du 01 février 2019
Date

Choisir une autre édition

Transparence des publicités sur Facebook : Mozilla en appelle à la Commission européenne

Il y a deux jours, nous indiquions que Facebook avait procédé au blocage de plusieurs outils liés à la transparence des publicités politiques circulant sur son réseau social.

ProPublica, Mozilla et WhoTargetsMe notamment proposaient des extensions capables de récolter de nombreuses informations pour les offrir à l’utilisateur, notamment des critères de ciblage comme la couleur de peau, l’ethnie, les convictions religieuses et ainsi de suite. Des données extrêmement personnelles donc.

ProPublica avait déjà réagi en expliquant le danger d’une telle solution. L’éditeur y voyait essentiellement une volonté de préserver la première source de financement du réseau en permettant aux publicitaires de mener leur activité sans être inquiétés.

Mozilla réagit à son tour. Dans un message publié hier soir, le père de Firefox explique que sans ces informations, il se retrouve dans l’incapacité d’offrir aux citoyens européens la transparence nécessaire avant les élections prochaines.

Pour l’éditeur, le danger ne s’arrête pas là, puisque cette décision « empêche les développeurs, chercheurs ou organisations à développer des outils, connaissances critiques et recherches conçus pour éduquer et responsabiliser les utilisateurs, pour qu’ils comprennent et donc résistent aux campagnes ciblées de désinformation ».

Toujours selon l’éditeur, la « transparence ne peut pas uniquement reposer sur des termes avec lesquels les plus importantes et puissantes sociétés technologiques sont à l’aise ».

L’une des solutions a été déjà été exprimée par ProPublica : la base Ad Archive de Facebook et son API doivent être accessibles par tous et complétées. De trop nombreuses informations manquent – dont les critères précis de ciblage – et peu de pays y ont actuellement accès.

Mozilla a donc envoyé un courrier à la commissaire européenne à l'Économie et à la Société numériques, Mariya Gabriel. La société y rappelle les grandes lignes du problème, mais pointe surtout l’attitude d’un Facebook bien peu alignée avec le Code de bonnes pratiques contre la désinformation, signé en octobre 2018.

Elle ajoute que Facebook prévoit un outil supplémentaire lié à son archive en mars, avant les élections. Mais Mozilla ne pense pas que l’outil sera suffisant, loin s’en faut, tant les informations manquent actuellement. La sentence est simple : aucune chance qu’il réponde aux standards fixés par le Code.

Le message ne tombera sans doute pas dans l’oubli. Dans un rapport du 29 janvier, la Commission européenne notait les efforts de Facebook contre la désinformation. Elle relevait également deux angles d’amélioration.

La Commission attend ainsi de savoir comment Facebook compte déployer des « outils donnant davantage de moyens d'action aux consommateurs » et dynamiser « la coopération avec les vérificateurs de faits et les chercheurs dans l'ensemble de l'UE ». Le blocage des extensions vient de répondre en partie à ces interrogations.

chargement Chargement des commentaires...

À découvrir dans #LeBrief
Copié dans le presse-papier !

Depuis fin 2017, les deux géants se livrent une guerre. Comme Amazon ne vend pas certains produits Google (Chromecast, Home, Nest) et ne permet pas aux utilisateurs Prime Video d'utiliser Google Cast, le moteur de recherche avait décidé de retirer YouTube de l'Echo Show et des Fire TV Stick. Bref, les utilisateurs trinquent encore.

Mais la situation va changer. Dans un communiqué, Amazon explique que les applications officielles YouTube et YouTube Kids arrivent sur les Fire TV et les télévisions Fire TV Edition, tandis que son service de vidéo en streaming Prime Video va prendre en charge Chromecast et Android TV.

Les changements devraient être opérationnels au cours des prochains mois.

Copié dans le presse-papier !

C’est un petit miracle : la dernière préversion de Chrome dans le canal Canary propose un mode lecture, repéré par ZDnet.

Cette fonction permet pour rappel d’afficher une vue simplifiée de la page web, avec uniquement le texte de l’article et les éventuelles images. Le mode lecture est notamment apprécié pour sa légèreté et la suppression de tout élément de distraction.

La fonction est pourtant loin d’être nouvelle. Apple avait été le premier à l’intégrer dans Safari en 2010, ajoutant même une option en 2017 pour utiliser cette vue par défaut sur tous les sites. Mozilla l’avait ajoutée dans Firefox en 2015.

Le fonctionnement dans Chrome est donc le même que partout ailleurs. Techniquement, ce n’est pas une nouveauté dans Chrome puisque la version Android propose une « Vue simplifiée » depuis longtemps. C’est donc le portage de cette variante vers la mouture pour ordinateurs de bureau.

Pour tester la fonction, il faut activer le flag chrome://flags/#enable-reader-mode dans la dernière préversion Canary de Chrome. Elle finira donc par remonter dans les prochaines semaines dans le canal bêta puis en stable. Tout vient à point…

Pour l'instant, ce mode lecture est accessible depuis le menu général sous l'étrange nom « Distill page ».

Copié dans le presse-papier !

Comme prévu, Amazon propose une version gratuite avec publicité de son service Music, mais uniquement sur Alexa aux États-Unis pour le moment.

Il permet d'écouter des listes de lecture et des milliers de « stations » basées sur un artiste ou un style par exemple. Rien n'est précisé sur une ouverture au reste du monde pour le moment.

Google fait de même avec YouTube Music sur Google Home. « “Ok Google, mets de la musique” vous permettra d’écouter gratuitement, sur l’ensemble de la gamme d’enceintes Google Home, des contenus musicaux via YouTube Music », mais « l’écoute sera quelquefois interrompue par des coupures publicitaires de 30 secondes ».

Cette fonctionnalité est disponible dans de nombreux pays, notamment en France.

Copié dans le presse-papier !

Petite mise à jour d’entretien pour LibreOffice, dont la version 6.2.3 corrige environ 90 bugs divers. Les notes complètes sont réparties entre les moutures RC1 et RC2.

Il n’y a aucune nouveauté à signaler, mais en dépit des correctifs supplémentaires, la Document Foundation continue de recommander la version 6.1.5 pour les entreprises, « où les fonctions sont moins importantes que la robustesse ».

Copié dans le presse-papier !

La société a récemment déposé son dossier d'introduction en bourse, mais sans dévoiler la date de la première cotation ni le montant de la valorisation visé. D'après certains, il pourrait être aux alentours de 100 milliards de dollars.

En attendant, le VTC annonce une bonne nouvelle : Toyota et sa filiale DENSO vont investir 667 millions de dollars, tandis que SoftBank va injecter 333 millions. Toyota s'est également engagé à débourser 300 millions de dollars de plus sur les trois prochaines années.

Dans tous les cas, les fonds sont pour Uber ATG (Advanced Technologies Group), une branche d'Uber désormais valorisée 7,25 milliards de dollars. Le but de l'opération est « d'accélérer le développement et la commercialisation de services de covoiturage automatisés ».

C'est donc un signe fort pour les véhicules autonomes alors qu'une des voitures d'Uber était impliquée dans un accident mortel en mars dernier.