du 26 juin 2018
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Selon Le Figaro, la marque au carré rouge pousse un amendement à la loi ELAN. D'abord rejeté au Sénat puis présenté à nouveau, il ouvrirait à l'opérateur la possibilité d'utiliser les goulottes du câble coaxial (du réseau Numericable) pour raccorder des habitations en fibre, sur un parc de 11 millions de lignes.

Le problème, exposé par nos confrères, est que le raccordement final de chaque logement est conçu pour être mené par un seul opérateur, souvent Orange, qui fournit assez de fibres pour tout le monde. Ouvrir cette réutilisation à SFR pourrait amener une concurrence dans ce déploiement vertical, voire des demandes de dérogation de Bouygues Telecom et Free.

SFR veut réutiliser les conduites du câble pour déployer la fibre
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Maintenant qu’Ubuntu 18.10 est disponible, Canonical révèle de nombreuses statistiques sur la version précédente, la 18.04 LTS. Rappelons que le système embarque un outil télémétrique, activé manifestement sur 66 % des machines, ce dont l’éditeur se félicite.

Les statistiques ressemblent finalement à celles déjà vues sur le matériel. Par exemple, 98 % des machines sont d’architecture amd64 et le serveur d’affichage X11 est utilisé dans 99 % des cas. 93 % des utilisateurs ont un seul écran et 94 % un seul GPU.

Côté processeurs, c’est là encore classique : 63 % ont entre un et trois cœurs (Canonical parle de « CPUs »), 27 % entre quatre et six, et seulement 7 % ont davantage. La mémoire vive témoigne de configurations souvent modestes : 51 % ont entre 1 et 4 Go de RAM

Côté définitions, on ne sera pas étonné : 28 % ont du 1920 x 1080 et 25 % du 1366 x 768, très courant sur les portables d’entrée de gamme et vieux modèles. Petite surprise quand même : 11 % tout de même ont du 800 x 600.

Canonical sait également si les installations sur des machines physiques ou virtuelles, même si ces données ne semblent pas assez fiables pour être chiffrés. On voit sur le graphique que les installations physiques sont beaucoup plus nombreuses néanmoins.

L’un des points les plus intéressants sans doute pour l’éditeur reste la proportion des installations neuves. Elle est écrasante : 80 % des utilisateurs choisissent de repartir d’une base vierge. 20% de mises à jour est un score faible, et on ignore les motivations. Pour Canonical, ce pourrait être simplement lié à l’impatience ou, plus problématique, à des soucis de fiabilité dans les mises à jour.

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OpenBSD est désormais disponible en version 6.4. Contrairement à d’autres systèmes gardant les « versions à point » comme des moutures d’entretien pour rassembler les mises à jour déjà disponibles, la nouvelle OpenBSD fait le plein de nouveautés.

Comme souvent, une bonne partie d’entre elles concerne le support matériel. Le système embarque ainsi de nouveaux pilotes pour de nombreux composants, notamment les GPU AMD, des puces réseau, le VIA VX900 ou encore l’ACPI pour la plateforme amd64.

OpenBSD 6.4 introduit également plusieurs nouvelles mesures de sécurité, dont la plus visible est la coupure de toutes les fonctions liées à l’enregistrement audio. Partant du principe que le système n’est pas destiné au grand public mais surtout à des serveurs, autant désactiver tout micro potentiellement présent. Le paramètre peut être réactivé via le kernel flag KERN_AUDIO_RECORD.

Plusieurs contre-mesures ont aussi été intégrées contre des failles de sécurité, notamment Retpoline de Google contre les attaques utilisant Spectre V2 (processeurs Intel). SpectreRSB, L1TF, Lazy FPU et Meltdown reçoivent également des techniques de protection, selon les plateformes matérielles.

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La désinformation se déverse sur les réseaux sociaux, à l'approche du second tour de l'élection présidentielle au Brésil, le 28 octobre, selon le New York Times et Reuters. Des millions de messages seraient diffusés, et la lutte difficile.

Le NYT prend l'exemple d'une photo diffusée sur WhatsApp, donnant les mauvais numéros de candidat. Elle associait le numéro 17 au candidat Luiz Inácio Lula da Silva. En fait, ce numéro est celui du candidat d'extrême-droite Jair Bolsonaro. Da Silva n'était même plus dans la course à ce moment.

