du 13 mai 2020
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Telegram abandonne son projet de Blockchain et tire à boulets rouges sur la justice américaine

En janvier 2018, la messagerie chiffrée avait présenté son projet de Blockchain TON (Telegram Open Network) et de cryptomonnaie associée (le gram). Dans un billet de blog, Pavel Durov explique mettre fin à ce projet.

Pour une fois, la crise sanitaire n’est pas pointée du doigt mais un tribunal américain qui « a empêché TON de voir le jour ». Pour expliquer la situation, le patron propose une petite comparaison avec une mine d’or (la Blockchain TON), des investisseurs et de l’or (le gram) : 

« Imaginez que plusieurs personnes mettent leur argent en commun pour construire une mine d'or, puis se répartir l'or qui en sort. Puis un juge vient et dit aux mineurs : beaucoup de gens ont investi dans la mine parce qu'ils cherchaient à faire des profits. Ils ne voulaient pas de cet or pour eux-mêmes, mais pour le vendre à d'autres personnes. Pour cette raison, vous n'êtes pas autorisé à leur donner de l'or. »

« Si cela n'a aucun sens pour vous, vous n'êtes pas seul, mais c'est exactement ce qui s'est passé », ajoute Durov qui enchaîne : « Peut-être plus paradoxalement encore, la cour américaine a déclaré que le gram ne pouvait pas être proposé non seulement aux États-Unis, mais aussi à l’échelle mondiale. Pourquoi ? Parce que, explique-t-elle, un citoyen américain pourrait trouver un moyen d’accéder à la plate-forme TON après son lancement ».

« Cette décision de justice implique que d’autres pays n’ont pas la souveraineté pour décider ce qui est bon et ce qui est mauvais pour leurs propres citoyens », lance également Telegram bien remonté contre les États-Unis. Enfin, l’équipe met en garde les internautes contre des projets fleurissants sur Internet avec la marque ou l’abréviation TON : « Ne leur faites pas confiance […] Aucun membre présent ou ancien de notre équipe n’est impliqué dans l’un ou l’autre de ces projets ».

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