du 25 octobre 2018
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Tim Cook veut un RGPD américain, Macron veut qu'Apple investisse plus en France

La vie privée est l'un des principaux arguments commerciaux de l'entreprise, qui frappe désormais sans pudeur sur les autres grands groupes américains. Hier, Tim Cook a introduit la 40e Conférence internationale des commissaires à la protection des données (PDF).

Le patron d'Apple prône la minimisation des données, le droit de connaître leur utilisation, celui d'y accéder et celui à la sécurité. Des principes au coeur des lois françaises et européennes sur la vie privée, dont le Règlement général sur la protection des données (RGPD), appliqué depuis mai. Il réclame d'ailleurs une loi fédérale sur la vie privée outre-Atlantique, dans le sillage du RGPD.

« Les plateformes et algorithmes qui promettaient d'améliorer nos vies peuvent en fait magnifier les pires tendances humaines » a-t-il lancé, évoquant « une crise réelle », « ni imaginaire, ni exagérée, ni folle »… dans une attaque contre « le complexe industriel des données », en référence au « complexe militaro-industriel ».

Il déclare même admirer le travail du contrôleur européen à la protection des données, Giovanni Buttarelli, qui vient de publier un plaidoyer pour le futur règlement ePrivacy.

En France, le groupe s'associe à Simplon pour enseigner son langage de programmation, le Swift.

Cook a aussi rencontré Emmanuel Macron, qui souhaite que la société américaine augmente ses investissements directs en France, via des activités à valeur ajoutée, rapporte Le Parisien.

Le chef de l'Etat a aussi parlé des relations entre plateformes et entreprises, sujet d'un règlement européen en gestation, pour mieux répartir la valeur entre géants et développeurs.

Macron espère aussi voir Apple au prochain événement Tech for Good. En mai dernier, il avait réuni une soixantaine de patrons de géants technologiques, qui avaient multiplié les promesses pour l'Hexagone.

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À découvrir dans #LeBrief
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En février, la Securities and Exchange Commission demandait à un juge de condamner Elon Musk pour outrage à la justice. En cause, un tweet envoyé sans qu'il soit approuvé au préalable par un avocat de la société, comme l'y oblige normalement son accord du mois d'octobre avec la SEC.

Les avocats d'Elon Musk avaient rapidement contre-attaqué, accusant le régulateur de saisir la justice sans fondement légal « pour un simple tweet sans importance qui respectait parfaitement l'accord ». Ils se montraient également virulents envers le régulateur : « la SEC demande instamment à la Cour de lire et d’appliquer l’ordonnance de manière inconstitutionnelle ».

La Securities and Exchange Commission ne compte visiblement pas en rester là et a réitéré sa demande lundi. Elle qualifie son tweet de « violation flagrante » de son accord, comme l'explique The Verge.

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13 pays et 19 médias – dont l'AFP, le Monde, Libération et 20 Minutes – se sont regroupés « pour répondre à vos questions sur les élections européennes », et uniquement ce genre de sujets.

La plateforme propose des « articles de vérifications sur les élections publiés par les partenaires, des analyses et réponses sur les idées reçues sur l'Europe, et toutes les réponses à vos interrogations sur ces élections ».

Tous les participants ont signé le code de conduite de l'International Fact-Checking Network (IFCN). Le financement provient de divers organismes, comme le détaille les Echos : 10 000 euros de l'IFCN, 40 000 euros de l'Open Society for Initiative for Europe et 44 000 euros de Google.

Jules Darmanin, coordinateur éditorial du projet, le site devrait « à priori » fermer quelques semaines après les élections de mai… « mais cela dépendra de son succès ».

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Apple commercialise depuis hier deux nouveaux modèles d’iPad. À commencer par un mini enfin modernisé, même s’il ne change pas de châssis, exactement comme l’évoquaient les rumeurs.

Les dimensions sont strictement identiques, avec un poids de 300,5 g pour la version Wi-Fi et 308,2 g pour la version cellulaire, soit respectivement 1,5 et 4,2 g de plus que le modèle précédent.

L’écran reste sur une définition de 2 048 x 1 536 pixels pour une résolution de 326 ppp, mais gagne la compatibilité True Tone, couvre l’espace colorimétrique DCI-P3 et est 25 % plus lumineux (500 nits). Comme l’iPad d’entrée de gamme, il est également compatible avec le Pencil de première génération.

