du 23 août 2018
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Très haut débit : la Nouvelle-Aquitaine s'inquiète des plans du gouvernement

Depuis 2013, le plan France THD définit que 43 % de la population seront connectés au très haut débit par des réseaux d'initiative publique (RIP) pilotés par les départements et régions. Ces dernières ont monté des délégations de service public pour ce grand chantier, avec subventions de l'État.

L'an dernier, certaines de ces zones ont attiré l'appétit d'opérateurs privés, certains départements cédant une partie de leurs zones publiques, y voyant des économies. De quoi inquiéter les industriels des réseaux publics et des collectivités.

Pour y répondre, le gouvernement a créé l'Appel à manifestation d'engagements locaux (AMEL). Le principe : les réseaux publics délimitent des zones reprenables par le privé, les opérateurs sont mis en concurrence et le gouvernement tranche. Une rustine face aux démarchages d'Orange et SFR pour récupérer ces déploiements, permis par la baisse des coûts.

Le plan ne satisfait pas tout le monde. Dans un communiqué, la région Nouvelle-Aquitaine et sept départements alertent sur une déstabilisation de leurs plans locaux, avec la possible réduction du territoire couvert par les réseaux publics.

« Cet aménagement progressif et équitable est remis en cause. Le réseau global deviendrait également moins important, et pourrait alors devenir moins séduisant pour les fournisseurs d'accès. Enfin, l'aide nationale supprimée, les acteurs publics ont quelques incertitudes sur la capacité à finaliser les plans de financement » écrivent-ils.

Ils demandent à Édouard Philippe de revoir son plan, ou au moins de réouvrir le guichet du Fonds pour la société numérique (FSN), qui attribue les subventions de l'État.

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