du 03 mai 2018
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Scandale Facebook : Cambridge Analytica ferme ses portes, mais l'activité migrerait ailleurs

Fin mars, deux journaux révélaient les pratiques de Cambridge Analytica, une société de profilage électoral liée à la campagne présidentielle de Donald Trump. En 2014, l'entreprise a aspiré les données de dizaines de millions d'internautes (jusqu'à 87 millions) via un quiz sur Facebook, sans le consentement de la plupart d'entre eux.

Les révélations ont plongé sa maison-mère, SCL, et Facebook dans la tourmente. Hier, Cambridge Analytica et SCL Elections ont annoncé une procédure d'insolvabilité au Royaume-Uni. Une procédure de faillite est prévue par la suite. Les employés auraient dû cesser le travail immédiatement.

Dans son communiqué, l'entreprise déclare avoir agi avec éthique, accusant les articles de presse de sensationnalisme et renvoyant les journaux à leurs propres pratiques supposées.

« Malgré les efforts de l'entreprise pour rétablir la vérité, elle a été vilependée pour des activités non seulement légales, mais surtout largement acceptées comme des éléments standards de la publicité en ligne, qu'elle soit commerciale ou politique » écrit-elle.

Tout ne serait pas fini pour la société, qui changerait surtout de nom. Selon Business Insider, des responsables de Cambridge Analytica ont migré au conseil d'administration d'Emerdata, une société fondée en août 2017, siégeant dans le même bâtiment que SCL Elections. Alexander Nix, l'ex-patron de Cambridge Analytica, débarqué il y a quelques semaines, compte parmi les transfuges. Cette faillite en grande pompe servirait donc à masquer un changement de nom.

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Melty vient de boucler un nouveau tour de table, à hauteur de 3 millions d'euros. Y ont participé quelques actionnaires historiques (Jaïna Capital et Serena Capital) et de nouveaux arrivants tels que Pierre Kosciusko-Morizet.

Ces fonds doivent permettre à Melty de « financer ses nouvelles perspectives de développement : l'accompagnement des marques (Brand Content ; Marketing programmatique) et le lancement de nouveaux formats créatifs pour conforter son leadership auprès des Millennials ». Tout un programme.  

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Dans une longue enquête, le New York Times a révélé les méthodes de lobbying de Facebook, de ses atermoiements internes sur l’ingérence russe à l’emploi d’un cabinet derrière une usine à « fake news ». Il aurait tenté de rediriger la colère sur les autres groupes technologiques et attaqué des critiques, en les liant au milliardaire philanthrope George Soros.

Selon le NYT, la société aurait tenté de réduire l'importance perçue des problèmes, du scandale  du profilage électoral de Cambridge Analytica aux fuites de données régulières.

Elle aurait aussi hésité à révéler ses découvertes sur l’ingérence russe, notamment par peur de fâcher les républicains américains, déjà très critiques de la modération de la plateforme. L'entreprise estimait qu'en révélant le soutien d'acteurs russes à la campagne de Donald Trump, elle serait accusée de prendre parti pour les démocrates.

Dans un communiqué, le directeur des fondations Open Society de George Soros, Patrick Gaspard, accuse Facebook d’avoir financé la production de « fake news » à l’encontre du milliardaire, alors que le réseau social fait de sa lutte un large axe de communication. Il estime aussi que Facebook a nourri un sentiment antisémite en visant Soros de la sorte.

Facebook a répondu au NYT par un communiqué plein de bons sentiments et une conférence téléphonique. Le communiqué, censé relever cinq « inexactitudes », n’en relève en fait aucune.

La société prétend nier les éléments de l’article, mais se contente d’assurer ses bonnes intentions, sans remise en cause factuelle… Sauf sur la première « inexactitude », qui a mené à une  mise à jour du communiqué. Facebook a finalement reconnu avoir mal interprété l’article sur ce premier point. Elle se dit par ailleurs choquée des accusations d’antisémitisme.

Une téléconférence a été organisée par Mark Zuckerberg. Il se défend de toute mauvaise action, et déclare ne pas connaître certains agissements dont la société est accusée, comme ceux attribués au cabinet de lobbying Definers, qualifié de « chien d’attaque de Facebook » par le NYT.