À l’intérieur par contre, l’iPad mini laisse tomber la vieille puce A8 au profit d’une A12, soit la même équipant les iPhone XR et XS, soit un joli petit bond de performances. Le Bluetooth passe quant à lui du 4.2 au 5.0, et le modèle 4G gagne une eSIM.

À l’avant, l’ancien capteur 1,2 mégapixels est abandonné pour un 7 MP capable d’enregistrer en 1080p. La caméra arrière ne change pas et gagne simplement la compatibilité Live Photo. L’autonomie annoncée reste de 10 heures en Wi-Fi et 9 heures en 4G.

Les couleurs proposées restent les mêmes : argent, gris sidéral et or. Le nouvel iPad mini existe en versions 64 et 256 Go, vendues respectivement 459 et 629 euros, auxquels il faudra ajouter 140 euros pour la version 4G.

Si le renouvellement de l’iPad mini est attendu, le retour de l’iPad Air est beaucoup plus surprenant. Lui aussi reprend les lignes de l’ancien design mais passe à la puce A12. Les bords fins, Face ID et l’USB-C restent l’apanage des iPad Pro.

Le nouvel Air passe à 10,5 pouces (2 224 x 1 668), contre 9,7 pouces auparavant, avec les mêmes nouveautés que pour le mini 5 : espace colorimétrique P3, luminance de 500 nits et compatibilité Pencil de première génération. Le True Tone était déjà de la partie.

Les modifications sur les parties connectivité et photo sont les mêmes ici aussi : caméra avant de 7 MP pour de la vidéo 1080p, Bluetooth 5.0, ajout d’une eSIM pour la version 4G, etc.

L’objectif d’Apple semble être de combler un vide pour ceux qui voulaient un iPad plus grand sans forcément investir dans un iPad Pro. La question d’une éventuelle cannibalisation est cependant légitime.

Car là où l’iPad Pro 11 pouces démarre à 899 euros, l’iPad Air débute à 569 euros pour la version 64 Go, contre 739 euros pour 256 Go. Comme d’habitude, on ajoutera 140 euros pour les moutures 4G.

Pour toutes ces nouvelles tablettes, les commandes sont ouvertes dès maintenant, pour des livraisons prévues entre le 3 et le 5 avril.

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En fin de semaine dernière, un chercheur en sécurité découvrait un serveur Elasticsearch laissant aux quatre vents des données personnelles de ses clients. Contactée avant la divulgation, la société n'avait pas réagi.

C'est désormais chose faite par l'intermédiaire de sa page Facebook. Le revendeur affirme avoir découvert la fuite via la publication de Noam Rotem, sans préciser comment elle est passée à côté des sollicitations du chercheur ni de celles de TechCrunch.

Elle dit avoir inspecté son infrastructure, concluant que tous ses « serveurs et bases de données sont protégés avec du chiffrement et sont absolument sécurisés ». Néanmoins, elle reconnaît que « des tiers ont pu accéder à des outils externes utilisés pour stocker temporairement des données », donc que « la sécurité des données a pu être compromise ».

Normalement ces serveurs sont derrière de « puissants firewalls », mais ces derniers ont été désactivés par erreur par l'un des membres de son équipe. La raison n'est pas précisée.

Les données qui étaient librement accessibles concernent des achats effectués entre le 1er et le 15 mars précise Gearbest, et environ 280 000 clients sont impactés. Une campagne de réinitialisation des mots de passe des clients concernés est en cours.

Enfin, la société affirme avoir agi en moins de deux heures après la découverte de cette importante fuite de données. Dommage d'avoir attendu qu'elle arrive dans la presse pour prendre des mesures, Gearbest aurait pu être plus réactif avec la divulgation en amont de Noam Rotem ou en répondant à TechCrunch.

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Après Windows, Office, Skype et d’autres produits, Microsoft lance un canal de test Insider pour Halo.

Avec Halo: The Master Chief Collection confirmé pour une arrivée sur le Microsoft Store, donc sur les PC Windows 10, l’éditeur cherche à embrigader des joueurs dans sessions de tests pour « aider 343 Industries » à peaufiner ses titres.

Le site pour s’inscrire est déjà ouvert et concerne donc tous les possesseurs d’une Xbox One ou d’un PC. Bien que le titre doive débarquer dans la boutique de Microsoft, il semble bien que le jeu pourra aussi être récupéré sur Steam.

On ne sait pas encore quand la Master Chief Collection sera disponible. 343 Industries a en revanche confirmé que les titres seraient diffusés un à la fois, en commençant par Halo Reach.