du 08 octobre 2018
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Tesla : le plein de nouveautés avec le firmware 9.0, Navigate on Autopilot en embuscade

Le fabricant affirme qu'il s'agit de sa « mise à jour la plus importante à ce jour » pour les Model S, X et 3. Premier changement attendu : sur les voitures avec le Hardware en version 2.5 (depuis août 2017), la caméra avant peut désormais servir de dashcam.

De nouvelles fonctionnalités sont également annoncées, comme l'intégration du calendrier de votre smartphone, la possibilité de suivre la consommation en temps réel et de la prévisualiser pour un prochain trajet.

L'application mobile permet maintenant d'installer une mise à jour de la voiture sans être dedans. Vous pouvez envoyer une destination à la voiture avec le bouton Share et laisse les passagers accéder aux commandes multimédia.

Le constructeur explique aussi que la vision à 360° est améliorée grâce à l'utilisation des huit caméras externes de ses trois voitures. Même chose pour la détection des angles morts, avec la prise en charge des caméras latérales au lieu des capteurs à ultrason uniquement. De nouvelles catégories de véhicules sont affichées : vélos, motos, camions et poids lourds.

La version 9.0 prépare également le terrain pour le déploiement de nouvelles fonctionnalités de l'Autopilot qui arriveront dans les prochains mois. Il est notamment question de Navigate on Autopilot qui, sous la surveillance du conducteur, permet à la voiture de rentrer ou sortir de l'autoroute, avec une proposition de changement de voie si besoin.

Navigate on Autopilot s'installe en mode Shadow sur la mise à jour 9.0 : il tourne en arrière plan, sans être actif pour le conducteur. Le but est de « valider les performances de la fonctionnalité en arrière-plan, sur la base de millions de kilomètres de conduite dans le monde réel », avant sa mise en place.

Les notes de version détaillées se trouvent par ici.

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À découvrir dans #LeBrief
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Comme prévu, l'agence spatiale japonaise (JAXA) a donné l'ordre à sa sonde Hayabusa 2 de descendre vers l'astéroïde Ryugu pour effectuer un « touch and go ».

L'opération consiste à toucher sa surface, lancer un projectile et récupérer les poussières et débris pour ensuite les ramener sur Terre (les scientifiques espèrent obtenir environ 100 milligrammes de matière). Le déroulement de toute l'opération est disponible dans cette série de tweets.

Cette manoeuvre est un succès selon la JAXA, qui ajoute que l'état de la sonde Hayabusa 2 est normal. Un second « touch and go » pourrait avoir lieu prochainement, mais l'agence spatiale japonaise ne semble pas encore avoir pris sa décision sur le sujet.

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Hier, la société américaine a envoyé dans l'espace une fusée Falcon 9 avec un premier étage recyclé (éprouvé dans le discours commercial de SpaceX) déjà deux fois.

Il a en effet déjà été utilisé pour la mission Iridium-7 en juillet 2017 et SAOCOM 1A en octobre 2018. Les charges utiles ont été larguées sans encombre et le premier étage est revenu se poser sur la barge Of Course I Still Love You. Bref un sans faute avec trois lancements et trois récupérations.

Parmi les engins envoyés dans l'espace se trouve l'atterrisseur lunaire Beresheet de la société israélienne SpaceIL. La NASA félicite la société dont l'engin est « en passe de devenir le premier modèle commercial à atteindre la surface de la Lune ».

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La Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) et la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) ont lancé hier une consultation portant sur un projet de « guide pratique de la publication en ligne et de la réutilisation des données publiques », qu’elles ont élaboré conjointement, en lien avec la mission Etalab.

Ce document, à destination des administrations comme des citoyens, fait un point sur les réformes impulsées notamment par la loi pour une République numérique de 2016 et le RGPD : obligations de mise en ligne, formats de données, anonymisation, etc.

Initialement, la CNIL espérait que ce guide puisse être publié dès la fin 2016 (voir notre article).

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En trois jours, un vent de panique a soufflé sur YouTube. La vidéo de Matt Wattson sur la facilité à trouver des vidéos à tendance pédopornographique (sans l’être explicitement) et commentaires particulièrement flagrants a provoqué une détonation.

Les sanctions ne se sont pas faites attendre. De grosses entreprises comme Epic, Disney et Nestlé ont retiré leurs publicités de YouTube, le temps que le ménage soit fait et qu’une enquête soit prestement diligentée.

Dans la soirée du 20 février, une autre vidéo a intensifié la polémique. Publiée par le youtubeur Philip DeFranco, elle remet une couche sur un vrai problème au sein de la plateforme, déjà pointé par Wattson : comment, par les algorithmes de recommandations et avec les bons mots clés, on peut tomber sur des contenus et commentaires choquants.

En conséquence, YouTube a tiré dans toutes les directions. Dans un message à DeFranco, l’équipe lui annonce avoir supprimé plus de 400 chaînes et désactivé les commentaires sur « plusieurs dizaines de millions de vidéos ». Les commentaires illégaux ont été signalés aux autorités.

L’éditeur semble avoir eu besoin d’un électrochoc pour réagir, mais s’il s’agit pour l’instant d’un tapis de bombes. On ne sait pas par exemple si le blocage des commentaires s’est fait après constat d’un problème ou à titre préventif.

Le problème n’est en effet pas neuf, comme le rappelait la journaliste Chloé Woitier hier soir. La chaine YouTube Le roi des Rats pointait ainsi déjà en juin 2018 la naissance d’un « réseau malsain » d’échange de vidéos de petites filles faisant de la gymnastique.

La lutte contre la pédopornographie est pourtant loin d’être nouvelle sur YouTube. Dans sa vidéo, DeFranco évoque ainsi un « combat constant » et des révisions régulières des recommandations à la communauté lors de la publication de vidéos avec des enfants.

Il est probable que YouTube aiguise en permanences ses armes pour détecter ce type de contenu mais que des personnes se soient montrées plus malignes. Il est tout aussi probable que le service va serrer la vis et prendre de nouvelles mesures. L’entreprise vit de la publicité, et perdre des clients comme Disney et Nestlé, même temporairement, peut avoir de lourdes conséquences.