du 04 décembre 2018
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Tumblr supprimera les contenus pornos dès le 17 décembre

Tumblr a pris une décision radicale : dans deux semaines, les « photos, vidéos ou GIF montrant de vrais organes génitaux humains ou des seins féminins » seront interdits, affectant au passage tout ce qui touche à l’acte sexuel.

En clair, Tumblr se débarrasse du porno et d’une bonne partie du contenu érotique. La décision fait suite au retrait temporaire de l’application dans l’App Store d’Apple, car des contenus pédopornographiques y avaient été détectés.

C’est donc une époque qui va se terminer, car Tumblr était synonymes pour certains de pages thématiques liées à l’exploration des sexualités. Mais l’éditeur prend un risque conséquent, car en supprimant les contenus pornos, Tumblr pourrait perdre une majeure partie de son activité.

Les critiques sur Twitter n’ont d’ailleurs pas manqué au cours des dernières heures, beaucoup estimant désormais que la plateforme est morte. Et malheureusement, l’utilisation des algorithmes pour détecter les contenus visés n’améliore pas la situation.

Comme le signale The Verge, des faux positifs ont déjà été signalés, Tumblr marquant comme contenu « explicite » des dessins ou des photos de vases.

L’éditeur s’y attendait, puisque le PDG, Jeff D’Onofrio, avait prévenu qu’il y aurait des erreurs, du moins au début, évoquant un « processus continu » : « Nous nous appuyons sur des outils automatisés pour identifier les contenus adultes et sur des humains pour entraîner et maintenir nos systèmes à jour ». Une phase d’adaptation donc.

Notez que l’étiquetage « explicite » d’un contenu peut faire l’objet d’un appel. C’est probablement là que le contrôle humain intervient. Les utilisateurs affectés par ces mesures participeront donc plus ou moins activement à l’affinage des algorithmes en signalant les erreurs.

Détection à part, la vie de la plateforme risque d’être largement simplifiée, puisqu’une importante quantité de données va disparaître. Tumblr rêve d’une « meilleure » expérience, « plus positive », mais une chute brutale de fréquentation est à prévoir.

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À découvrir dans #LeBrief
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Petite mise à jour d’entretien pour LibreOffice, dont la version 6.2.3 corrige environ 90 bugs divers. Les notes complètes sont réparties entre les moutures RC1 et RC2.

Il n’y a aucune nouveauté à signaler, mais en dépit des correctifs supplémentaires, la Document Foundation continue de recommander la version 6.1.5 pour les entreprises, « où les fonctions sont moins importantes que la robustesse ».

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Comme prévu, Amazon propose une version gratuite avec publicité de son service Music, mais uniquement sur Alexa aux États-Unis pour le moment.

Il permet d'écouter des listes de lecture et des milliers de « stations » basées sur un artiste ou un style par exemple. Rien n'est précisé sur une ouverture au reste du monde pour le moment.

Google fait de même avec YouTube Music sur Google Home. « “Ok Google, mets de la musique” vous permettra d’écouter gratuitement, sur l’ensemble de la gamme d’enceintes Google Home, des contenus musicaux via YouTube Music », mais « l’écoute sera quelquefois interrompue par des coupures publicitaires de 30 secondes ».

Cette fonctionnalité est disponible dans de nombreux pays, notamment en France.

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Après deux ans de travail, WebThings est presque prêt à prendre son envol. Cette implémentation du standard Web of Things du W3C par Mozilla permet le contrôle et la surveillance d’une infrastructure d’objets connectés.

WebThings est composé de deux éléments centraux :

  • WebThings Gateway, une distribution centrée sur la vie privée et la sécurité pour les passerelles matérielles
  • WebThings Framework, une bibliothèque de composants réutilisables pour les développeurs

La version actuellement fournie de Gateway, la 0.8, contient encore un certain nombre de fonctions expérimentales, notamment l’enregistrement des informations émanant des appareils connectés dans la maison. Cas le plus classique : la température, avec graphique à la clé.

L’idée derrière Gateway est à la fois de contrôler les appareils et d’en surveiller le fonctionnement. De nouvelles alarmes ont été ajoutées pour la fumée, le monoxyde de carbone ou encore la détection de mouvements.

WebThings Gateway va également bénéficier d’une autre version, développée sur la base de la distribution Linux OpenWrt, conçue justement pour les appareils embarqués. Il pourra alors être installé dans certains routeurs qui serviront de passerelles et de point d’accès Wi-Fi.

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Depuis hier, les enceintes connectées Google Home sont capables de fonctions supplémentaires, malheureusement dans quelques pays et en anglais uniquement.

L’enceinte prend ainsi en charge les ampoules Hue de Philipps pour les sessions de réveil ou de sommeil en douceur, avec évolution lente de la lumière dans un sens ou dans l’autre.

Plusieurs fonctions ont été ajoutées pour faciliter le sommeil, comme « Hey Google, je veux méditer », faisant le lien avec les applications proposant ce genre de fonction.

L’assistant est également compatible désormais avec l’enregistrement de recettes, que l’on peut chercher à la voix, avec instructions étape par étape. Google en profite pour remettre en avant son Home Hub avec écran intégré.

L’enceinte Home peut en outre être utilisée pour jouer des listes de lecture spéciales sport, régler des alarmes pour partir courir ou demander des à YouTube des démonstrations d’exercices physiques. Une petite pause lecture ? L’enceinte peut vous en lire un.

En bref, toujours plus de dépendance à un objet connecté pour régenter le moindre aspect de nos vies. Notez que Google ne dit rien pour l’arrivée de ces fonctions en Europe.

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La décision était prévisible, mais elle n’en reste pas moins le témoin du temps qui passe et de l’évolution des habitudes.

BlackBerry Messenger (BBM) cessera de fonctionner dès le 31 mai, et les utilisateurs ont moins d’un mois et demi pour basculer sur d’autres solutions.

Ce sont cependant ces autres solutions qui ont condamné le service. Selon BlackBerry, les utilisateurs existants sont partis petit à petit vers d’autres services, tandis que les nouveaux arrivants étaient trop peu nombreux.

Difficile finalement de résister aux deux poids lourds appartenant à Facebook que sont Messenger et WhatsApp, tous deux bien au-delà du milliard d’utilisateurs.

En outre, et en dépit d’une disponibilité sur Android et iOS, BlackBerry ne s’est pas vraiment rendu compte de l’importance de la partie UI/UX. L’interface vieillotte de BBM faisant pâle figure devant des réalisations plus modernes, comme Viber et Telegram, ce dernier misant en plus sur la personnalisation.

L’équipe de développement espère que les utilisateurs en garderont tout de même un bon souvenir.