du 10 janvier 2019
Date

Choisir une autre édition

Twitter : des bêtas pour tester les réponses indentées et un indicateur de présence

Twitter ouvrira bientôt un programme bêta permettait à quelques milliers d’utilisateurs (seulement) de tester en avance plusieurs nouvelles fonctionnalités qui intéressent l’éditeur.

Comme le montre la chef de produit Sara Haider, ces nouveautés comprennent notamment les réponses indentées sous les messages, la présentation sous forme de bulles ou encore des indicateurs de présence par défaut.

L’indentation permettrait dans l’absolu de mieux voir qui répond à qui. Dans la pratique, et sur les captures fournies par la responsable, les messages apparaissent très compactés, l’ensemble manquant d’oxygène.

L’adoption du format bulle et les couleurs ne plaident pas non plus en faveur de cette réalisation. En outre, l’indentation se fait horizontalement sur un écran en mode portrait. Conséquence, les réponses aux réponses s’affichent sous forme ramassée.

Dans les réponses au tweet, on voit d’ailleurs que rien dans les idées proposées ne semble trouver grâce aux utilisateurs. Les réponses indentées sont « moches » pour beaucoup, même si le concept lui-même n’est pas remis en cause. L’indicateur de présence est en revanche violemment rejeté, son activation devant se faire sur une base volontaire.

L’avis qui revient le plus souvent ? Twitter ne doit pas ressembler à Messenger ou à n’importe quelle autre messagerie.

Le programme bêta ouvrira normalement dans les semaines qui viennent.

chargement Chargement des commentaires...

À découvrir dans #LeBrief
Copié dans le presse-papier !

Selon le Premier ministre, le « grand débat » organisé suite à la crise des « Gilets jaunes » devrait coûter aux alentours de 12 millions d’euros aux finances publiques. Interrogé il y a plusieurs semaines par le député Nicolas Dupont-Aignan, Édouard Philippe vient surtout de détailler les différents postes de dépenses de l’opération.

Parmi lesquels :

  • 1,1 million d’euros pour la « plateforme numérique » (confiée au prestataire Cap Collectif, non sans provoquer certains remous)
  • 3,25 millions d’euros pour le traitement et l’analyse des données (« dont : Numérisation, indexation et archivage des contributions en format libre par la Bibliothèque nationale de France et son sous-traitant : 330 k€ ; Transcription : 620 k€ ; Traitement et analyse des données issues des contributions libres : environ 900 K€ »)
  • 1,4 million d’euros pour le traitement et l’analyse des données issues de la plateforme numérique
  • 2,6 millions d’euros pour les « conférences citoyennes régionales en métropole »
  • 1,6 million d’euros de « plan de communication »
  • 142 000 euros pour le numéro vert assuré par Téléperformance

« Les chiffres définitifs seront connus fin mai » conclut le chef du gouvernement, qui précise néanmoins que toutes ces dépenses seront « couvertes par le budget de l'État ».

Copié dans le presse-papier !

Thibault Bazin, député LR de Moselle, vient d’interroger Cédric O, secrétaire d'État au Numérique, « sur la nécessité de la mise en place d'un contrôle de l'âge sur les sites pornographiques ».

Un système sera activé outre-Manche dès le 15 juillet 2019. À cette date, les sites X devront mettre en place un mécanisme robuste de vérification, sous peine d’être bloqués et leurs moyens de payement désactivés.  

Cette législation inspire à plein nez le député LR de Moselle : « Alors que les contenus pour adultes en ligne sont accessibles beaucoup trop facilement actuellement en France, avec tous les effets secondaires que cela peut provoquer », il demande « si le gouvernement a l'intention de mettre en place rapidement un système similaire afin de protéger les enfants de ces contenus inappropriés ».

La réponse du secrétaire d’État n’est pas encore publiée, mais rappelons qu’en mars 2017, Laurence Rossignol, alors ministre des Familles, avait imaginé un blocage par défaut de l’ensemble des sites pornos. Elle se disait également favorable à un contrôle d’accès par numéro de carte bancaire.

En 2011, le député Christian Vanneste (LR) avait envisagé un autre dispositif dans une proposition de loi : un blocage administratif là encore par défaut des sites X identifiés par une autorité. Les FAI auraient levé ce blocus mais « uniquement à ceux de leurs abonnés qui en font expressément la demande ».

