du 09 novembre 2018
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Dans un tweet, le député ardéchois Hervé Saulignac déclare avoir rencontré le régulateur des télécoms hier au sujet des problèmes de service universel, dont Orange a la charge.

Les parlementaires du département demandent aux élus de ne plus payer leurs abonnements chez l’opérateur historique, accusé d’abandonner le réseau cuivre (par lequel passe le xDSL), malgré ses obligations.

À ZDNet, Orange Sud Est justifie les nombreux problèmes constatés (dont des lignes sans téléphone pendant plusieurs semaines) par des difficultés à intervenir. « Depuis le 1er juillet 2018, Météo France a constaté plus de 13 000 impacts de foudre sur la région. En plus de cela, on a eu cette année 157 jours avec des vents supérieurs à 47km/h », compliquant l’utilisation de nacelles, assure la société.

Hervé Saulignac assure entendre des promesses depuis trois ans, sans plan précis. Il raille les excuses météorologiques et géographiques de l’opérateur. « J’espère qu’Orange a conscience que les intempéries ne vont pas cesser et que les montagnes ne vont pas s’aplatir ».

Service universel : les excuses d’Orange ne convainquent pas en Ardèche
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Les deux entreprises annoncent avoir signé un accord « définitif ». Cray a été fondée en 1972 et est spécialisée dans la conception de supercalculateurs.

Hewlett Packard Entreprise veut ainsi se renforcer dans le calcul intensif, utilisé dans de nombreux domaines (surveillance, intelligence artificielle, etc.). Pour rappel, plusieurs sociétés et même l'Europe se sont lancées dans la course à l'exascale, c'est-à-dire une machine avec une puissance d'au moins un exaflops, soit 10^18 ou un milliard de milliards d'opérations à virgule flottante par seconde.

HPE propose 35 dollars par action, soit environ 1,3 milliard de dollars pour Cray. En bourse, l'annonce a été accueillie avec joie puisque le titre a grimpé de plus de 20 % pour dépasser les 36 dollars. De son côté, l'action de HPE reste stable.

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La directive « sur le droit d'auteur et les droits voisins dans le marché unique numérique » a été publiée au Journal officiel de l’Union européenne (JOUE). Le texte va engendrer de nombreuses réformes législatives dans les États membres, avec déjà l’instauration d’un droit voisin pour les éditeurs et agences de presse, outre une industrialisation du filtrage sur les plateformes d’hébergement commercial d’une certaine importance.

La France a déjà les pieds dans les starting-blocks avec la proposition de loi Assouline, déjà votée au Sénat en janvier dernier. Elle attend son passage en séance à l’Assemblée nationale pour prévoir une compensation payée par les sites et services en ligne au profit de la presse. La grande loi sur l’audiovisuel promise par Franck Riester sera, elle, examinée en 2020. Outre une réforme de la Hadopi, elle devrait aussi transposer l’article 17 (ex article 13) de la directive. Selon le ministère de la Culture, cet article aboutira à des « avancées majeures », à savoir que « les plateformes de diffusion en ligne devront filtrer les publications mises en ligne pour s’assurer qu’elles ne contiennent pas des œuvres protégées ».  

La publication au JOUE de la directive a un effet mécanique : le texte entrera en vigueur le vingtième jour suivant cette diffusion, conformément à l’article 31. Dans tous les cas, les États membres devront mettre à jour leur droit national au plus tard le 7 juin 2021.

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Après un teaser en début de semaine dernière, DC Comics a mis en ligne une première bande-annonce pour Batwoman. La cousine de Batman est pour rappel jouée par Ruby Rose ( xXx: Reactivated, John Wick 2).

Ce n'est pas une surprise puisqu'on l'avait déjà aperçu dans des épisodes d'Arrow et Supergirl. Elle a cette fois-ci droit à sa série dédiée, diffusée à partir de cet automne.

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Selon le Journal du Dimanche, la proposition de loi contre la haine en ligne, portée par la députée LREM Laetitia Avia, intégrera une peine d’interdiction d’utilisation des réseaux sociaux pendant une durée déterminée.  

L’idée avait été annoncée par Emmanuel Macron en février 2019 à l’encontre des individus condamnés pour des propos haineux. Elle n’était toutefois pas intégrée à la proposition de loi déposée fin mars à l’Assemblée nationale jusqu’à présent. La députée nous avait confié que le sujet exigeait « davantage d’auditions et de travaux ». « Je n’oublie pas non plus la réalité, tempérait la parlementaire,  rien n’empêche quelqu’un de se récréer un compte. On sait tous comment on peut user d’Internet et toutes ses possibilités ».

L’interdiction des réseaux sociaux soulève des questions métaphysiques : d’un, il n’y a pas de définition juridique du réseau social. Comment délimiter son champ ? De deux, cette interdiction sera-t-elle généralisée à l’ensemble de ces réseaux ou ne concernera-t-elle que les solutions identifiées par un tribunal (Mme Michu interdite de Facebook, mais non Twitter) ?

La « PPL »  Avia va prôner par ailleurs l’instauration d’un parquet spécialisé sur le numérique. Il serait installé à Nanterre, non loin de Pharos, la plateforme publique de signalement. Une idée simplement à l’étude à la chancellerie.

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« Effectivement, il va y avoir un recours », nous confirme le Conseil de l’Ordre des médecins ce jour. Celui-ci va attaquer devant le Conseil d’État le décret autorisant la mise en relation des fichiers de suivi des personnes en soins psychiatriques sans consentement (HOPSYWEB) et de signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT).

Ce recours sera effectué à titre conservatoire d’abord, afin de préparer la suite du contentieux avec des arguments axés sur la protection des droits et libertés.

Ce croisement de fichiers avait tout autant subi les critiques de la CNIL qui rappelait combien est sensible la question du secret médical, pas seulement sur l’autel du règlement général sur la protection des données personnelles.

L’extension d’Hopsyweb à la lutte contre la radicalisation à caractère terroriste et la transmission des données médicales au Ministère de l’Intérieur avait eu également les honneurs du Syndicat des avocats de France : elle « implique que chaque personne hospitalisée sans son consentement, pour des raisons qui n’ont rien à voir avec le terrorisme, se retrouve suspecte et potentiellement soumise à un principe de précaution à long terme au risque d’être suivi médicalement sans limite liée à la nécessité des soins ».

Plusieurs syndicats et associations du secteur médical ont aussi démultipliés les reproches. Cette interconnexion « constitue une étape supplémentaire inacceptable et scandaleuse au fichage des personnes les plus vulnérables touchées par la maladie mentale dans notre pays, dans un amalgame indigne entre le champ sanitaire et celui de prévention de la radicalisation ». Ils signalaient le précédent « SI-VIC » (système d’information pour le suivi des victimes) soit le fichage des gilets jaunes, admis aux urgences lors des mouvements sociaux.