Il ne compte pas quitter la tête du groupe.

Selon le NYT, ces révélations ont agité le Congrès américain, qui réclame plus de contrôle du réseau social, qui aurait montré son incapacité à s'auto-réguler.

En parallèle, l'entreprise a publié son Transparency Report pour le premier semestre 2018. Elle y ajoute deux nouvelles catégories (harcèlement et nudité infantile).

Les demandes d'États ont augmenté de 26 % en un an, passant de 82 000 à près de 104 000. Aux Etats-Unis, elles ont augmenté de 30 %, plus de la moitié (56 %) avec une interdiction de la divulguer à l'utilisateur. Sur le premier semestre, le nombre de contenus bloqués pour raisons légales a grimpé de 7 % par rapport à la même période l'an dernier (de 14 280 à 15 337).

Un système de recours supplémentaire, similaire à une « cour d’appel », est promis pour l’année prochaine.

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Comme prévu, la carte a été mise en vente, ses performances étant bien 10/15 % plus importantes que la Radeon RX 580 du fait de ses fréquences plus élevées.

N'attendez par contre pas d'économies de consommation grâce à la finesse de gravure en 12 nm, qui ne fait ici pas de miracle. Le TDP de la carte est d'ailleurs annoncé à 225 watts, contre 185 watts pour sa petite sœur.

Pour le moment, seul le modèle Nitro+ de Sapphire semble disponible, une (mauvaise) habitude chez AMD. Il est semi-passif avec deux larges ventilateurs à LED. Il faudra par contre aimer son carénage turquoise.

On trouve cette carte en stock dès 282 euros chez Top Achat, qui la propose à 300 euros hors code promotion. D'autres revendeurs comme LDLC/Materiel.net annoncent un délai d'une semaine et un tarif de 340 euros. AMD recommande un prix de 279 dollars outre-Atlantique.

Pour ce prix, trois jeux sont inclus dans le nouveau bundle de fin d'année Raise The Game : Devil May Cry 5, Resident Evil 2 et The Division 2. Avec les RX 570/580, deux sont proposés seulement, au choix de l'utilisateur.

Cela doit permettre à AMD d'accentuer la différence entre ses cartes. Une Radeon RX 580 étant disponible à partir de 240 euros environ, elle peut vite être considérée comme ayant un meilleur rapport performances/prix que sa grande sœur.

Chez NVIDIA, on trouve les GeForce GTX 1060 6 Go à partir de 235 euros, et les GTX 1070 à partir de 360 euros (mais plutôt dans les 400 euros en général). Les Radeon RX 580 se placent au niveau des premières, les 590 10/15 % sous les secondes. Les cartes de NVIDIA auront par contre l'avantage d'une consommation plus faible, de 50 à 100 watts environ.

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Le fabricant l'annonce en personne. Il se situe dans un immeuble haussmannien du XIXe siècle et dispose d'une cour intérieure transformée en Forum – « le plus grand d'Apple à ce jour » – où se tiendront les séances (gratuites) Today at Apple.

Le constructeur annonce que plus de 330 employés sont présents, dont plus d'une centaine de nouveaux. Pour rappel, l'Apple Store du Carrousel du Louvre a fermé ses portes le 27 octobre.

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Sony a annoncé que l'entreprise ne sera pas présente lors de la prochaine édition de l'E3, qui se déroulera du 11 au 13 juin 2019. « Nous explorons de nouveaux moyens d'engager notre communauté en 2019 et nous avons hâte de partager nos idées avec vous », s'est contentée de commenter la marque.

Difficile de ne pas faire le rapprochement avec les propos tenus en septembre dernier par Shawn Layden, président de Sony Interactive Entertainment Worldwide Studios. Il expliquait alors que le géant nippon n'organiserait pas de conférence PlayStation Experience cette année, citant un manque de jeux à montrer.

L'absence de Sony à l'E3 n'a rien d'anodin et soulève des questions sur les projets des studios internes à la marque. Cinq ans après le lancement de la PlayStation 4, qui caracole en tête des ventes, sont-ils déjà en train de préparer le terrain pour une remplaçante ? Il est encore trop tôt pour en être certain.