La messagerie instantanée, propriété de Facebook, poserait deux problèmes : la diffusion de messages dans des groupes d'au plus 256 personnes (donnant un sentiment d'intimité) et le chiffrement de bout en bout des discussions, empêchant tout contrôle automatique.

44 % des électeurs brésiliens seraient utilisateurs de WhatsApp, en partie grâce à des forfaits téléphoniques dédiés à Facebook et au service. Son impact serait le plus important de tous les réseaux sociaux dans le pays.

Les autorités préviennent depuis des mois de tentatives de manipulation. Il y a quelques jours, le journal Folha de São Paulo a révélé le plan d'entreprises d'investir des millions de dollars pour envoyer des messages texte, qui seraient destinés à tromper les électeurs. WhatsApp assure que la manoeuvre est illégale et qu'il compte attaquer et bannir les entreprises responsables.

Le Brésil fait figure de test pour le dispositif anti-désinformation électoral de Facebook, attendu de pied ferme pour l'élection américaine de mi-mandat, début novembre.

La société a fait de sa war room une véritable attraction touristique pour journalistes. Elle est devenue le symbole de ses efforts contre les « fake news », inexistants lors de l'élection présidentielle fin 2016.

Toutes les semaines, elle annonce une nouvelle brique à sa lutte contre ces messages, dernièrement en visant ceux trompant les internautes sur les méthodes de vote.

Facebook assure que ses efforts paient, en brandissant plusieurs études récentes qui montrent un recul de la diffusion de « fake news ». Cela comprend un article des Décodeurs du Monde, qui note un recul de sites marqués comme peu fiables.

La société a aussi étudié le cas d'une vidéo détournée, accompagnée d'un message islamophobe sur des réseaux sociaux

Enfin, le Journalism Project de Facebook s'associe à Storiful pour entraîner des journalistes à distinguer les vrais messages d'internautes de ceux contrefaits.

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Au travers d’un décret paru samedi 20 octobre au Journal officiel, le gouvernement a confié à la députée Anne-Laure Cattelot une mission temporaire ayant pour objet « les plateformes d'accélération pour l'industrie du futur ». À en croire la déclaration d’intérêts de l’élue LREM, l’intéressée fut il y a quelques années conseillère en innovation au CNRS.

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Samedi, à 16h54, Free-reseau publiait un message sur Twitter annonçant la fermeture de son site. Géré et administré par des bénévoles (indépendant d'Iliad), il permet d'avoir un état des lieux des DSLAM du fournisseur d'accès à Internet.

Une information précieuse alors que la communication officielle de l'opérateur en cas d'incident est presque inexistante. Nous avions pour rappel étudié la question en 2014 et elle n'a depuis pas changé pour Free (Mobile).

L'auteur du message détaille la principale raison de cette fermeture abrupte :

« Notre trublion souhaite récupérer le nom de domaine "Free-reseau.fr". Ayant reçu une mise en demeure ce jour, je n'ai pas d'autre choix que leur céder. La raison pour résumer : le nom de domaine est trop proche de la marque Free. Ce n'est pas nouveau mais ce n'est pas faux ! Le site se retrouve amputé de son nom tout simplement. Ne sachant pas si ce problème de nom est la raison fondamentale de leur demande, il est très peu probable que Free-reseau renaisse de ses cendres sous un autre nom ».

Sont également évoqués le manque de temps, « une certaine lassitude » et le passage progressif en IPV6 qui engendrerait de toute façon « la fin du site à moyen terme ». Bref, « l'histoire se termine, c'est tout. La vie continue » dit l'auteur en guise de conclusion.

Une fin définitive ? Pas vraiment puisque trois heures plus tard un nouveau message était mis en ligne : « Bon, je dois vous dire que cette histoire prend une tournure inattendue. Je viens d'échanger des mails avec Xavier Niel et il s'avère que c'est une erreur, le site peut continuer d'exister sous cette forme. Du coup, je peux relancer la machine ».

Effectivement, Free-reseau est de nouveau accessible, à son adresse habituelle.

Sur Twitter, Muzikals explique avoir également reçu une mise en demeure de Free par « le biais d'un avocat parisien » pour le site Ma-freebox.fr. Angélique Gérard (directrice de la relation abonnés) a visiblement demandé des informations supplémentaires. Suite à cet échange, il semblerait que la résolution de ce problème soit en bonne voie.