du 06 avril 2018
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TF1 devient propriétaire à 100 % de Newen et Neweb (Cnet/ZDNet, Gamekult, Les numériques, etc)

Dans un communiqué, le groupe – qui détient 70 % des parts depuis fin 2015 – annonce la signature d'un « accord en vue de l’acquisition par TF1 de 30 % du capital et des droits de vote de la société lui conférant au total 100 % de Newen Studios ».

Cette entité regroupe « Newen, pôle de production et de distribution audiovisuelle ainsi que Neweb, pôle digital spécialisé dans l’édition de sites internet d’expertise produit et de conseil avant achat » précise TF1, qui vante le développement de ces structures ces dernières années.

Concernant Neweb – qui regroupe Beauté-test, Cnet, Focus numérique, Gamekult, Les Numériques et ZDNet, mais fait aussi office de régie publicitaire pour Eclypsia, Hardware.fr ou Tous les drivers – la stratégie est celle de « la continuité [...] dans le respect de sa liberté éditoriale et de son indépendance commerciale ».

Depuis 2016, l'ensemble a « consolidé son positionnement original et étendu son domaine d’expertise à la beauté et à la puériculture avec l’acquisition de Beauté Test et de Mayane Communication ». Cette acquisition étant encore assez récente, et effectuée dans la foulée d'Au féminin par TF1.

Car contrairement à M6, qui mise surtout sur les services de bons plans/cashback et n'hésite pas à se séparer de sites comme Clubic, TF1 multiplie les acquisitions et renforce ses positions numériques. Outre ces différentes participations, le groupe s'était ainsi payé Minutebuzz en 2016, notamment pour alimenter TF1 One, quitte à parfois aller un peu loin.

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À découvrir dans #LeBrief
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Après avoir passé LCI sur la TNT gratuite et mené la guerre à ses distributeurs pour augmenter ses revenus, TF1 s'attaque à un nouveau front pour renforcer son modèle économique face aux évolution du secteur : la publicité TV.

On sait la société très active dans le domaine du ciblage qui pourrait être autorisé via les FAI dans le domaine de la publicité adressée (interdite actuellement). Mais une autre possibilité est actuellement poussée auprès du CSA : une coupure supplémentaire dans les films.

Une demande effectuée lors de l'audition de TF1 par la mission d'information sur la nouvelle régulation de la communication audiovisuelle à l'ère numérique ce mercredi. Interrogé par Europe 1, le président par intérim du CSA a indiqué hier qu'il y a actuellement une asymétrie avec les autres acteurs et que cela les mettrait « à jeu ».

Sans donner de position, il a indiqué que le CSA n'était pas directement en charge de cette question, mais est le garant de la bonne santé économique du secteur. Gageons que les concurrents de TF1 sauront également faire valoir leur position en la matière, notamment du côté de M6.

Le site du Conseil indique qu'actuellement, sur les chaînes privées, « les œuvres cinématographiques et audiovisuelles ne peuvent pas faire l'objet de plus de deux interruptions publicitaires. Et concernant les œuvres cinématographiques, elles doivent se limiter à une durée de six minutes au total ».

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Selon CNBC, Google pourrait dévoiler durant sa conférence I/O le mois prochain une nouvelle fonctionnalité pour son Assistant : les « How To ».

Derrière ce nom se cacheraient des vidéos façon tutoriels, proposées par des marques pour apprendre une action particulière. Bien entendu, la vidéo ferait la promotion des produits maison. Une sorte de publicité déguisée en service.

La vidéo serait envoyée vers un écran connecté, mais les sources de CNBC évoquent également une nouvelle version de l'enceinte Home avec écran intégré.

Pour l'instant, rien n'indique que cette fonctionnalité sera payante pour les entreprises intéressées. Mais puisqu'il s'agit d'un nouveau support, son éventuel succès devrait ensuite entraîner une facturation. Après tout, 85 % des revenus de Google proviennent de la publicité, et on l'imagine mal s'assoir sur cette nouvelle manne.

Réponse à la Google I/O, qui se tiendra pour rappel du 8 au 10 mai.

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Début décembre, Mozilla ajoutait la fonctionnalité dans son client Android. Une version iOS avait été promise, dont acte.

Le fonctionnement du surlignage est strictement le même. L'utilisateur sélectionne son texte, faisant apparaître un petit menu. Il suffit alors d'appuyer sur « Surligner », et d'éventuellement en changer la couleur.

Les passages surlignés sont synchronisés par le compte et peuvent donc être retrouvés partout. Une section permet en outre de retrouver tous les passages marqués.

Il s'agit toujours d'une fonctionnalité freemium. Un utilisateur classique peut surligner un maximum de trois passages par article, tandis qu'un abonné Pocket Premium (40 euros par an) n'aura aucune limite.

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Hier, la cour fédérale de justice de Karlsruhe a donné raison à Adblock Plus face au géant allemand de l'édition Axel Springer. Après deux passages en justice à Cologne, l'activité d'Eyeo n'est pas considérée comme une entrave à la concurrence. La société s'en félicite.

Pour rappel, elle est en guerre outre-Rhin contre des éditeurs de presse, au motif que le blocage de publicité mettrait à mal le financement de la presse en ligne. Pour se financer, Eyeo vend la mise sur liste blanche de certaines publicités jugées « acceptables ».

Selon la justice allemande, Adblock Plus n'interdit pas le financement par la publicité, mais fournit bien une option supplémentaire aux internautes. Il n'y aurait pas de preuve qu'Adblock Plus suffise à « perturber le modèle économique de fourniture de contenu gratuit sur Internet ».

Il reste que cette option peut être bloquée par les sites qui le souhaitent. « Il est raisonnable pour [l'éditeur de presse], compte tenu du droit fondamental à la liberté de la presse, de contrecarrer les effets négatifs de l'utilisation du programme en prenant les mesures défensives possibles. Cela inclut, par exemple, le blocage des utilisateurs qui ne souhaitent pas renoncer à utiliser un bloqueur de publicité » écrit la cour fédérale.

Pour l'eurodéputée Julia Reda, cette décision pose un important problème en matière de vie privée, dans la mesure où un site pourra interdire l'accès à un internaute pour son utilisation d'un bloqueur de publicité, une collecte d'information sur laquelle aucun consentement n'aura été donné.

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Le 16 avril, l'Oncle Sam a émis un arrêt d'interdiction à l'encontre de l'équipementier chinois ZTE, qui a vendu du matériel en Corée du Nord et en Iran, malgré l'embargo imposé contre les deux pays.

Après des années de négociations, les États-Unis ont sévi contre la société, qui aurait menti dans le cadre de l'enquête et n'aurait pas pris de mesures assez rapides contre les employés responsables de ces ventes.

Dans un communiqué, le groupe chinois fait amende honorable sur son passé et espère toujours résoudre ce différend par des négociations, alors que sa cotation en bourse a été suspendue en Chine, tout comme la publication de ses résultats trimestriels. ZTE a en effet perdu l'un de ses plus importants marché, et environ un quart de ses fournisseurs, dont Qualcomm.

« L'arrêt d'interdiction n'affecterait pas seulement la survie et le développement de ZTE, mais causera aussi des dommages à tous les partenaires de ZTE, y compris un grand nombre de sociétés américaines » menace ZTE, qui envisage officiellement de porter l'affaire en justice si les discussions n'aboutissent pas.

En parallèle, des associations de consommateurs recommandent d'éviter les smartphones de la marque pour le moment. Consumer Watchdog appelle Google, ZTE et les opérateurs à détailler les conséquences de cette interdiction pour leurs clients.