du 06 janvier 2020
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Telegram : builds reproductibles, couleurs, messages différés, qualité vidéo…

Telegram a terminé l’année avec une mouture apportant bon nombre de nouveautés, dont la plus marquante est sans conteste l’apport des builds reproductibles. La plus marquante et la plus inaccessible.

Les builds reproductibles permettent en effet de vérifier que le code d’une application correspond bien à celui sur un dépôt (les applications officielles Telegram sont open source). Problème, les procédures sont longues et complexes, pour ne pas dire impossibles sans matériel et/ou configuration spécifique.

C’est particulièrement vrai avec la version iOS, puisqu’il faudra un appareil jailbreaké pour outrepasser certaines protections (dont le chiffrement FairPlay), un Mac sous Catalina, un outil de virtualisation et 90 Go d’espace libre. Rien que ça. La procédure prend ensuite 1h30, selon les développeurs.

Il y a heureusement des nouveautés plus simples d’accès : la personnalisation complète des couleurs pour les éléments principaux d’interface, de nouveaux modèles de fond, la possibilité qu’un message ne soit envoyé que lorsque le destinataire se connecte, l’affichage des résultats d’une recherche sous forme de liste à laquelle on peut revenir, la possibilité de choisir un lieu proche plutôt que sa position exacte (pour un rendez-vous par exemple) ou encore un choix plus simple de la compression vidéo avant l’envoi d’un contenu.

Les améliorations sont particulièrement nombreuses, et certaines sont spécifiques à Android (comme la bascule du thème jour/nuit) et iOS (comme la taille du texte indépendante du système et le choix d’un navigateur par défaut).

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