du 26 novembre 2018
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RGPD, 6 mois après : la CNIL dresse un bilan et attend toujours une ordonnance

C'est le 25 mai dernier que le Règlement général sur la protection des données est entré en application en Europe. L'aboutissement d'une période de deux ans de préparation.

Pour autant, les six derniers mois ont été l'occasion de comprendre à quel point ce texte était encore peu compris par de nombreux éditeurs de sites et de services. Certains cherchent encore à abuser les internautes sur la notion du consentement, au point de voir certains acteurs du monde publicitaire se vanter d'un taux de refus de 5% seulement.

Quoi qu'il en soit, la CNIL promet toujours que l'ordonnance qui viendra adapter la loi française arrivera d'ici la fin de l'année. Elle s'est prononcée pour avis sur ce texte il y a dix jours, le 15 novembre.

Dans le même temps, la Commission publie une nouvelle salve de chiffres : son site a reçu 7 millions de visites cette année (contre 4,4 millions en 2017), 9 700 plaintes ont été déposées, dont 6 000 rien que depuis le 25 mai.

Outre trois plaintes collectives (LQDN, NOYB, Privacy International) visant les principales plateformes américaines, 345 plaintes transfrontalières sont actuellement traitées. La CNIL est concernée par 187 cas et autorité chef de file pour 15 d'entre eux.

Six lignes directrices restent à adopter, 19 ayant d'ores et déjà été validées. Le Comité européen à la protection des données (CEPD) a déjà tenu quatre réunions plénières depuis le mois de mai, et organisé de nombreux groupes de travail.

La CNIL partage également les résultats d'un sondage IFOP effectué en ligne fin octobre où 66 % des français se disent « plus sensibles que ces dernières années à la protection de leurs données personnelles », sans doute échaudés par les failles et autres fuites de ces dernières années.

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