Copié dans le presse-papier !

Bien que dans le collimateur des États-Unis, le fabriquant continue de dévoiler ses nouveautés comme si de rien n'était, ou presque. Comme prévu, voici donc les Honor 20 et 20 Pro.

Les deux partagent le même écran de 6,26" avec un SoC maison : le Kirin 980. Le Honor 20 dispose de 6 Go de mémoire et 128 Go de stockage, contre respectivement 8 et 256 Go pour le Pro.

Une caméra de 32 Mpx est présente à l'avant des deux smartphones. À l'arrière, quatre capteurs à chaque fois : 48 Mpx (f/1.8), 16 Mpx (f/2.2), 2 Mpx (f/2.4) et encore 2 Mpx (f/2.4) pour le 20, contre 48 Mpx (f/1.4), 16 Mpx (f/2.2), 8 Mpx (f/2.4) et 2 Mpx (f/2.4) pour le Pro.

Leur usages sont différents : le 48 Mpx est le capteur principal, 16 Mpixels est un « super grand-angle » et le 2 ou 8 Mpixels suivant le modèle est un téléobjectif. Le dernier de 2 Mpixel est utilisé pour la macro. Le Pro a aussi droit à de la stabilisation optique sur la caméra principale et le téléobjectif.

Enfin, un capteur d'empreintes est présent sur le côté. Android 9 avec Magic UI 2.1.0 est de la partie. Pour le reste, les caractéristiques techniques du Honor 20 sont disponibles par ici, celle du 20 Pro par là.

Le Honor 20 sera disponible « avant le début de l'été » à partir de 499 euros. La date n'est pas précisée pour le 20 Pro, mais son tarif débutera à 599 euros. Le fabricant ne dit par contre pas un mot sur les conséquences de son bannissement des États-Unis, assorti pour le moment d'un sursis de 90 jours.

Copié dans le presse-papier !

Laure de La Raudière, député LR spécialisée dans le numérique depuis plusieurs années, a interrogé en avril 2018 l’exécutif sur la question sensible de l’obligation de conservation des données. Cette obligation est indiscriminée en France, en ce sens que les intermédiaires techniques doivent impérativement conserver un an durant l’ensemble des données de connexion laissées dans le sillage des usages en ligne.

Dans ses arrêts Télé2 et Digital Rights Ireland Ltd notamment, la Cour de justice de l’Union européenne a imposé plusieurs garde-fous pour protéger ce qu'il reste de la vie privée : une conservation qui ne peut devenir la règle, un système concentré sur la criminalité grave, un contrôle préalable des accès par une juridiction ou une autorité, ou encore l’information des personnes concernées par un tel accès, lorsque cette alerte n’est plus susceptible de compromettre les enquêtes en cours.

Le gouvernement, par la voix du ministère de la Justice, lui a répondu un an plus tard. L’option choisie par Paris est bien celle de la temporisation.

Ses yeux sont tournés sur les questions préjudicielles posées par le Conseil d’État le 28 juillet 2018, à l’occasion de deux arrêts rendus à l’initiative de la FDN, FFDN et la Quadrature du Net. Comme expliqué, la juridiction est en quête de brèches permettant à la France de maintenir son régime actuel, au désespoir des requérants.

Le gouvernement se dit « particulièrement attentif » à la jurisprudence signalée par Laure de La Raudière. Il est cependant « nécessaire de recueillir au préalable les précisions demandées notamment par le Conseil d’État à la Cour de Justice de l'Union européenne avant d'apprécier dans quelle mesure il est nécessaire d'adapter le cadre normatif national aux exigences du droit européen », explique poliment Nicole Belloubet.

Copié dans le presse-papier !

En septembre 2017, Numworks lançait sa « calculatrice réinventée » (lire notre analyse). Au fil des mois et des mises à jour du firmware, elle s'est enrichie de nouvelles fonctionnalités et de corrections de bugs, toujours avec une approche open source et open hardware.

Aujourd'hui, le constructeur propose gratuitement une application mobile : « Ne nécessitant pas de connexion à Internet, l’application réunit l’intégralité des fonctionnalités de la calculatrice, sans aucune limitation ».

Le fabricant en profite pour tacler ses concurrents, des « mastodontes américains ou japonais [qui] restent sur un ancien "business model" ultra conservateur ».