du 04 avril 2018
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Sur Facebook, les règles protectrices du RGPD ne sortiront pas d'Europe

Selon Reuters, le réseau social ne compte pas fournir à d'autres internautes les nouvelles fonctions de vie privée proposées en amont du Règlement général sur la protection des données (RGPD), appliqué dès le 25 mai. Il renforce le contrôle sur l'acquisition et la manipulation de données personnelles, ainsi que les sanctions en cas de manquement (la seule raison pour laquelle beaucoup d'entreprises s'y intéressent).

Dans un entretien téléphonique, Mark Zuckerberg promet que des ajouts feront bien leur apparition pour ses membres non-européens, mais refuse de détailler quelles modifications et quelle protection ils apporteront.

La question est sensible pour le réseau social, qui écope encore les conséquences du scandale Cambridge Analytica (voir notre analyse), du nom de la société de profilage politique qui a récupéré les données de 50 millions d'internautes en 2014. Selon le Guardian et le New York Times, elles auraient été utilisées lors de la campagnes de Donald Trump en 2016 ; ce que la société nie.

De nombreuses enquêtes ont été lancées des deux côtés de l'Atlantique, contre Facebook et Cambridge Analytica. Mark Zuckerberg a multiplié les entretiens, comme en témoigne celui inhabituel à Reuters. Il s'est aussi dit prêt à témoigner devant les parlements qui le souhaitent, même s'il a rapidement refusé de voyager au Royaume-Uni pour s'expliquer.

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