du 05 juin 2018
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Belle prise pour le moteur de recherche français qui vient de nommer ce promoteur du libre et du respect de la vie privée, ancien président de Mozilla Europe, au poste de vice-président « Advocacy ».

De manière plus concrète, il aura en charge l'évangélisation sur les valeurs du groupe, qui continue de se développer assez rapidement et de gagner des parts de marché en Europe. Il travaillera conjointement à ce lobbying avec les autres responsables, dont Guillaume Champeau, actuel directeur de l'éthique et des relations publiques de Qwant.

Jusqu'à maintenant, Tristan Nitot était chief product officer pour Cozy Cloud. La startup n'a pas encore annoncé le nom de son remplaçant.

Tristan Nitot quitte Cozy Cloud pour Qwant
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Si le service de SVOD est considéré par beaucoup comme bon marché, il a une sérieuse tendance à l'inflation régulière.

Proposé au départ entre 7,99 et 11,99 euros chez nous, le forfait intermédiaire est passé de 8,99 à 9,99 euros en 2015. Fin 2017, les deux plus gros forfaits grimpaient de deux euros, à 11,99 et 13,99 euros.

Cela ne devrait pas empêcher Netflix de pratiquer une nouvelle hausse selon le Wall Street Journal qui annonce que le tarif pourrait passer aux États-Unis de 11 à 13 dollars pour l'offre intermédiaire et de 14 à 16 dollars pour la plus chère.

Transposée en France, cela pourrait donner une nouvelle hausse de deux euros, de quoi commencer à se poser sérieusement la question : faut-il continuer à s'abonner ou non ?

Surtout que cette décision est prise dans un contexte de concurrence renforcée, notamment en France : Canal+ progresse dans la refonte de ses offres et de Canal Play, le bouquet OCS est toujours présent, Amazon est là… et d'autres arrivent.

Avec une offre toujours plus importante, toujours plus fragmentée et toujours plus chère, le risque est aussi de voir les utilisateurs se tourner à nouveau vers le piratage, alors que des offres comme Netflix les en avaient en partie détourné ces dernières années.

Le secteur va donc devoir se poser rapidement les bonnes questions afin d'éviter de revivre des années noires où il ne fera qu'accuser les autres de ses turpitudes, tentant de relancer des mécaniques comme celles d'Hadopi en espérant résoudre tous les problèmes.

La société devrait publier ses résultats trimestriels dans la journée. Le sujet sera donc sans doute évoqué, il faudra alors voir la réaction des investisseurs.

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Fin décembre, Bob Diachenko (alias @MayhemDayOne) indiquait avoir trouvé une base de données librement accessible provenant d'une agence d'intérim et contenant des informations personnelles sur ses candidats. Deux semaines plus tard, la brèche était toujours ouverte et, pire, la base de données était mise à jour en temps réel.

Dans un billet de blog, Hacken Proof (dont Bob Diachenko est directeur de recherche et des cyberrisques) explique qu'il s'agit de MisterTemp et que la base de données comportait plus de 2,8 millions d'entrées, dont des emails, des adresses physiques, des numéros de téléphones et de sécurité sociale.

Alexandre Pham, le dirigeant d’Alphyr (maison mère de Mistertemp) explique à nos confrères du Monde que 40 000 profils sur les 400 000 de la société étaient concernés par cette importante faille.

Selon Bob Diachenko, d'autres personnes ont accédé à cette base de données. Il explique avoir trouvé une « note habituellement laissée par des pirates » : « C’est la preuve que quelqu’un d’autre que moi a accédé aux données, et les ont peut-être copiées ».

MisterTemp confirme avoir trouvé une telle note, sans donner plus de détails, et avoir identifié au moins un téléchargement partiel. Il pourrait s'agir de Bob Diachenko ou des autorités françaises qui ont été alertées, mais ce n'est qu'une supposition pour le moment.

Pour Alexandre Pham, cette faille serait due à « une erreur humaine suite à un test ». Il affirme aussi avoir « immédiatement » averti la CNIL et que la société contactera les personnes impactées.

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« Conflits d’intérêts, marchands de doute, influence des fondations privées… de nombreux phénomènes sont susceptibles de brouiller le discours scientifique », explique le Centre national de la recherche scientifique en guise d'introduction.

Afin de faire le point sur cette question, le CNRS a posé plusieurs questions à Mathias Girel, philosophe et spécialiste de l’épistémologie à l’École normale supérieure, dont l'interview est publiée dans son Journal.

Pour Mathias Girel, « il y a un phénomène de surenchère qui consiste à survendre des avancées scientifiques dans certains médias, même sérieux ». Il revient également sur le cas des études scientifiques qui peuvent dirent une chose et son contraire : « Pour expliquer le cancer du poumon, [les cigarettiers] ont tout simplement financé des recherches sur d’autres causes que la fumée de cigarette ».

La longue interview est disponible par ici. Pour rappel, nous sommes également revenus sur cette délicate question dans l'un de nos éditos.

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C'est le troisième plan du genre depuis le rachat d'Alcatel-Lucent. Reuters explique que cette coupe s'inscrit dans le cadre d'un programme mondial de réduction des coûts de 700 millions d'euros, d'ici 2020. Sur les 5 500 salariés en France, 460 emplois sont donc sur la sellette, mais aussi 350 en Finlande, sur un effectif de 6 000 personnes.

Selon la société, « la plupart des groupes d’activités et des fonctions centrales devraient être impactées. Sa mise en œuvre devrait se faire progressivement en 2019 et 2020 ». Un élu syndical explique à Libération que Nokia « privilégie les développements dans les pays low-cost et la France n’en fait pas partie ».

La CGT et la CFDT sont montées au créneau et accusent l'équipementier de ne pas respecter ses engagements sur l'emploi pris au moment de l'acquisition d'Alcatel-Lucent. Un porte-parole du ministère de l'Économie réfute : « Pour nous, les engagements [...] sont tenus jusqu’ici et font l’objet d’un suivi qui va se poursuivre ». Même son de cloche chez Nokia, qui reconnaît simplement un « décalage dans le temps ».