du 04 juillet 2019
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Thomas Ebbesen, spécialiste de la lumière, lauréat de la médaille d’or 2019 du CNRS

Ce franco-norvégien est directeur du Centre international de recherche en chimie (ICFRC) et de l’Institut d’études avancées de l’université de Strasbourg (USIAS).

Il avait déjà été récompensé pour ses travaux en neurosciences en 2014 avec le prix Kavli, l’équivalent du prix Nobel dans ce domaine explique le CNRS. Il travaillait sur « une microscopique plaque de métal percée d’un réseau de trous de chacun 300 nanomètres de diamètre espacés régulièrement, le tout assemblé sur une plaque de verre ».

Et là, surprise : « la lumière traverse le dispositif. Comment est-ce possible ? Les trous sont en effet plus petits que la longueur d’onde de la lumière visible. Les ondes de cette dernière, dont la longueur varie de 400 à 700 nanomètres (nm) du violet au rouge, devraient normalement se heurter aux trous de 300 nm et rester bloquées derrière la plaque ». 

L'explication est aujourd'hui connue : « le réseau de trous se comporte en réalité comme une antenne. En effet, sur la surface conductrice – la plaque de métal – les électrons libres se rassemblent aléatoirement en groupes appelés plasmons [...] Tout se passe alors comme si ces plasmons formaient une loupe au-dessus de chaque trou : ils concentrent les photons qui tombent sur les trous et les réémettent ».

« Actuellement, je travaille sur les états hybrides lumière-matière, et je m’amuse comme je ne me suis jamais amusé de ma vie ! », lâche-t-il au Centre national de la recherche scientifique. 

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