en exemple : il est souvent mis en avant pour vanter les performances des ordinateurs quantiques, car il est « plus rapide que toute méthode connue sur un ordinateur classique ».

Ce n'est donc pas une preuve suffisante. Rien ne dit en effet qu'une nouvelle méthode de factorisation ne sera pas découverte un jour, rendant un ordinateur classique aussi rapide, voire plus, qu'un ordinateur quantique.

« Ce que les scientifiques ont prouvé, c’est qu’il existe certains problèmes qui nécessitent une profondeur de circuit fixe lorsqu’ils sont effectués sur un ordinateur quantique, même si vous augmentez le nombre de qubits [NDLR : des bits quantiques] pour les entrées. Ces mêmes problèmes nécessitent que la profondeur augmente avec le nombre d'entrées sur un ordinateur classique », explique IBM.

La notion de profondeur est importante en quantique : c'est le nombre d'opérations que peut réaliser un ordinateur durant le temps de la cohérence quantique, c'est-à-dire lorsque le système est opérationnel. Ensuite il s'effondre et les calculs s'arrêtent. Un phénomène qui n'existe pas sur un ordinateur classique. Ainsi, plus le nombre d'entrées est élevé, plus l'ordinateur quantique sera performant. CQFD.