du 04 mars 2019
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Trainline critiquée pour son partage de données personnelles avec Facebook

Un client de la société s'est récemment plaint sur Twitter, découvrant que des informations sur ses voyages étaient transmises au géant américain, sans son accord.

Depuis, Trainline a confirmé l'information, précisant qu'elle utilise « un outil d'analyse, créé par Facebook, qui nous permet de mieux comprendre comment nos clients utilisent notre app ».

Dans une seconde réponse, la société ajoute que « même si les données passent par l'outil d'analyse de Facebook, elles ne sont pas partagées avec Facebook – Trainline contrôle ces données ». Une vision pour le moins optimiste, surtout au regard des récentes révélations concernant le réseau social.

Ressortant l'habituel « Le respect des données et la sécurité de nos clients sont primordiaux et la protection des données est au cœur de notre activité », Trainline n'a pas hésité à invoquer l'intérêt légitime pour l'absence de consentement de l'utilisateur avant un tel partage.

Pourtant, la position de la CNIL et de ses homologues européens est claire sur le sujet depuis des années : l'intérêt légitime ne peut être utilisé pour justifier d'un profilage des utilisateurs, ou être opposé au droit des droits de la personne concernée.

Ainsi, des mécanismes d'information claire et d'opposition doivent être proposés, ce qui ne semble pas le cas ici. Cela n'empêche pas de nombreux acteurs (comme Le Monde par exemple) de miser sur l'intérêt légitime depuis l'application du RGPD le 25 mai dernier.

Ces acteurs gagnent ainsi du temps, exploitant les données de leurs utilisateurs sans consentement éclairés à des fins de pistage publicitaire, le temps que les autorités prennent les choses en main.

Il apparaît donc nécessaire que la CNIL publie un rappel sur le sujet, ou que des enquêtes sur ces pratiques soient menées, afin que la jurisprudence soit un peu plus présente dans les mémoires des équipes marketing.

Car le cas de Trainline est sans doute loin d'être isolé. Les services en ligne et leurs applications mobiles étant encore le plus souvent remplis d'outils de pistage sans que l'utilisateur n'en soit informé, n'ait conscience de la nature des informations partagées ou ne puisse refuser d'être ainsi exposé.

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À découvrir dans #LeBrief
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En préparation de la loi contre la cyberhaine, dite loi Avia, la commission des Lois de l’Assemblée nationale lance une consultation sur les contenus haineux ou injurieux en ligne sur Internet. Jusqu’au 12 mai, il est possible de répondre à un questionnaire sur le site officiel.

Les réponses « alimenteront la réflexion des membres de la commission des Lois et de leurs collègues ». Anonymes, elles seront dans un format ouvert et librement réutilisable.

Parmi les questions, vous devrez indiquer si vous avez déjà été victime ou témoin de contenus « haineux ou injurieux » (racistes, antisémites, sexistes, etc.) mais aussi les suites apportées aux éventuels signalements effectués auprès de l’hébergeur ou à la justice.

Autre question : « qui doit, selon vous, réguler les contenus haineux ou injurieux sur internet ? ». Dans les différents scénarios, il est envisagé l’intervention d’une administration ou d’une « autorité indépendante », qui pourrait être le Défenseur des droits, le CSA, l’HADOPI ou encore l’ARCEP. Et s’agissant des sanctions à l’encontre de ces propos, est imaginée une peine « d’interdiction temporaire d’accéder à Internet ou à un ou plusieurs sites »

Deux pistes respectivement dessinées par l’auteur de la PPL, la députée Laetitia Avia, et Emmanuel Macron.

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Petite mise à jour d’entretien pour LibreOffice, dont la version 6.2.3 corrige environ 90 bugs divers. Les notes complètes sont réparties entre les moutures RC1 et RC2.

Il n’y a aucune nouveauté à signaler, mais en dépit des correctifs supplémentaires, la Document Foundation continue de recommander la version 6.1.5 pour les entreprises, « où les fonctions sont moins importantes que la robustesse ».

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Depuis fin 2017, les deux géants se livrent une guerre. Comme Amazon ne vend pas certains produits Google (Chromecast, Home, Nest) et ne permet pas aux utilisateurs Prime Video d'utiliser Google Cast, le moteur de recherche avait décidé de retirer YouTube de l'Echo Show et des Fire TV Stick. Bref, les utilisateurs trinquent encore.

Mais la situation va changer. Dans un communiqué, Amazon explique que les applications officielles YouTube et YouTube Kids arrivent sur les Fire TV et les télévisions Fire TV Edition, tandis que son service de vidéo en streaming Prime Video va prendre en charge Chromecast et Android TV.

Les changements devraient être opérationnels au cours des prochains mois.

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La décision était prévisible, mais elle n’en reste pas moins le témoin du temps qui passe et de l’évolution des habitudes.

BlackBerry Messenger (BBM) cessera de fonctionner dès le 31 mai, et les utilisateurs ont moins d’un mois et demi pour basculer sur d’autres solutions.

Ce sont cependant ces autres solutions qui ont condamné le service. Selon BlackBerry, les utilisateurs existants sont partis petit à petit vers d’autres services, tandis que les nouveaux arrivants étaient trop peu nombreux.

Difficile finalement de résister aux deux poids lourds appartenant à Facebook que sont Messenger et WhatsApp, tous deux bien au-delà du milliard d’utilisateurs.

En outre, et en dépit d’une disponibilité sur Android et iOS, BlackBerry ne s’est pas vraiment rendu compte de l’importance de la partie UI/UX. L’interface vieillotte de BBM faisant pâle figure devant des réalisations plus modernes, comme Viber et Telegram, ce dernier misant en plus sur la personnalisation.

L’équipe de développement espère que les utilisateurs en garderont tout de même un bon souvenir.

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En mars, le réseau social reconnaissait avoir stocké en clair des mots de passe de « centaines de millions d'utilisateurs ». Dans le lot, se trouvaient aussi des « dizaines de milliers d'utilisateurs Instagram ». Il y en avait finalement bien plus.

Dans une mise à jour discrète du billet de blog du 21 mars repérée par TechCrunch, le réseau social explique avoir trouvé d'autres mots de passe Instagram stockés en clair. De dizaines de milliers, on passe désormais à « des millions d'utilisateurs » touchés.

Facebook affirme de nouveau que ces mots de passe n'ont pas été utilisés à des fins malveillantes. Les utilisateurs concernés seront informés.