du 17 décembre 2018
Date

Choisir une autre édition

Store : Discord veut donner 90 % des gains aux développeurs

Alors même qu’Epic rassemble ses forces et multiplie les annonces pour prendre d’assaut la forteresse Steam, Discord se jette dans la mêlée. La répartition se veut des plus agressives : la plateforme ne veut garder que 10 % des gains générés.

Discord opère actuellement une répartition beaucoup plus classique de 70/30. Ce qui n’a plus lieu d’être, selon le PDG Jason Citron :

« Il s’avère que vous n’avez pas besoin de 30 % pour distribuer des jeux en 2018. Après quelques recherches, nous avons découvert que nous pouvons bâtir d’incroyables outils pour développeurs, les faire tourner et donner aux développeurs la majorité des gains ».

Des recherches dont les résultats tombent à point nommé, Epic ayant annoncé ne garder que 12 % sur sa plateforme. Le marché se prépare donc à assister à une bataille des plus petits chiffres.

Chez Steam, le modèle n’a évolué qu’il y a peu. On reste sur du 30 % pour les 10 premiers millions de dollars générés. Entre 10 et 50 millions, la part de Steam passe à 25 %, puis au-delà à 20 %.

Une approche par paliers à laquelle Discord répond dans son annonce : « Quelle que soit la taille, du AAA aux équipes d’une seule personne, les développeurs pourront publier eux-mêmes en gardant 90 % du chiffre d’affaires ». L’éditeur évoque une éventuelle augmentation de ce chiffre, via une optimisation des outils et une meilleure efficacité de l’ensemble.

La route sera bien sûr longue pour Discord et Epic, Steam étant un bastion et une référence pour de nombreux joueurs. Les annonces vont cependant souffler un vent frais de concurrence, forçant probablement Valve à garder un œil sur son modèle, que des éditeurs ne manqueront pas de remettre en cause.

chargement Chargement des commentaires...

À découvrir dans #LeBrief
Copié dans le presse-papier !

Nuance est connu pour ses applications de reconnaissance vocale (la série de logiciels Dragon), et notamment Dragon Medical pour le corps médical.

Du côté de Microsoft, c'est évidemment d'Azure dont il est question et de ses applications d'intelligence artificielle. La suite vous vous en doutez : un mélange des deux pour « améliorer la productivité, tout en permettant aux médecins de se concentrer sur ce qu'ils font le mieux : prendre soin des patients ».

« Avec le consentement du patient », la conversation entre le médecin et le patient sera écoutée et analysée pour remplir automatiquement le dossier médical du second. Une synthèse et une ordonnance peuvent aussi être délivrées. 

Afin de mettre en place ce partenariat, Nuance migre une partie de son infrastructure sur Azure.

Copié dans le presse-papier !

Au troisième trimestre, le fondeur revendique des revenus de 293,05 milliards de dollars taïwanais (environ 8,61 milliards d'euros), en hausse de 12,6 % sur un an et de 21,6 % sur trois mois.

Le bénéfice net est de 101,07 milliards de dollars taïwanais (environ 3,2 milliards d'euros), soit une augmentation de 13,5 % sur 12 mois et de 51,4 % par rapport au trimestre précédent.

Pour rappel, TSMC est actuellement sous le coup d'une plainte de GlobalFoundries qui demande à la justice américaine d'interdire l'importation de certains produits.

La société avait alors répliqué en demandant également à la justice de trois pays (États-Unis, Allemagne et Singapour) de stopper la production et d'interdire à la vente des produits GlobalFoundries. 

Copié dans le presse-papier !

Alors que les trois partenaires prévoyaient d'apporter 45 millions d'euros, il serait désormais question de 135 millions d'euros, selon La Lettre A.

Il faut dire que la concurrence sera rude pour la future plateforme de streaming. En plus de Netflix et d'Amazon Prime, elle devra faire face à Disney+, HBO Max, etc.

Nos confrères indiquent d'ailleurs que « des discussions ont eu lieu avec Disney sur une possible offre commune, mais n'ont pas abouti ». 

Copié dans le presse-papier !

Ben Cotton explique qu'en « raison de bugs bloquants et en l’absence de release candidate, Fedora 31 Finale a le statut "No-Go" ». L'équipe doit se réunir le 24 octobre prochain et espère publier la version finale de Fedora 31 le 29 octobre.

Pour rappel, la bêta est disponible depuis mi-septembre et, comme pour Ubuntu, il n'y a pas de version 32 bits.

Copié dans le presse-papier !

Le journal du CNRS et Libération expliquent que les voix « désincarnées » que l'on retrouve actuellement sur Home, Alexa ou Siri sont « loin de ce que pourraient être ces assistants dans le futur ».

Pour les directrices de recherche Justine Cassell et Catherine Pelachaud, le futur se conjugue avec « des êtres virtuels possédant un corps et un visage pour mieux faire passer leur message, capables de décrypter notre humeur et de nouer des relations avec nous pour mieux répondre à nos besoins ». « La communication est en effet bien plus qu’un échange d’informations. Ce n’est pas une simple série de questions-réponses », ajoutent les scientifiques.

Un exemple avec le sourire : « où trouve-t-on des sourires lors de ces interactions, et ont-ils toujours la même forme et la même signification ? Une étude a ainsi permis de montrer que lorsque deux collégiens travaillent l’algèbre, si l’un d’eux taquine l’autre, mais accompagne sa pique d’un sourire, leur niveau d’entente a tendance à s’élever et ils ont une propension à mieux apprendre. Mais quand la taquinerie n’est pas accompagnée par un sourire, le niveau d’entente tend à baisser et l’apprentissage à être moins fort ».

« Malgré une connaissance toujours plus fine des mécanismes qui sous-tendent la communication humaine, il reste illusoire de prétendre créer dès aujourd’hui un être virtuel qui soit en mesure de répondre à toutes les situations. Il devient en revanche envisageable d'en concevoir qui soient capables d’interagir dans des contextes précis », pour les directrices du CNRS.

Quelques exemples : « On peut ainsi imaginer des tuteurs virtuels destinés à l’apprentissage (d’une langue, de l’algèbre...),  ou des compagnons virtuels capables d’aider par exemple une personne âgée à adopter les bons réflexes de santé prescrits par ses médecins ».

Pour mener à bien leurs missions, les assistants devront donc décrypter, analyser finement et stocker les émotions de son interlocuteur. Plusieurs questions se posent : « Qu’en fera l’entreprise qui commercialise l’assistant en question ? Que deviendront ces informations si elles sont piratées ou tombent entre de mauvaises mains ? ». Les cas récents des écoutes sur tous les principaux assistants ne sont pas spécialement rassurants.