du 24 janvier 2019
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RGPD : la Commission européenne rend une décision d’adéquation concernant le Japon

La Commission européenne a adopté hier une décision d'adéquation au profit du Japon. « Les parties sont convenues de reconnaître comme adéquats leurs systèmes respectifs de protection des données ». Comme expliqué, une telle reconnaissance va fluidifier le transfert des données entre les deux zones.

Selon le RGPD, une telle décision est rendue dès lors qu’un pays hors UE offre, aux yeux de la Commission, « un niveau de protection adéquat ». Ceci fait, les transferts de données personnelles ne nécessitent plus « d'autorisation spécifique », explique l’article 45 du règlement. L’article 13 oblige néanmoins le responsable à informer les personnes physiques de son intention d’effectuer des transferts vers des pays tiers et de l’existence d’une décision d’adéquation.

Lorsqu’elle examine la situation d’un pays, la Commission européenne doit s’assurer de l’état de droit, du respect des droits de l’homme, outre les règles d’accès aux données personnelles, parmi les critères pointés par la même disposition.

Dans le cas présent, le Japon a mis à jour sa législation afin d’offrir des garanties équivalentes. « Ces garanties supplémentaires renforceront, par exemple, la protection des données sensibles, l'exercice des droits individuels et les conditions selon lesquelles les données de l'UE peuvent être transférées ultérieurement depuis le Japon vers un autre pays tiers » explique Bruxelles.

Le gouvernement japonais a fourni plusieurs assurances sur l'accès aux données par les autorités publiques « aux fins des procédures pénales et de la sécurité nationale ». Enfin, les Européens pourront déposer plainte contre ces accès.

Selon Věra Jourová, commissaire chargée de la justice, « cet accord servira d'exemple aux futurs partenariats dans ce domaine stratégique et contribuera à édicter des normes mondiales. »

Cette reconnaissance n’est pas absolue. La décision d’adéquation des États-Unis avait ainsi été annulée par la Cour de justice de l’Union européenne, suite à l’arrêt Schrems, lui-même nourri par les révélations Snowden. Le Safe Harbor avait ensuite été remplacé par le Privacy Shield, depuis, lui aussi critiqué par de nombreuses organisations.  

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« C'est une fin turbulente pour ce qui fut une grande année ». C'est ainsi que Jensen Huang, fondateur et PDG de NVIDIA, résume le quatrième trimestre de son exercice 2019. Pour rappel, NVIDIA numérote ses exercices en fonction de l'année où il se termine, en l'occurrence ici, au 31 janvier 2019.

La marque au caméléon a enregistré un chiffre d'affaires de 2,205 milliards de dollars, en baisse de 24 % par rapport à l'an dernier. La marge brute a elle aussi fondu de 7,2 points pour atteindre 54,7 %. En y ajoutant des dépenses opérationnelles en hausse de 25 % sur un an, on obtient un coquet bénéfice net de 567 millions de dollars, mais en recul de 49 % sur 12 mois.

NVIDIA justifie cette contre performance par « la combinaison de stocks excédentaires dans les canaux de distribution post ruée sur les cryptomonnaies, et de la récente détérioration des conditions de marché ».   

Sur l'ensemble de l'exercice, le bilan est nettement plus favorable, avec un chiffre d'affaires de 11,7 milliards de dollars, en hausse de 21 %, tandis que la marge brute progresse de 1,5 point pour se nicher à 61,7 %. De quoi dégager un bénéfice net de 4,14 milliards de dollars, en croissance de 34 %.

En bourse, ces quelques nouvelles ont fait rebondir le cours de l'action NVIDIA de 5,3 % dans l'après-séance. À 162 dollars, elle retrouve le niveau qui était le sien avant le communiqué annonçant que les résultats seraient sans doute moins bons que prévu, publié il y a quelques semaines.

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L’environnement de développement aura donc sa version finale dans un mois et demi. Microsoft vient de confirmer l’information, en même temps que la tenue d’un évènement spécial pour fêter l’occasion.

La nouvelle est tombée juste après la publication de la Preview 3, qui corrige un nouveau lot de bugs, améliore les performances de certains composants (notamment F#), affine la nouvelle interface et fournit d’autres améliorations générales, comme un SDK unifié via le paquet NuGet Microsoft.VisualStudio.SDK.

Cette troisième préversion abandonne également le support du déploiement vers Windows 10 Mobile des applications Universal Windows Platform (UWP). Les développeurs qui en auraient encore besoin doivent donc rester sur Visual Studio 2017.

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La conférence du 20 février promet d'être chargée. Samsung y présentera évidemment ses nouveaux Galaxy S10 (dont les fuites ne cessent de se multiplier), un smartphone pliable qui pourrait s'appeler Galaxy Winner et une série d'accessoires, comme le rapporte The Verge.

Dans le lot, on retrouverait une nouvelle montre Galaxy Watch Active, des bracelets Fit (e) et des écouteurs Buds. Particularité de ces derniers : ils devraient pouvoir être rechargés directement par le Galaxy S10, à confirmer évidemment.

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La bibliothèque Bootstrap, open source et dédiée à tout ce qui touche au design de sites et applications, vient de paraître en version 4.3. On y trouve plusieurs nouveautés importantes, l’équipe en profitant pour annoncer des décisions radicales sur la future mouture 5.0.

On trouve plusieurs nouveaux utilitaires internes, notamment .stretched-link qui permet d’affecter automatiquement à une ancre la taille de son plus proche parent position: relative. On note aussi plusieurs améliorations, comme l’utilisation de null pendant la compilation CSS pour les variables héritant leur valeur d’autres éléments.

Le plus gros apport de Bootstrap 4.3 reste cependant l’arrivée des tailles de polices « responsive ». Dans ce mode, la taille est automatiquement calculée en fonction des dimensions de la surface d’affichage. Par exemple, un smartphone ou une fenêtre de navigateur que l’on redimensionne.

Toutes les propriétés font-size ont donc été basculées vers le mixin @include font-size(), la configuration Stylelint bloquant l’utilisation de l’ancienne propriété. Le mode responsive est cependant désactivé par défaut, et il faudra basculer la variable booléenne $enable-responsive-font-sizes pour l’obtenir.

En marge de cette annonce, l’équipe en a fait plusieurs autres sur Bootstrap 5.0, en préparation et a priori déjà bien avancé. Elle confirme par exemple le passage de Jekyll à Hugo pour tout ce qui touche à la documentation.

Bootstrap 5.0 abandonnera également jQuery au profit du classique JavaScript. La pull request est d’ailleurs presque prête. Il s’agit surtout selon l’équipe de se débarrasser de sa dernière grosse dépendance côté client. Elle promet des détails supplémentaires prochainement.

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En mars dernier, le scandale Cambridge Analytica éclatait dans la presse (lire notre analyse). Plusieurs enquêtes officielles ont été lancées outre-Atlantique, notamment par la FTC.

Selon le Washington Post, le réseau social serait en train de négocier avec la Federal Trade Commission une amende record de « plusieurs milliards de dollars ». Elle mettrait un terme aux enquêtes sur les pratiques du géant du Net en matière de vie privée et inclurait l'affaire Cambridge Analytica.

Nos confrères expliquent que ce serait (et de loin) la plus grosse amende jamais infligée par la FTC à une entreprise technologique. L'actuel « record » est détenu par Google avec 22,5 millions de dollars « seulement ».

Facebook confirme au Washington Post être en discussion avec la FTC, mais refuse de donner le moindre détail supplémentaire. L'agence reste pour sa part muette.