du 13 décembre 2018
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L'affaire remonte au mois de juin, lorsque le patron envoie un email pour expliquer qu'un employé aurait effectué un « important et destructeur sabotage » au sein de l'entreprise.

Quelques jours plus tard, Tesla passait à l'offensive et attaquait Martin Tripp en justice. Ce dernier se présentait alors comme un lanceur d'alerte (une procédure est toujours en cours auprès de la SEC) : « Je n'ai pas piraté le système. Les données que je collectais étaient si graves que je devais alerter les médias ».

Dans des documents repérés par CNBC, nous apprenons que Tesla réclame désormais 167 millions de dollars de dommages et intérêts à Martin Tripp. Selon l'avocat de la défense, « ce prétendu montant » correspondrait à la baisse en bourse de l'action suite aux informations transmises à la presse, une notion qu'il qualifie d'« absurde ».

Tesla réclame 167 millions de dollars à Martin Tripp, accusé de « sabotage » par Elon Musk
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À découvrir dans #LeBrief
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Le Centre national pour la recherche scientifique rappelle qu'elle vient récompenser des « recherches exceptionnelles [ayant] conduit à des innovations marquantes sur le plan technologique, économique, thérapeutique et social ».

Ane Aanesland pour son travail « vers la miniaturisation des satellites », Vance Bergeron pour son « échappée contre la paralysie », Orphée Cugat pour « la recherche hors-piste » et enfin Livio de Luca pour son « œil sur le patrimoine ».

Plus de détails sur leurs innovations et leurs parcours professionnels sont disponibles par ici. Une cérémonie est programmée pour le 12 décembre. 

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La Cour européenne des droits de l’Homme examine actuellement une requête pour savoir « si un lien d’amitié sur les réseaux sociaux entre un juge et une des parties au procès peut constituer un motif de récusation ».

Née en Suisse, l’affaire soumise concerne une attribution de l’autorité parentale. Dans ce dossier signalé par le juriste Nicolas Hervieu, une mère a demandé l’annulation d’une décision d’une autorité de protection au motif que le président d’alors était ami sur Facebook avec le père.  

Le 14 juillet 2017, le tribunal du canton du Valais a rejeté sa demande. Décision confirmée devant le Tribunal fédéral.

La mère a alors saisi la CEDH pour lui soumettre cette question : « l’angle de l’article 6 § 1 de la Convention, « l’amitié sur Facebook » entre un juge et une des parties est-elle compatible avec la garantie d’un juge impartial ? »

En France, le 5 janvier 2017, la Cour de cassation a considéré que « le terme d’ "ami" employé pour désigner les personnes qui acceptent d’entrer en contact par les réseaux sociaux ne renvoie pas à des relations d’amitié au sens traditionnel du terme ». 

Ainsi, « l’existence de contacts entre ces différentes personnes par l’intermédiaire de ces réseaux ne suffit pas à caractériser une partialité particulière ».

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One est le nom que Google donne à ses offres de stockage en ligne. Comme tous les grands éditeurs liés au cloud, il propose diverses formules. Pour rappel, chaque compte gratuit fournit 15 Go. Le premier palier est de 100 Go pour 1,99 € par mois, ou 19,99 par an, et jusqu’à 30 To pour 299,99 € par mois.

Désormais, cet espace peut être utilisé pour stocker les sauvegardes du téléphone, prenant en compte des données qui ne l’étaient pas jusqu’ici, comme les MMS. Photos, vidéos, contacts, messages et autres sont ainsi réunis au même endroit.

En cas de perte, vol ou cassure de l’appareil, ces données pourront être restaurées sur le nouvel appareil. L’un des plus apports est la prise en charge des photos en qualité originale, différenciant One de Photos, dont le stockage est illimité tant que les photos ne dépassent pas les 12 mégapixels.

Les choix de Google sont d’ailleurs étranges dans ce domaine. L’éditeur a coupé en juin le lien entre Photos et Drive en expliquant que la redondance des informations perturbait les utilisateurs. Désormais, il faudra expliquer comment Photos synchronise une masse illimitée de photos dans une certaine qualité alors que One garde la qualité originale… tant qu’il y a de la place.

On notera également que ce service est proposé depuis des années par Apple avec son iCloud. Les données des téléphones, tablettes et autres sont envoyées en ligne et sont synchronisées automatiquement. Chez Apple, le souci est cependant différent : un compte gratuit ne propose que 5 Go, très vite saturés par les informations toujours plus nombreuses à sauvegarder.

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L’éditeur avait créé un petit évènement durant le dernier E3 en annonçant une suite à sa série de simulateurs de vol, dont la dernière version – simplement appelée Flight – datait de 2012. Le nouveau volet est attendu pour l’année prochaine.

Microsoft cherche donc des testeurs en ouvrant un programme Insider. Il faut simplement posséder un compte maison, il n’y a pas de restriction géographique, même si l’entreprise prévient : pour l’instant, toutes les communications se feront en anglais.

La prochaine aura d’ailleurs lieu le 19 septembre, où devraient être dévoilées des informations plus concrètes sur l’arrivée des premières versions de tests, l’enchainement des phases et autres données techniques.

Microsoft précise également que chaque build du jeu aura des points précis à tester et que tout le monde ne recevra pas les mêmes préversions. Tous les renseignements transiteront par le hub Xbox Insider. Une FAQ a été mise en place (en anglais).

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« Les robots sont-ils ou seront-ils capables de nous remplacer ? Pour quelles tâches ? L’intelligence artificielle va-t-elle dépasser l’intelligence humaine ? » Jean-Paul Laumond, directeur de recherche au CNRS, apporte quelques éléments de réponses à ces vastes questions.

Le chercheur part d'abord d'un constat général : « Nous sommes conscients que ces logiciels ne sont pas parfaitement fiables et nous nous en accommodons car finalement ils ne marchent pas si mal et leurs erreurs ne prêtent pas à conséquence ». Néanmoins, les conséquences peuvent être bien différentes sur d'autres systèmes.

« Confondre une autruche et tante Adèle n’a pas le même niveau de gravité que confondre sur une radiographie du sein des microcalcifications et des tumeurs naissantes. C’est au médecin qu’il revient, in fine, d’établir le diagnostic et d’en endosser la responsabilité ».

Même problématique dans la robotique : « La moindre erreur de logiciel peut conduire un robot humanoïde à chuter [...] Les algorithmes, les logiciels qui en résultent et les informations qui découlent du calcul doivent être certifiés. C’est tout le défi de la robotique que de rendre compte du monde physique sous cet impératif ».

Au final, l'Homme « s’accommode bien dans la pratique des limitations de ces technologies logicielles. On ne cherche pas des logiciels fiables à coup sûr. Il suffit qu’ils soient corrects la plupart du temps »… mais ce n'est pas le cas dans bien d'autres domaines. 

Bref, « les progrès en robotique sont plus lents qu’il n’y paraît ».