du 07 décembre 2017
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Le célèbre logiciel de partage de bureau et de prise de contrôle distante est touché par une brèche. L'éditeur a déjà diffusé le correctif pour Windows, les autres versions devant être colmatées avant la fin de la semaine.

Exploitée via une DLL malveillante (disponible sur GitHub), la faille permet au client et au serveur d'effectuer des actions auxquelles ils n'ont normalement pas droit sans accord express de l'utilisateur en face. Par exemple, si ce dernier partage son bureau, la vulnérabilité permet de prendre le contrôle du clavier et de la souris.

Notez que les mises à jour, dès qu'elles sont disponibles, sont téléchargées automatiquement par les applications. En attendant qu'un message vous indique sa récupération, il faudra donc faire attention à qui cherche à établir des connexions.

Comme confirmé à The Hacker News, toutes les moutures de 11 à 13 sont concernées, qu'il s'agisse d'éditions gratuites ou payantes.

TeamViewer : un correctif en urgence pour une importante faille de sécurité
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La vulnérabilité a été découverte par Tavis Ormandy, chercheur en sécurité membre du programme Project Zero de Google.

Elle résidait dans l’extension pour les navigateurs. Celle-ci, plutôt que d’utiliser la méthode do_popupregister(), se servait de la dernière valeur en cache, via ftd_get_frameparenturl().

Il devenait en théorie possible pour un site frauduleux de créer un iframe lié au fichier popupfilltab.html de LastPass et d’y afficher le dernier mot de passe utilisé. La faille a été signalée confidentiellement à LastPass, qui l’a rapidement corrigée.

Dans un billet publié vendredi, l’éditeur explique qu’il fallait un lot de circonstances bien particulier pour exploiter la brèche, limitant son impact potentiel. Il dit ne pas être au courant d’une quelconque exploitation. Les détails, eux, ont été publiés dimanche par Ormandy.

Une nouvelle version 4.33 de LastPass a été distribuée à l’ensemble des boutiques d’extensions pour les navigateurs. Mieux vaut donc contrôler que vous êtes à jour, même si les extensions sont en théorie automatiquement remplacées quand une nouvelle version est publiée. Les applications mobiles ne sont pas concernées.

Rappelons que les gestionnaires de mots de passe sont des outils pratiques, mais ne représentent pas l’alpha et l’oméga de la sécurité. Ils permettent de stocker des centaines ou milliers de mots de passe, de créer de longues séquences aléatoires de caractères, tout en les rendant disponibles sur presque toutes les plateformes.

Mais en cas de problème de sécurité, cette base de données est en danger. Les mots de passe ne suffisent plus depuis longtemps. Sans remettre en cause ces outils bien pratiques, nous vous conseillons d’activer une protection supplémentaire comme l’authentification à deux facteurs, partout où c’est possible.

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Microsoft s’octroie encore un peu de temps pour peaufiner le code de son .NET Core 3.0, version particulièrement importante de son environnement de développement. Il est pourtant considéré comme prêt pour la production depuis la Preview 7, les 8 et 9 étant sorties depuis.

.NET Core est pour rappel le « reboot » complet de l’environnement .NET. Entièrement open source (licence MIT), il en est une version modulaire distribuée via NuGet. Il devient graduellement le point de jonction des technologies de Microsoft, se veut nettement plus performant que l’ancienne génération et est disponible sur Linux, macOS et Windows.

.NET Core 3.0 prend en charge C# 8.0 et la bibliothèque .NET Standard 2.1, génère des exécutables dépendant du framework, supporte l’empaquetage en exécutable unique, peut supprimer les assemblys inutilisés, se sert par défaut de la compilation hiérarchisée, peut déployer en MSIX

Mais l’une des plus grosses nouveautés est la prise en charge des applications de bureau Windows. Via le composant Windows Desktop du SDK, les développeurs peuvent porter leurs applications Windows Forms et WPF. La transition permet au passage d’appeler les éléments modernes d’interface (WinUI) via les îles XAML.

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La fonction est également ce que son nom décrit : des canaux partagés entre organisations différentes. Les cas d’utilisation ne manquent pas.

Slack cite de nombreux exemples, d’un nouvel employé ayant besoin de se plonger dans les interactions avec une autre structure à une meilleure gestion du support, en passant par la mise en commun d’informations entre une entreprise et ses clients.

Les canaux partagés ont toutes les capacités des classiques. Leur création repose sur une demande de l’administrateur à celui de l’entreprise concernée. Une fois la demande acceptée, les employés autorisés à y participer sont choisis, le canal comportant une icône spécifique à son statut partagé.

La nouvelle fonction est disponible immédiatement pour les clients de Slack.

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Richard M. Stallman claque la porte du laboratoire d’informatique et d’intelligence artificielle du MIT (le CSAIL). « Je le fais en raison de la pression exercée sur le MIT et moi-même à la suite d'une série de malentendus et de descriptions erronées » explique-t-il sur son site. 

Même situation à la Free Software Foundation. Ce même 16 septembre, Stallman, fondateur et président de la fondation, a décidé de démissionner de ses fonctions de président et du conseil d'administration. « Le conseil procédera à la recherche d'un nouveau président » se borne à annoncer la FSF. 

Pourquoi cette décision ? Dans un échange de mails rendu public par Selam Jie Gano (ici sur Medium, repris sur Vice), RMS se penche sur le cas d’une adolescente de 17 ans qui se dit victime d'un proche d'Epstein, Marvin Minsky.

Ce dernier, fondateur du CSAIL, décédé en 2016, est accusé d’agressions sexuelles sachant qu’Epstein a été l’un des généreux donateurs de l’université.

Et les commentaires de l'ex-président de la FSF ont depuis été largement critiqués : « On peut imaginer de nombreux scénarios, mais le plus plausible est qu’elle s’est présentée à lui comme tout à fait disposée » commente par exemple Stallman, pour récuser la façon dont sont présentés les faits (« sexual assault », etc.) 

« Je pense qu'il est moralement absurde de définir le terme de « viol » selon des détails mineurs tels que le pays dans lequel cela s’est produit ou si la victime avait 18 ans ou 17 ans » ajoute-t-il dans le fil.

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Prévu pour cette année, le service de cloud gaming du géant du Net ne devrait pas être disponible sur Android TV avant 2020. C'est en tout cas ce qu'affirme XDA Developpers en se basant sur l'information d'une source présente à l'International Broadcasting Convention.

Toujours selon cette même personne, il faudrait attendre Android 11 « R ».